Politique

Accord de Kinkala : Ntoumi pourrait recouvrer tous ses droits et libertés

Accord de Kinkala : Ntoumi pourrait recouvrer tous ses droits et libertés

Par:  Roger Ngombé

 

Alors qu’il est poursuivi par un mandat d’arrêt émis par le procureur général près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, les membres de la commission ad hoc paritaire de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités dans le Pool, qui se sont réunis du 17 au 20 janvier dans la capitale, ont proposé que Ntoumi recouvre tous ses droits et libertés.

La suggestion de la Commission ad hoc paritaire entre dans le cadre du respect et de l’application stricts de l’accord du 23 décembre 2017, signé entre le gouvernement et les représentants de Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntoumi. Les membres de la commission ont estimé, en effet, que le pasteur Ntoumi doit recouvrer tous ses droits et libertés pour ramener définitivement la paix dans le département du Pool. Aussi lui a-t-il été recommandé de garantir la mise en oeuvre de cet accord aussi bien dans ses communications que dans ses actes. Par ailleurs, en ce qui concerne le ramassage des armes détenues par les ninjas, la commission a estimé qu’il est essentiel de recenser et d’identifier en amont les ex-combattants afin d’éviter toute intrusion. Il a été également retenu que l’implication de Ntoumi est essentielle à la réussite de cette action.

Quant à la normalisation de la vie dans le Pool, les membres de la Commission ont reconnu que pour parvenir à la paix souhaitée, il est nécessaire de consolider le cessez-le-feu et d’arrêter les hostilités en vue de rétablir le fonctionnement de l’Etat par la réinstallation des autorités administratives, judiciaires et le redéploiement de la Force publique là où cela est nécessaire.

A ce titre, la commission a demandé la restauration de la libre circulation des personnes et des biens en procédant à la suppression systématique des barrières informelles sur toutes les voies de communication traversant le Pool ainsi que la sécurisation desdits axes.

Dans cette même logique, les membres de la commission ont recommandé la réinstallation de la population dans les localités d’origine. Cette opération sera précédée par l’organisation des campagnes de vulgarisation des dispositions de l’accord et du processus de paix.

Au chapitre sur la démobilisation, insertion et réinsertion des ex-combattants, la commission considère que les actions y relatives devraient se matérialiser par la création des centres locaux de démobilisation où les ex-combattants seraient identifiés et enregistrés.

Pour ce qui est de la garantie de la sérénité, de l’application de l’accord et du parachèvement du processus de paix, les membres de la commission ont indiqué qu’après avoir pris connaissance de l’enjeu de cette tâche, il est important de retenir que les activités relatives à l’information et à la sensibilisation de la population au bien-fondé de cet accord sont absolument indispensables pour permettre au gouvernement d’exécuter cette tâche. La commission a noté, en outre, que le pasteur Ntoumi serait l’ambassadeur le plus efficace auprès des ex-combattants.

Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, qui a dirigé les travaux de cette commission pendant trois jours, a pris l’engagement, dans son discours de clôture, de porter sur la table du gouvernement les recommandations et la feuille de route adoptées par les membres de cette structure.

Rappelons que la commission ad hoc paritaire est composée de trente-quatre membres dont dix-sept du gouvernement et dix-sept autres de Ntoumi.

  Roger Ngombé

http://www.adiac-congo.com/content/accord-de-kinkala-ntoumi-pourrait-recouvrer-tous-ses-droits-et-libertes-78270

 

Un commentaire

  1. Que Ntoumi soit complice ou pas, nous reviendrons sur cette question dans l’avenir. Ce qui est urgent est que l’opposition, la diaspora s’organisent et présente une équipe sérieuse pour ne pas laisser les négociations aux deux partenaires actuels ; le pouvoir et Ntoumi.Laisser faire à“la Commission ad hoc mixte paritaire, composée de douze représentants du gouvernement et de douze autres du pasteur Ntoumi“le soin de gérer toute seule la crise serait une vraie erreur politique. Il faut avant tout exiger de réécrire les termes de l’accord. Il faut avant tout la libération des prisonniers politiques, le retrait des militaires du Pool. Il faut dédommager les populations du Pool ainsi que les prisonniers politiques. Il faut reconstruire les maisons saccagées. Le génocide du pool a été voulu et programmé par Sassou Nguesso depuis longtemps. Depuis des années le désir de Sassou Nguesso a été toujours la démolition du Pool, l’épuration éthnique des Bacongo-Lari et faire toute les populations ses esclaves. Si Ntoumi n’existait , il aurait trouvé une autre personne comme alibi pour accomplir ses désirs criminelles, diaboliques.Les habitants, les paysans du Pool qui ont tout perdu par ce génocide programmé par le pouvoir Sassou Nguesso; sans oublier les prisonniers politiques, doivent avoir avant tout droit à l’indemnisation de leurs biens. Les villages, les maisons détruise sont à reconstruire.“ Selon des habitants des quartiers touchés par les violences, certains miliciens du député de la majorité, Aimé Hydevert Mouagni, proche du Ministre de la Communication, Thierry Moungalla, et de Jean-François Ndenguet, le directeur général de la Police accusé de nombreux crimes, ont été aperçus prenant part aux affrontements. Ces miliciens ont été notamment reconnus par la langue qu’ils utilisaient, le Lingala, contrairement aux Ninjas qui, eux, parlent en Lari. Selon une source sécuritaire, les miliciens du PCT ont par ailleurs fait l’acquisition, la semaine dernière, d’armes lourdes retirées au Groupement Para Commando (GPC) basé près de l’aéroport de Brazzaville.Sassou tente de faire passer les miliciens PCT pour des miliciens du Pasteur Ntumi qui, pourtant, ne disposent pas d’armes lourdes et sont basés très loin de Brazzaville. Ils n’auraient pas pu arriver sans avoir été repéré depuis longtemps” affirme une source bien informée.“Sassou Nguesso se livre à un génocide à huis clos dans le Pool. Raison pour laquelle le pouvoir illégal refuse l’accès dans le profond Pool à la croix rouge internationale et autres organisations humanitaires, les journalistes.Il est important que l’opposition, le peuple de bien comprendre les conditions, la vérité qui se dégage à la lumière des fait réels, de l’histoire. Toute la resistance doit vraiment faire cause commune et pas aller en ordre dispersée devant la dictature sollide, afin de faire place nette. Voici par exemple une refléxion d’un ateur: qui le mérite de nous inspirer »„Ce n’est pas la première fois que le pouvoir diabolique de Mpila utilise les services des faux ninjas pour semer la mort dans les quartiers Sud de Brazzaville. En 1998, de faux ninjas avaient déjà attaqué la ville de Brazzaville. Dans la foulée de cette attaque, le Colonel Marcel Ntsourou avait pris en otage Monsieur « Sergent Normal » et lui avait obligé de demander à Bernard Kolelas, qui était en exil, de faire une déclaration soutenant l’action des ninjas qui, disait-il, avait mis en déroute l’armée. Ce qui était faux évidemment. A la suite de cette manipulation, Sassou Nguesso avait procédé au nettoyage (l’expression est de François Ibovi, ministre de la Communication chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement de l’époque) des quartiers Sud de Brazzaville.Aujourd’hui, ces seigneurs de guerre veulent faire durer le conflit dans le Pool afin d’empêcher le peuple d’aller aux législatives l’an prochain. Une stratégie qui permettrait aux apparatchiks du PCT et apparentés comme Mvouba, Moungany, Théodorine Kolelas et bien d’autres, de siéger à l’assemblée nationale sans être élus. C’est déjà le cas aujourd’hui pour Pierre Ngolo, secrétaire Général du PCT qui bénéficie d’un mandant de député de la circonscription Ouenzé à la suite des explosions du 4 mars.“(zenga-mambu.com/2016/10/27). Sassou Nguesso qui ne cesse de tuer, d’ emprisonner arbitrairement les opposants, les manifestants et sème la terreur au Congo avec sa bande, ruine économiquement, socialement le pays,est le responsable de la guerre du Pool et autres nombreux malheurs au Congo.N’est ce pas Sassou Nguesso, qui après plus de 40 ans de gouvernance criminelle, pillage organisé génocidaire a mis le pays à terre? Le génocide du pool a été voulu et programmé par Sassou Nguesso depuis longtemps et ceci depuis des années. Sassou Nguesso qui, il y a plus de quarante ans avait tué Ngouabi,Massamba Debat ,Cardinal Biayenda ensuite Kibouala Nkaya, Kikadidi et de nombreux autres Congolais innocents juste rafflés dans la rue du fait juste d‘appartenir à la tribu Lari-Bacongo, n‘avait ‚ il pas lancé le slogan“ Bacongo Ba Bomi Ngouabi“ : Les Bacongo-Laris ont tué Ngouabi; Pour détourner les soupçons, Sassou Nguesso , le vrai assasin, en ce tant ministre de la Défense, vrai chef du CMP et qui dirigea provisoirement l’Etat, du 18 mars au 3 avril 1977.organise, coordonne « la semaine sanglante dite “semaine rouge” de mars 1977. Des nombreux innocents sont éliminent physiquement sous les ordres de Sassou Nguesso. Alors une semaine sanglante s’organise au cours de laquelle sont opérées de nombreuses exécutions sommaires, les malheureux étant enterrés comme des chiens : des militaires, des civils, souvent torturés avant d’être abattus ou enterrés vivants. Ce fut le cas de l’ex-Président Massamba-Debat, dont les yeux auraient été crevés par un grand militaire aujourd’hui et plusieurs fois ministre, depuis son acte ignoble. Ajoutons que Massamba-Debat aurait été dépécé et jeté en pature aux lions du parc zoologique. »“ Ayant pris le pouvoir étant que chef d’Etat, Président de la république déposé le 5 février 1979, Sassou Nguesso rencontre après une décennie de règne, une menace d’ un complice; le capitaine Pierre Anga et ex officier d’ordonnance du Commandant Marien Ngouabi.Anga qui tient à déballer publiquement la vérité sur l’assassinat du defunt chef d’Etat Ngouabi est obligé de rentrer en rébellion. Il trouvera la mort dans son maquis d’Ikongono,aux environs d’Owando,massacré systématiquement avec toute sa famille, sympathisants et les nombreux habitants de son village par les militaires de l’ armée envoyés par Sassou Nguesso avec l’ordre d’aller tuer avec support logistique de la France. Oui, le génocide du pool a été voulu et programmé par Sassou Nguesso depuis longtemps,. Sassou Nguesso est avant tout co auteur des premières fosses communes en1970 . Il y a eu encore après l’assassinat de Marien Ngouabi et « la semaine sanglante dite “semaine rouge” de mars 1977., d’autres événements malheureux pour le Congo inités par Sassou Nguesso; chef réel du (CMP), tel que le pogrome de février 1978 contre les Bacongo-Laris, avant d’arriver au Coup d’état guerre qui a fait destruction de Brazzaville : juin-octobre 1997 .Il y a eu entre autre, après le coup d’état guerre de 1997, la poursuite d’épuration ethno-tribale physique après la fin de la guerre qui ont engendrés l’affaire des disparus du Beach organisé par Sassou Nguesso et sa clique.Avant le déclanchement du génocide contre les population contre le Pool, il y a aussi eu l’explosion du dépôt de munitions de Mpila en mars 2012, l’attaque du domicile du colonel Ntsourou par l’armée tribale congolaise commanditée par le tyran Sassou Nguesso, sans oublier l’assassinat en prison du dit colonel. Les Congolais doivent de plus en plus lutter, s’organiser pour se débarasser de Sassou Nguesso et son clan ,qui ne sont que les vrais tenants du pouvoir de merde, responsables des crimes humains, économiques.

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