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ABAS LES CAMARADES MEMBRES DU PARTI, LES SYMPATHISANTS, LES AMIS, LES COURTISANS, VIVE LE FILS ET LE CLAN

ABAS LES CAMARADES MEMBRES DU PARTI, LES SYMPATHISANTS, LES AMIS, LES COURTISANS, VIVE LE FILS ET LE CLAN.

TRIBUNE  LIBRE 

Par :   Fernand Mathias Ndalla

 

Fernand Mathias  NDALLA

S’il y a le choix à faire entre les membres du Parti, les sympathisants, les amis, les courtisans et la famille, le cœur de Denis Sassou Nguesso choisit naturellement sa proximité familiale qui est son sang pur et propre, le père géniteur. La politique au sens noble est étrangère au goût de Denis Sassou Nguesso, car les camarades qui sont les membres du Parti constituent la foule qui accompagne le président de la République à la prise du pouvoir, à le consolider et à fortifier le pouvoir de Denis Sassou Nguesso jusqu’à devenir autonome et de voler de ses propres ailes.

Ce pouvoir devenu adulte va procéder par élimination physique des camarades, des purges, des empoisonnements et des emprisonnements des Figures Historiques de la prise du pouvoir le 5 Février 1979. Les camarades deviennent des Éléments Gênants qui ne peuvent plus poursuivre le Chemin de la consécration de Denis Sassou Nguesso à la Prééminence politique de son système et la Personnalisation d’un Pouvoir Personnel devenu la chose du président de la République qu’il ne peut plus partager avec les autres. Désormais, Denis Sassou Nguesso va se lancer dans la fortification d’un pouvoir personnel et ethnique. Les nominations dans l’État vont avoir une tribale et familiale et se concentrer autour des mbochis en excluant les kouyous qui lui ont donnés la caution politique de liquider Marien Ngouabi. Denis Sassou Nguesso reçoit la bénédiction de la France qui ne voulait pas de Marien Ngouabi nationalisant les Stations d’Essence Total Fina, Esso, Agip en créant Hydro-Congo et construisant une Raffinerie à Pointe-Noire avec une formation des Étudiants en Pologne dans le domaine de la Pétrochimie. Denis Sassou Nguesso est l’opposé de Marien Ngouabi, il va bénéficier du premier boom pétrolier par le versement des milliards. L’euphorie va gagner les camarades marxistes qui de plus en plus arborent des signes de richesse. Détournement des millions et des milliards, comptes faramineux au Brésil, France, Suisse et dans les capitales africaines.

La retenue financière n’y est plus, la pompe financière va continuer à couler dans les vannes. L’avenir est prometteur, lancement du Plan quinquennal 1982-1986 très ambitieux dans la forme, mais pas dans le fond. Mais, le PCT tribal n’avait que des agitateurs mal formés et ne connaissant rien dans l’Économie et la Finance. Créer, gérer, défendre et enrichir la Collectivité, le PCT ne connaît cette de façon de faire et d’ÊTRE. Aussitôt, en 1985 la faillite du régime est proclamée, intervention du Fonds Monétaire International et le Congo sous administration extérieure. Denis Sassou Nguesso va solliciter des Avances Financières du Futur pour des gisements non exploités et ces ressources financières seront aussitôt consommées sans se fructifier. En 1985, un membre éminent du Bureau politique et du Comité Central Pierre Nze va émettre cette idée de reprendre l’argent volé mis à l’étranger de rapatriement. Denis Sassou Nguesso va mal réagir dès cette annonce qui est une insulte pour lui. Le fameux camarade est mis à l’écart, il dirige le parti avec une main de fer, personnalisation des décisions qui touchent les camarades du Parti et épargnent les siens. Madame Antoinette créee une association Congo Assistance pour assister et amplifier le Vol des Biens Publics via son association. Le contour du pouvoir familial se dessine, le parti n’est plus un lieu d’écoute, plus de discipline gouvernemental. La sécurité du pouvoir s’accentue, à part la SÉCURITÉ D’ÉTAT dans sa forme Roumaine, il crée un système double dirigé par son Oncle Oko Camille et fait d’Oba Pierre un Super Directeur de la Police hors norme avec des arrestations arbitraires. Tortures, emprisonnements arbitraires des camarades, mis à l’écart des amis superficiels et sympathisants.

Quand un homme est économe en paroles, procède par la rumeur, la vie politique devient un danger qui fixe la limite de la dépersonnalisation de tout un chacun. Le cercle du pouvoir diminue et perd sa qualité de Lieu de propositions d’Idées Nouvelles des uns et des autres. La confrontation des Idées doit emmener les camarades à une émulation censée renover, restructurer les instances et imaginer le progrès du Peuple. Mais, ce sens n’apparaît pas quand l’Homme manque d’Instruction censée Ouvrir son Esprit et rendre généreux son cœur.

Jean de Salisbury disait :  » UN ROI SANS INSTRUCTION EST COMME UN ÂNE COURONNÉ.  » Page 26 – LE SAVOIR DU PRINCE DU MOYEN ÂGE AUX LUMIÈRES – SOUS LA DIRECTION DE RAN HALÉVI – L’ESPRIT DE LA CITÉ ÉDITIONS FAYARD.

Oui, nous parlons fondamentalement du savoir du Prince, des Vertus dont il dispose, de l’Amour pour les siens et de son Humanité qui lui permet d’avoir des bons rapports humains avec les camarades basés sur la Tolérance, la Discussion, l’Égalité devant les lois objectives.

Là où il y a un regroupement d’hommes autour d’une idée ou d’un idéal doit faire naître l’Affectio Societatis, la Fraternité, la Tolérance, la Discussion, la Compétition et le triomphe d’un Camp donné sur un autre Camp pour une durée donnée sans remettre en cause l’Alternance. Mais cette façon de voir les choses n’est du goût de Denis Sassou Nguesso qui fait l’inverse et a choisi les méthodes autocratiques qui sont d’abattre ses camarades, l’emprisonnement, la mise à mort, l’exclusion, la violence permanente sur les camarades et la population. Nous aurons à définir les termes Abas, Camarade et les manquements des liens de solidarité entre Égaux et le piétinement des vraies valeurs de construction d’un pouvoir, d’un État et d’une coexistence pacifique entre camarades d’un même PARTI.

Abas :  » Averse violente et abondante.  » Camarade :  » Compagnon avec lequel on partage une activité commune( études, loisirs, etc.) ; ami. ( Dans les partis de gauche, les syndicats ouvriers, etc.). Membre du même parti, du même syndicat.  » Dans la même démarche venons à l’Affectio Societatis :  » Expression latine évoquant un lien psychologique entre associés qui désigne un élément constitutif de la société dont les composants sont l’absence de subordination entre associés, la volonté de collaborer à la conduite des affaires sociales( en y participant activement ou en contrôlant la gestion) et l’acceptation d’aléas communs, mais dont l’intensité varie souvent les formes de sociétés et les catégories d’associés.  » Continuons dans la lancée des mots qui manquent pour former un Monde cohérent de Fraternité. Il s’agit du Jus fraternitas :  » Expression latine signifiant littéralement droit de fraternité, encore employée pour caractériser certaines relations, principalement les rapports entre associés, comme lien de fraternité, et faire naître l’idée d’une union fraternelle d’intérêts.  » Et la forme structurelle où se partage ses valeurs énoncées c’est le Parti politique :  » Partager. Groupement de personnes ayant les mêmes opinions et s’organisant pour en poursuivre l’application par une action commune en vue de la conquête du pouvoir et dans l’exercice de celui-ci. » Et nous sommes au cœur de ce pouvoir qui fait trop de dérives si les mains qui le détiennent sont fausses et criminelles et qu’est-ce que ce pouvoir avec tant de passions contre les camarades ?

Le Pouvoir :  » Ensemble des compétences juridiques et des capacités matérielles de l’État : Compétence suprême permettant de contrôler l’exercice des autres. Pouvoir de fait, maîtrise effective Ex : pouvoir d’usage, de contrôle et de direction définissant la garde. « 

Toutes ses définitions dans le Vocabulaire juridique, Gérard Cornu – Association Henri Capitant – Mai 2008. Après avoir montré qu’un parti n’est pas le fait d’un homme au pouvoir absolu, mais une réunion d’hommes et femmes convaincus autour des principes et des valeurs qui assurent la vitalité de leur militantisme et de pérenniser dans l’État où ils évoluent les signes de la vie démocratique du Peuple. Sans cela et sans ce civisme démocratique, rien ne sera un espoir pour les camarades et pour leur instruction, base de leur savoir faire démocratique.

1 – UN PARTI SANS ENSEIGNEMENT DÉMOCRATIQUE, MAIS UNIQUEMENT POUR FAIRE TOMBER LES CAMARADES AU BÉNÉFICE DU CHEF.

Et oui c’est le sort d’un chef totalitaire qui impose sa volonté morbide contre les camarades. Les camarades considérés comme un troupeau au besoin de sa cause personnelle et de celle du Nord. La première victime du complot en alignant en colonne le troupeau militaire des Officiers de l’Armée à majorité fut la mise en minorité de Marien Ngouabi. Désertion militaire autour de Marien Ngouabi pour Haute Trahison du Pacte Nordiste élaboré en secret, que le Pouvoir Politique sera en continuité nordiste sans alternance à d’autres citoyens du Congo-Brazzaville. L’aide des camarades officiers nordistes fut cruciale pour exécuter Marien Ngouabi pour atteinte à la SÉCURITÉ INTÉRIEURE DU NORD CONGO. Le consensus apparu en Mars 1977 pour l’élimination de Marien Ngouabi par la pratique politique commençait à faire naître des dissensions entre Yhombistes et Sassouistes pour aller jusqu’à la rupture entre Kouyous et Mbochis. La première brebis galeuse à sortir du faux consensus nordiste fut Pierre Anga, qui avait remarqué les manoeuvres machiavéliques de Denis Sassou Nguesso de détrôner Joachim Yhombi Opangault du pouvoir. Au cours d’une réunion extraordinaire du Comité Militaire du Parti abrégé ( CMP), Denis Sassou Nguesso vint exclure Pierre Anga du CMP pour perturbation de la cohésion tribale du CMP. Car le troupeau hièrarchique d’officiers du CMP n’avait pas un mot à dire, tous en coalition avec Denis Sassou Nguesso pour évincer Joachim Yhombi Opangault du pouvoir le 5 Février 1979.

2 – LE TROUPEAU DE CAMARADES SUIT DENIS SASSOU NGUESSO CONTINUATEUR DE L’OEUVRE JUSTE DU CAMARADE MARIEN NGOUABI.

Le Continuateur de l’Oeuvre juste du camarade Marien Ngouabi fut symbolisée par un Dessin sur le journal Mwéti montrant Denis Sassou Nguesso au devant de la route montrant au troupeau le chemin à suivre pour retrouver l’Immortel Marien Ngouabi. Ainsi le troupeau des camarades s’aligna derrière autour d’une session du Parti et de l’instance dirigeante le Comité Central pour normaliser le cas de Joachim Yhombi Opangault exclut alors du Comité Central du Parti. Alors que c’était la mise au dehors de Joachim Yhombi Opangault de la Présidence de la République et du PCT et de sa déchéance civique et son arrestation politique et emprisonnement à Pointe-Noire auprès des Cubains. Un coup d’état de palais se réalisa le 5 Février 1979 autour de Denis Sassou Nguesso contre Joachim Yhombi Opangault pour son éviction de la présidence de la République et du parti. L’appui de l’aile gauche du parti composée par les Thystère Tchicaya, la tendance des Diawaristes, et des grévistes de 1976 les Kondos et autres. Denis Sassou Nguesso vaincu le camarade Joachim Yhombi Opangault qui ne put contrer la manoeuvre du mbochi sorcier contre le dernier kouyou au pouvoir. Car Thystère Tchicaya donna son appui à Denis Sassou Nguesso, oui lors de cette réunion, le Président de la République Joachim Yhombi Opangault fut surpris de l’annonce des deux candidatures de Thystère Tchicaya et de Denis Sassou Nguesso à la Magistrature suprême et un vote se fit. Yhombi Opangault recolta 15 voix, Thystère Tchicaya 14 voix, Denis Sassou Nguesso 7 voix. Joachim Yhombi Opangault n’accepta pas le résultat et menaça les membres du Comité Central. Cette menace du Général Yhombi Opangault ouvrit le chemin à Denis Sassou Nguesso pour affronter militairement le général Yhombi Opangault et Thystère Tchicaya reporta ses voix à Denis Sassou Nguesso qui triompha au général Yhombi Opangault.

Denis Sassou Nguesso vêtu des nouveaux habits de président provisoire du pays, du Parti, du Comité Central devait préparer le troisième congrès du Parti Congolais du Travail au mois de Mars et Avril pour son Investiture par le Congrès pour un mandat de cinq ans renouvelable. Et Thystère Tchicaya attendait dans le secret au prochain Congrès du Parti, son pari perdu à la mort de Marien Ngouabi où Denis Sassou Nguesso le fit signé l’abdication à la conduite du Parti et d’assurer la présidence provisoire du pays avec la mort du compagnon Marien Ngouabi. Denis Sassou Nguesso n’a pas de sentiment et pour le pouvoir, il est de droit pour lui de piétiner tout ceux qui l’empêchent de réaliser ses vœux ou désirs sadiques. Thystère Tchicaya fut cette victime avant le Congrès de Juillet 1984, il fut accusé d’être un participant dans l ‘Affaire des Bombes à Maya Maya et du cinéma Star. Drôle de récompense pour les camarades d’une même idéologie et d’un même combat contre l’Impérialisme Français et ses valets locaux. Le pouvoir avait le signe d’un homme qui devait vaincre par tous les moyens dont le premier obstacle était Marien Ngouabi, le second Yhombi Opangault, le troisième Thystère Tchicaya ainsi une suite de camarades. Pour montrer sa nouvelle posture au peuple voyant en lui un inconnu, il voulait ressembler par la tenue Cubaine du Commandant Marien Ngouabi d’un Révolutionnaire venu réajuster la Révolution par la perte de l’Immortel Marien Ngouabi. Changer le Cap engagé par le Général Yhombi Opangault accablé de tous les péchés du monde. De pratique droitière, bourgeois, dépensier et mégalomane de tous les temps, une campagne incitant à la chasse à l’homme et aux kouyous.

3 – LA CAMPAGNE ANTI YHOMBI FUT UN LYNCHAGE POLITIQUE QUI RÉVELA LA NATURE POSTÉRIEURE DE DENIS SASSOU AUJOURD’HUI.

A- LA MOTION DE CENSURE CONTRE LE GÉNÉRAL JOACHIM YHOMBI OPANGO.

Voilà les termes utilisés qui prennent une hauteur prophétique contre lui même :

– Considérant que la Déclaration du 12 Décembre 1975 a stigmatisé avec force l’embourgeoisement, entre autres maux ayant entraîné le blocage du processus révolutionnaire ;

– Considérant que l’Immortel Marien Ngouabi a laissé en exemple à son peuple, l’image vivante, de la modestie et de la simplicité révolutionnaires ;

– Considérant qu’en défenseur opiniâtre des intérêts du Peuple, le Camarade Marien Ngouabi a toujours lutté énergiquement contre le gaspillage, les détournements de deniers publics, la corruption, la concussion, et le sabotage ;

– Considérant que tout au contraire, par son style de vie ostentatoire, son mépris du Peuple, son appétit immodéré pour les biens matériels et sa propension irrépressible à la prodigalité et à la gabégie, le Général Yhombi Opango a hautement trahi des engagements envers le Peuple, la Révolution, et la Glorieuse Mémoire de l’Illustre Président Fondateur du Parti Congolais du Travail ;

– Considérant que le Général Yhombi Opango a par ailleurs délibérement étouffé toute vie démocratique par le non respect des normes marxistes léninistes de direction et par l’instauration de l’autoritarisme et du pouvoir personnel ;

– Considérant que le Général Yhombi Opango s’est ainsi rendu coupable de la manière la plus flagrante du crime de haute trahison ;

NOUS DÉLÉGUÉS AU 3ème CONGRÈS EXTRAORDINAIRE DU PCT., EXIGEONS :

1°) – L’exclusion immédiate du Général Yhombi Opango du Parti Congolais du Travail ;

2°) – La confiscation au profit du Peuple et de la Révolution, de tous biens (meubles et immeubles) ;

3°) – Sa mise en arrestation avec tous ses acolytes ;

4°) – Sa traduction devant une juridiction populaire pour crime de haute trahison.

Voilà, hier le Tohu Bohu des futurs congressistes qui devaient entériner l’Okoué (diable) à la présidence du Parti et de la République et de la Révolution. Cette Motion de Censure montre la similitude des Maux ou des Vices reprochés au Général Yhombi Opango, se retrouvent en quantité innombrables chez Denis Sassou Nguesso qui devient le berceau du mal nordiste contre la Nation entière. Et les dénonciations sur le Général Yhombi Opango prirent l’allure d’une grande propagande publique dans les médias d’État. Les partisans du Général Yhombi Opango ne pouvaient que demander protection au pouvoir public qui ne leur donnait que la prison, l’opprobre ou la honte d’être les ennemis du Peuple. Voilà encore les mots de cette propagande dans les discours, la population, la radio, les rues et les maisons.

ORATEUR :

Ils dorment dans des lits en or qui coûtent des dizaines de millions.

LE PEUPLE :

Nous les mettrons tous dehors.

ORATEUR :

Ils ont un gros ventre trop plein de champagne.

LE PEUPLE :

Nous les mettrons tous dehors.

ORATEUR :

Ils dédaignent les mangues de Loudima et les fruits locaux pour en commander en Côte d’Ivoire et ailleurs.

LE PEUPLE :

Nous les mettrons tous dehors.

ORATEUR :

Quand le peuple a faim, attend les salaires et fait des sacrifices, ils sortent des liasses de billet de banque de leur poche.

LE PEUPLE :

Nous les mettrons tous dehors.

ORATEUR :

Ils ont déjà les villas les plus luxueuses mais veulent en avoir davantage alors que le peuple dort dans des taudis.

LE PEUPLE :

Nous les mettrons tous dehors.

ORATEUR :

Ils ont amené le pays au bord de la banqueroute à cause de leurs vols et leur course effrénée à l’embourgeoisement.

LE PEUPLE :

Nous les mettrons tous dehors.

ORATEUR :

Pendant que le peuple fait des sacrifices, ils gaspillent l’argent dans des réveillons masqués.

LE PEUPLE :

Nous les mettrons tous dehors.

ORATEUR :

Ils font transporter gratuitement les matériaux de construction de leurs multiples villas dans les avions du peuple.

LE PEUPLE :

Nous les mettrons tous dehors.

ORATEUR :

Si le Congrès Extraordinaire ne résoud pas correctement et définitivement tous ces problèmes, alors Camarades nous aurons provoqué la colère du peuple.

LE PEUPLE :

Nous les mettrons tous dehors.

ORATEUR :

Nous inaugurons Camarades une nouvelle forme de rassemblements populaires, forme qui consiste à faire participer activement les masses au meeting.

Pour terminer nous disons que ceux qui ont des oreilles entendent, que ceux qui entendent comprennent et à bon entendeur salut !

Camarade Sassou Nguesso, nous pouvons à juste titre te considérer comme le plus proche compagnon du camarade Marien Ngouabi. C’est pour cela que nous renouvelons le sermon de l’APN ( Armée Populaire Nationale ) fait au Camarade Marien Ngouabi au lendemain du 31 Juillet qui disait :

Si tu avances, nous te suivons.

Si tu t’arrêtes, nous te pointons.

Si tu recules, nous t’abattons.

Ainsi dit en termes plus clairs que l’Armée congolaise n’avait pas une conception démocratique dans son organisation. Le moindre obstacle du premier des Chefs finissait par son assassinat. Et Marien Ngouabi en fut les frais, car une avancée sans lumière et mûres réflexions est synonyme d’échec. S’arrêter et revenir en arrière, quand le chemin n’est pas bon, est un signe de sagesse et d’une remise en cause.

4 – LES CAMARADES NE VALENT QUE LE TEMPS D’UN SOUTIEN STRATÉGIQUE ET NON CONTINU.

Déjà le PCT est né, selon que le Socialisme Scientifique instauré le 16 Août 1963. Il n’avait pas sociologiquement un Point d’Ancrage ni dans nos moeurs. C’est une mode de sortir de l’emprise du Colon. Ce régime n’avait pas gagner le Coeur des Congolais, il n’y avait ni amour du prochain, ni partage des idées claires pour les choix. Les protagonistes installèrent l’Idée d’un ennemi qu’il fallait vaincre et Lazare Matsocota, Joseph Pouabou et Anselme Massouémé furent le Premier Front contre l’Uniteralisation de l’Espace politique en excluant la Divergence pour l’Unanimiste verbal contre les Modérés, les Paysans, les Catholiques etc… Dès les assassinats de Février 1965 l’échec de cette option fut sanctionnée dans le Mental du Peuple aspirant à autre chose. Ce fut les luttes internes du MNR ( MOUVEMENT NATIONAL POUR LA RÉVOLUTION ) entre les partisans d’Alphonse Massamba Débat qui voulait d’un Socialisme Bantou non défini et les deux tendances de Pascal Lissouba et d’Ambroise Noumazalaye.

Mais en 1967, Pascal Lissouba, Mounthault, Henri Lopez, Sathoud adressèrent à Alphonse Massamba Débat de mettre le Socialisme Scientifique entre Parenthèse. C’est dans cette période de doute politique et de remise en cause d’une idéologie incertaine au Peuple congolais que prend naissance le PCT. Le PCT va continuer de remettre en jeu une idéologie qui a entraînée des dissensions terribles dans la Nation. Affaire Mouzabakani, Affaire Pierre kinganga, Affaire Ange Diawara, Grève des Syndicalistes menés par Kondo et Jean Jules Okabando. Les différents Acteurs ne se connaissaient pas politiquement, aucune discussion sereine sur le type de régime et il n’y avait pas une Instance de Réglement des Litiges nés de leur Divergence d’opinions. Soit il fallait suivre la ligne tracée par le Parti ou c’est l’Exclusion ou une Tentative de Coup d’État contre le Parti et le Président, c’est le Totalitarisme. Un parti sans Identité, sans chemin, sans des Hommes Instruits à un Savoir donné et un Comportement Exemplaire digne d’un Patriotisme. Justin LEKOUNDZOU ITHI OSSETOUMBA et Tsourou l’ont dénoncé en termes clairs sur cet homme sans âme à la tête du Congo-Brazzaville. Mais avant les deux Camarades cités, en Février 1979 le Comité Provisoire qui l’accompagna à la prise de pouvoir contre le Général Yhombi Opango dont les nommés furent Thystère Tchicaya, Jean Michel Bokamba Yangouma, Louis Sylvain Goma, Raymond Damase Ngollo où sont ils ? Il ne reste qu’un Seul rescapé c’est Louis Sylvain Goma. Le reste, il les a envoyé à la mort, parce que Denis Sassou Nguesso veut toujours Vassaliser ses camarades du pouvoir qu’il presse comme le Citron. Le premier contestataire qui était Thystère Tchicaya avait fini par la prison et l’exclusion. Avant lui Pierre Nze avait demandé le Rapatriement de l’argent volé au Congo-Brazzaville en 1985, exclusion du gouvernement et mis à l’écart du Bureau politique. Le Commandant Xavier Katali en tant que Ministre de l’Intérieur le soutenant dans la mort du Capitaine Barthélemy Kikadidi, qu’il avait promis Premier ministre en cas de son élimination. Au cours d’un échange aussi virulent sur sa récompense, il dit à Denis Sassou Nguesso : Montre nous les vrais assassins de Marien Ngouabi. Et silence de mort de Denis Sassou Nguesso. La liste des divergences est longue, de ces cas cités peuvent en introduire d’autres que je n’ai pu mentionner. Chez Denis Sassou Nguesso tout Camarade est un tremplin pour sauter plus, à l’avenir ce camarade qui connaît trop devient gênant et risquant pour son pouvoir qu’il personnalise. Tel qu’est né le PCT par son Identité Tribale, ce PARTI ne peut que sombrer, parce que la Pensée y est exclue. Et ce Parti est versé dans des Traditions aveugles sans lendemain, ni perspectives lointaines donnons l’engouement à la Jeunesse du Pays.

5 – LE DESTIN TRAGIQUE DES FRONDEURS CHEZ DENIS SASSOU NGUESSO.

Comme Denis Sassou Nguesso a l’Économie du Verbe et ne peut exprimer une bonne parole lumineuse par Manque d’Instruction Qualifiée d’Humaine et Pleine de Bonté. Il se réfugie dans le mal. Il rumine dans son esprit et son coeur les projets les plus diaboliques contre ses camarades. LEKOUNDZOU ITHI OSSETOUMBA et le Colonel Tsourou l’ont énoncé dans les termes les plus clairs sans équivoque. Pour Justin LEKOUNDZOU ITHI OSSETOUMBA, Denis Sassou Nguesso est :  » Le principal commanditaire de cette tentative est nul autre que Monsieur Denis Sassou Nguesso. Cet homme est d’une intolérance sans bornes car il n’accepte jamais aucune voix discordante ou contraire à ses opinions en son sein. Son machiavélisme notoire a déjà précipité maintes personnalités de notre pays à la mort, comme je vais le démontrer un peu plus bas.  » Page 21 Afrique Éducation N°364 du 16 au 31 Mars 2013. Le même Justin LEKOUNDZOU ITHI OSSETOUMBA poursuit dans sa lettre testament :  » Chers Compatriotes, les manigances du président Denis Sassou Nguesso ont précipité ce pays dans l’abîme car il a toujours agi sous la main pour provoquer les crises afin d’en récolter les dividendes, en éliminant tous ceux qui lui ont toujours fait obstacle. Aucune crise ne s’est passée au Congo de 1969 à nos jours sans qu’il soit impliqué, soit directement, soit indirectement. Même lorsque le conflit opposait le président Pascal Lissouba à Monsieur Bernard Kolélas, le président Denis Sassou Nguesso était toujours impliqué.  » Justin LEKOUNDZOU ITHI OSSETOUMBA continue à nous édifier dans la Cruauté sans limite de Denis Sassou Nguesso :  » La mort du Président, Marien Ngouabi, a entraîné l’exécution d’illustres personnalités parmi lesquelles le Président Alphonse Massamba Débat, et le cardinal, Emile Biayenda. Toutes ces personnalités auxquelles il avait été attribué à tort l’assassinat du Président Marien Ngouabi, ont été sacrifiées sous l’autel de l’ambition d’un homme parmi les plus cruels et les plus sanguinaires que l’Afrique ait jamais connu, à savoir, le président Denis Sassou Nguesso. Ce dernier alors ministre de la Défense et de la Sécurité, en 1977, a été le principal instigateur de la mort du Président Marien Ngouabi, voire, son principal commanditaire. D’aucuns ont toujours pensé à tort que le Président Marien Ngouabi a été assassiné dans sa résidence comme l’a toujours indiqué la version officielle tronquée. Il n’en est pas ainsi car le Président Marien Ngouabi a été entraîné dans un traquenard à l’hôtel Mistral où il avait été lâchement assassiné par les soins de Denis Sassou Nguesso qui avait savamment, et de façon rusée, exploité la haine que lui vouaient certains officiers de l’armée.  » Voilà le Comportement Cruel de Denis Sassou Nguesso à l’égard de Marien Ngouabi qui lui promis l’accès au haut sommet de l’État sans le moindre mérite sur ses capacités à mieux gérer son département ministériel et sa fonction d’homme digne de ce nom.

– LE CAS DU COLONEL TSOUROU EN L’ANNÉE 2012.

Ce dernier disait de Denis Sassou Nguesso ceci :  » Il n’a jamais voulu assumer les actions sales, poussant toujours les cadres autour de lui à se salir les mains pour lui. Il donne toujours dans ce cas des ordres verbaux pour les nier dès qu’ils posent problème liant ses cadres par des promotions illégales, des possibilités d’enrichissement complaisantes et une fidélité qu’il réclame à tout prix ou la subordination à travers des sectes telles les Francs maçons. « 

Ainsi est le Procès fait par des Camarades qui l’ont aidé à franchir l’étape victorieuse du pouvoir pour devenir un Chef sans concession et sans coeur. Uniquement pour sa propre cause d’être l’Intouchable à qui on ne peut opposer une contre parole. Il faut lui obéir jusqu’à perdre sa personnalité et d’être un vassal continu à son profit uniquement contre tout le Peuple. Car le président a dit ceci qu ‘il faut exécuter, malgré la profondeur de sa faute pour le parti, les siens et le pays. S’il faut couler, le bateau n’aura aucun survivant, car le mensonge du président a réduit tout le monde à néant. Face à un tel pouvoir aveugle, un homme lucide ne peut en assumer l’héritage. Il n’y a que le Lien Sanguin qui peut succéder à cette Folie du Pouvoir, car Denis Sassou Nguesso cherche la Paix de la tombe qu’elle ne soit pas profanée par le Peuple en colère de tant années de Misère et d’une Humiliation. Le Fils devient celui qui viendra couvrir les Fautes du Père Dictateur et de Revêtir la Veste du Péché et assurer la Continuité du long traumatisme national. Car le Père n’est pas le Fils et le Fils n’est pas le Père, car leur seul désir commun est leur Amour pour la Servitude.

6 – LE FILS DANS LE DEGRÉ DE LA MALFORMATION POLITIQUE.

La malformation politique est l’Art des petits esprits qui jouent grand dans le milieu de la Justice divine. Milieu où les Peuples sont dans l’attente des Esprits Justes qui viennent tous les Maux qui engrangent une société en décomposition. Car le Vice entraîne le Vice, la déformation de la Jeunesse est Visible au Sommet de l’État. Car un Enfant qui a été mis au Sommet a commencé par s’illustrer par le Vol exagéré des ressources de l’État sans gêne et s’enorgueillit de sa qualité de voleur. Il a déjà troué le Fauteuil sur lequel il va s’asseoir, il n’a pas la Qualité, ni les Compétences qui entourent cette Fonction. La fonction est une marche pour l’accomplissement d’une tâche dont les Âmes les plus Justes ont mis leur Onction. Une âme affamante comme ce fils vit dans une désespérance alimentée par le Mal à la Racine. Tous les Actes que fait cet enfant sont du Signe de la Malédiction et la Poursuite d’un Enfer. Écclésiaste le dit :  » Malheur au peuple dont le Roi a un Coeur d’enfant.  » C’est le Coeur de la Convoitise qui convoite la Magistrature Suprême du Congo-Brazzaville consacré à la Vierge Marie pendant trois jours de prière abondante le 13-14-15 Août qui consacra notre Voeu de Fulbert Youlou. Une aussi grande Charge ne peut tenir la Tête de ce fils indigne, c’est comme ci sa tête ne peut porter un fardeau sans un support qui l’allège. La tête de son père s’est écroulée parce qu’il a voulu jouer au Destin du Congo Brazzaville qui est un Miracle. Ni le Père n’a pu porter un Brin de lumière pour ce pays, le Fils y sera englouti, car la lumière va se lever pour barrer une nouvelle aventure à notre beau pays. Ni le Clan ne pourra sauver le Congo-Brazzaville de ce gouffre des Mbochis.

7 – LE CLAN PLONGÉ DANS LA HAINE DES AUTRES NE PEUT TROUVER LA LUCIDITÉ.

Dans la Langue Kongo Lari Sundi l’on dit :  » LA FORMATION D’UN FLEUVE VIENT DE L’APPORT DE TOUS SES AFFLUENTS.  » Il est très fondamental, que tout un chacun porte à la formation d’un État son DEGRÉ DE POSITIVITÉ. On apporte les Bonnes Moeurs qui viennent solidifier le Tissu Fragile d’un Pays en Construction. Le Bien doit être ce fruit tant recherché par les autres et non l’inverse, construire la Toile d’Araignée protectrice qui arrêtera les Esprits de Division qui viennent perturber l’Ordre Social. Un Clan ne peut pas venir pour s’accaparer des Biens Publics de la Nation à Titre en excluant la Majeure partie de tous les Congolais. Les connaissant Paresseux et Méchants sans Esprit de Justice, ils évoluent dans le mensonge, le vol, le crime, la violence et tous les Maux qui sont contraire à l’Humanité de l’Homme. Le plaisir sexuel, la danse, la fainéantise et le blocage mental sont des signes qui font du Congo-Brazzaville un Désastre. Un Clan doit connaître des Individus Exceptionnels qui à la Rencontre d’autres Cultures dynamiques une Élévation de Statut et un Annoblissement comme Bueta Bongo, son frère Milongo, leur soeur malanda. Comme Mabiala Ma Nganga, Matsoua André Grenard, Kimpa Vita, Fulbert Youlou, Lazare Matsocota, Joseph Pouabou, Anselme Massouémé, Cardinal Émile Biayenda, Aloïse Moudileno Massengo etc… La liste est longue, il faut une Valeur Ajoutée à la Nation. On reconnaît l’Arbre par ses fruits, car l’Arbre des Mbochis est empoisonné et ne peut porter des Fruits pour le Congo Brazzaville. Le Nordisme qu’il représente a été battu par la Modernité et la Rationalité. Un Clan dont l’Eau est empoisonnée ne peut être un Puits d’Espérance. Il manque la Droiture, la Pureté, la Justice et la Grandeur comme Vertu de la Renaissance et non la Violence, le Mensonge, le vol et le Crime continuel.

Fernand Mathias Ndalla

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