DIASPORA, Politique, Société, Tribune libre

Droit de refus du nihilisme dans la gouvernance d’un pays aussi riche que le Congo.

Cour révolutionnaire d’Exception


Par Jean-Richard Amédée SAMBA -DIA-NKOUMBI – 2e du nom

Initiateur et Coordonnateur du concept » Devoir de mémoire, le sang des martyrs et héros de la république réclame vérité, justice et réparations pour une nation réconciliée,, qui se traduit en kikongo par nsimou ni mayela »

En parcourant l’article intitulé ‘Réaction de Wilfrid OGNAMY à la lettre ouverte adressée à J.J Yhombi-Opango, suite à l »interview qu’il a accordé sur le média Ziana Tv dans l’émission 100% Direct en date du samedi 9 février , par un certain Jean-Didier IBARA, natif d’Owando  », une réaction citoyenne s’est imposée à moi, comme un citoyen aimant ce pays dans toutes ses diversités tribales ,qui en a fait une république qui a connu des heures de gloire, dans ces premières années de son existence, et permettez que je la donne sans parti pris.

L’auteur de la réaction Wilfrid OGNAMY signe son article comme étant  » la voix des laissés pour compte » , cela est d’ailleurs à son honneur au su et vu de son engagement en politique , en s’appuyant sur les valeurs morales de ce sacerdoce. Mais moi, j’ajouterai, qu’il est un pur bochi de Boundji de la lignée de Jacques OPANGAULT,( acteur politique congolais des années 50 ,et début 60, homme d’état de la république du Congo dont il compte parmi les pères fondateurs, et aussi un des pères de l’indépendance, ancien vice-président sous la présidence de l’abbé Fulbert Youlou ) et dont il est un des petits fils .

Ainsi à l’issue de la lecture de ces deux l’articles que je me fais un devoir citoyen d’accoupler au mien en seconde et troisième parties et tirés des quelques médias des réseaux sociaux , ,il y a lieu de se poser quelques questions :

1-Le sacro-saint pacte du pouvoir politique que le khany semble faire prévaloir entre les fils du nord, avec la maxime que  » ce pouvoir est notre depuis la proclamation de la république, qu’il nous a été usurpé par les kongo lari, et que nous devons le garder ou mieux le confisquer par tous les moyens est-il une fiction ou une réalité?

2 Dans la mesure que cela représente une triste bien réalité comme le prétendent 7 congolais sur dix, , avec cette dispute , qui a éclaté au grand jour et depuis Paris , ville des lumières et capitale du Congo libre, attendu qu’il représente aussi une des causes majeures du mal congolais, ce sacro-saint pacte vient-il de connaitre une fissure , donc annonçant le commencement de son dénonce ment et sa disparition prochaine sur l’arène de la gouvernance du pays.

Le temps nous réserve beaucoup de surprises

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Réaction de Wilfrid Ognamy à la lettre ouverte adressée à J.J Yhombi Opango suite à l’i.t.w. du  5 /02/79 par un certain Jean Didier Ibara, natif d’Owando.

Bassesse et Méchanceté c’est tout ce que l’on retient de cette lettre.

L’ auteur en s’attaquant lourdement aux origines biologiques de son adversaire, là où le lecteur s’attend à un contre argumentaire sérieux et précis, provenant également d’un  » témoin privilégié  » de l’histoire, sème le doute sur l’honnêteté et l’objectivité de son témoignage.

Sinon, comment explique-t-il que  » quarante ans  » après le  » changement de direction du 5 février 1979″, le Congo dirigé par le même « sauveur providentiel », se retrouve dans une situation pire que celle dénoncée à l’époque.

Triomphe des antis valeurs, arriérés de salaire, retraite, bourse, misère généralisée de la population, opposée à un enrichissement éhonté de ses dirigeants et de leurs familles biologiques ou adoptives!!???

Je termine ma réaction par une courte définition de ce qu’est le nihilisme.

« Situation qui se produit lorsque les valeurs supérieures sont dévaluées et cessent d’être utilisées comme référence de l’existence humaine »

Ceux qui ont encore le cerveau au Congo Brazzaville à la tête du pays, ou à la base, qu’ils réfléchissent, et ceux qui ont la haine, comme c’est le cas de ceux qui nous gouvernent, qu’ils haïssent.

Wilfrid Prosper Liberté Ognamy

 » La voix des laissés pour compte. »

Lettre ouverte: Jean Jacques Yhombi-Opango : courte mémoire ou pas du tout de mémoire ?

Publié le 11 février 2019 par alerteplusinfos

Sur Ziana TV, une chaine de télévision en ligne, proche de la diaspora congolaise en France, notamment, Jean Jacques Yhombi-Opango a une fois de plus manqué l’occasion de se taire, en allant dans tous les sens, lorsqu’il évoque, sans convaincre, ce qu’il présente comme « sa vérité » sur le mouvement du 5 février 1979. En effet, en mal de notoriété et voulant se mêler des faits de l’histoire de notre pays dont je ne suis pas sûr que sa mémoire de cuveur puisse se souvenir pour fidèlement restituer, ce belliqueux fils d’Owando est abusivement présenté comme un rejeton du Général Jacques Joachim Yhombi-Opango.

Moi, Jean Didier Ibara, 78 ans, natif d’Owando comme ce digne fils qui a présidé, tant que faire se peut, aux destinées du Congo de 1977 à 1979, je récuse les puériles dénégations sans fondement, produits des frustrations personnelles et de la haine viscérale de Jean Jacques Yhombi-Opango. D’ailleurs, tous les acteurs que j’ai suivis sur Télé Congo, à l’instar de Monsieur Florent Ntsiba ont parlé du mouvement du 5 février, avec archives à l’appui.

Sa vidéo sans élément de preuve me laisse interrogateur à plus d’un titre.

Jean Jacques peut-il vraiment parler au nom de Yhombi-Opango ? Il est de notoriété publique à Owando qu’il est né d’un autre père, le nommé Pierre Obou. Sans avoir reçu mandat de l’ancien président congolais, il a choisi de s’exprimer en son propre nom sans l’aval ni du directoire du RDD dont il est par imposture, devenu vice-président, ni du général Yhombi dont il se réclame être le fils. Chose que les sages d’Owando et les cadres du parti déplorent.

Jean Jacques Yhombi candidat de l’alternance ? Le propre de cette espèce qui parle beaucoup comme Jean Jacques est qu’elle ne voit pas ce qu’elle fait au tour d’elle-même. Jean Jacques Yhombi dénonce le manque de démocratie dans le pays, alors qu’il a divisé le Rassemblement pour la Démocratie et le Développement (RDD), en s’improvisant vice-président. Mais, Jean Jacques Yhombi est, finalement, le prototype d’hommes politiques militant pour leur ventre et qui à la moindre frustration, se font blanc comme neige et changent de camp politique. Il a, en effet et pendant longtemps mangé à la table du même Sassou N’Guesso.

Jean Jacques Yhombi veut-il se passer pour un homme intègre ? Certes, il dit n’avoir jamais gérer les fonds publics. Mais, Jean Jacques Yhombi-Opango ne peut pas oublier que les affaires privées aussi doivent être bien gérées. En effet, les largesses de la famille présidentielle lui ont permis de se doter d’un studio ultra-moderne, dont il a mis la clé sous le paillasson, à cause de la mauvaise gestion. Il a tout oublié parce que devenu opposant et basé à Paris, il pense n’avoir plus rien à faire à Brazzaville.

Jacques Joachim Yhombi-Opango bon gestionnaire ? Le fils adultérin lave son prétendu père à grosses gouttes. A-t-il ainsi et facilement oublié le calvaire des Congolais de 1978 à 1979 ? Sait-il, au moins, que pendant que son père adoptif, sa famille et lui-même baignaient dans l’opulence avec l’argent du contribuable, les Congolais se contentaient de ramasser des sauterelles sous les lampadaires ?

C’est une époque que j’ai connue, parce que j’étais fonctionnaire. Et, c’est pendant le règne de Jacques Joachim Yhombi-Opango que les fonctionnaires congolais ont connus les premiers arriérés de salaires de leur vie : les manguiers devenaient leurs guichets. Evidemment, ils n’y trouvaient pas des billets de banque, mais des mangues, pour espérer nourrir leur famille.

Un bon gestionnaire comme son prétendu fils le présente c’est celui qui se tapait le luxe de remplir sa table de mets de luxe divers, pendant que le peuple crevait de faim ; qu’il pouvait se permettre de baigner dans l’opulence alors qu’en face les fonctionnaires peinaient à joindre les deux bouts du mois. Pendant le règne de Jacques Joachim Yhombi-Opango, la rigueur ne rimait pas avec récompense, puisque tout le monde devait travailler dur, sans être payé. Il le dit pourtant : les fonctionnaires avaient trois ou quatre mois de salaires impayés.

Selon Jean Jacques, le président Yhombi-Opango aurait rendu de l’argent au trésor public après une mission. J’aurais aimé que cela soit vraiment vrai. Or, les Congolais avaient aussi appris que le président Yhombi-Opango avait dilapidé de l’argent que le président gabonais, Omar Bongo (paix à son âme) avait donné au Congo, pour les obsèques du président Marien N’Gouabi.

Et d’ailleurs, sa gestion des finances n’a pas été élogieuse alors qu’il était premier ministre sous le président Pascal Lissouba. Face à sa gabegie légendaire un député l’avait assimilé à un coq à qui on avait confié le commerce d’arachides.

Le 5 février 1979, un coup d’Etat ? Jean Jacques Yhombi-Opango a vraiment manqué l’occasion de se taire. Il manie des paradoxes dans ses affirmations. En effet, d’un côté, il reconnait que Denis Sassou N’Guesso avait refusé de prendre le pouvoir comme le lui demandaient certains, aussitôt après la mort du président Marien N’Gouabi. De l’autre, il affirme sans prouver que ce refus est un coup d’Etat. Il reconnait hélas, que son père voulait changer la ligne du parti. Or, il est connu de tous que le président Yhombi devait gérer une période de transition qui devait s’arrêter avec la tenue du congrès extraordinaire du parti. Or, ayant pris goût au pouvoir il n’avait plus l’intention de le quitter. C’est donc lui qui était dans l’option d’un coup d’Etat contre le parti.

Les morts des années 77-79 : Jean Jacques Yhombi-Opango s’interroge sur les tombes du président, Alphonse Massamba-Débat et du cardinal Emile Biayenda. Ma préoccupation est que lui qui croit si bien connaitre tout de la gestion des Affaires du Congo par son pseudo père n’a pas cru utile de lui poser cette question. Lui qui avait d’ailleurs promis « sa part de vérité » sur la question, à la conférence nationale en 1991, mais qui n’a jamais rien dit qui soit révélation.

Jacques Joachim Yhombi Opango, un homme pacifique ? C’est ainsi que son Jean Jacques le présente. Si l’on s’en tient à la fin de son pouvoir, le 5 février 1979, je suis d’accord avec lui. Sauf que Jacques Joachim Yhombi Opango est quand même celui qui a poussé Pierre Anga à la rébellion dans son village natal d’Ikongono, pour paraitre par la suite comme un saint qui n’avait rien avoir avec cette affaire. Le pacifique de 1979 a changé de veste après avoir perdu son poste de premier ministre, pour instiguer les parents à la guerre en 1997 à Owando. Le Saint-cyrien n’avait pas achevé tous les cours de stratégie militaire sans doute ! Pour se moquer de lui, le président Lissouba considérait que la guerre du 05 juin a commencé à Owando : « quand ils se battaient entre eux, je n’étais pas là-bas », disait-il.

En somme, au nom de sa liberté, Jean Jacques Yhombi-Opango avait sans doute le droit de prendre la parole. Sauf qu’au lieu de dire la vérité que les Congolais selon lui n’ont pas eu dans l’évocation des 40 ans du mouvement du 05 février, il a préféré faire la distorsion de l’information. Attitude sans doute dictée par son aigreur et son bellicisme légendaire !

Ce texte est aussi une expression d’une leçon de solidarité et de patriotisme que les fils du pays adresse comme soutien à André OKOMBI SALISSA d’un côté et de l’autre un avertissement aux juges en charge de juger un acteur politique, qui n’a eu pour tort que le besoin de s’affranchir de son mentor, vous ne vous déballerez point devant l’histoire, comme certains de vos anciens, Louis ASSEMEKANG et Jacques OKOKO.

Jean-Richard Amédée SAMBA -DIA-NKOUMBI

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