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Les Editions « NGOMA » du grec Nico JERONIMIDIS

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Si 1947 est l’année de l’installation à Léopoldville (Kinshasa) de la toute première maison de disque de marque « Olympia »,

par un retraité de l’armée belge, Mr. PATOU, qui se dote d’un phonographe qui permet d’enregistrer et reproduire des sons qui sont pressés en Belgique sur disque 78 tours, il est indéniable que la plus grande édition musicale date de 1948 du nom de « NGOMA ». Il est l’œuvre d’un homme d’affaire grec Nico JERONIMIDIS, secondé par son frère Alex JERONIMIDIS. Cet évènement intervient, vingt ans après l’apparition en Europe des premiers disques microsillon de longue durée.

Aux éditions « NGOMA » se sont révélées des nombreuses vedettes de la chanson congolaise. En effet, au fur et à mesure que certains individuels enregistraient leurs succès, alors que les autres disparaissaient dans l’incertitude, la musique prenait une nouvelle tournure. La nécessité de former et de grossir l’équipe se fit sentir. Outre la guitare en bois, le tam-tam traditionnel occupait sa place. Les musiciens étaient devenus professionnels et leur technique s’améliorait progressivement.

Les éditions « NGOMA » vont surtout se distinguer en attirant vers elles les grands noms de la musique traditionnelle aux mélodies à caractère moderne, ce qui leur vaudra en 1951 les félicitations de l’UNESCO, sous la plume de Philippe SOUPAULT: « Nous vous félicitons pour le travail si précis et si complet que vous avez accompli dans le domaine du folklore. Grâce à vous toute la richesse musicale du Congo ne sera perdue et vous aurez contribué à agrandir le domaine des connaissances humaines. La grande collection d’airs populaires et de chants traditionnels que vous avez réunie est un trésor qui retiendra l’attention des musiciens du monde entier».

Les éditions « NGOMA » sont également honorés par le prix attribué en 1954 à Antoine MOUNDANDA par l’African Music Society basée en Afrique du Sud. En effet, la chanson intitulée « Mwana aboyi mama » avait obtenu le prix Osborn Awards de l’African Music Society (discothèque internationale de la Musique africaine) sur 275 disques reçus de toute l’Afrique en 1954.

Pendant deux décennies, Les éditions NGOMA produisent une pléiade des vedettes, parmi les tous premiers; Paul KAMBA, Antoine KOLOSOY « Wendo », Henri BOWANE, SOULEYMANE « DE SAIO », Léon BUKASA, le groupe San SALVADOR, etc., Ils distribuent et assurent la promotion de tous les musiciens.

L’œuvre accomplie par les éditions « Ngoma » comporte également la création d’une école de musique dirigé par un professeur de musique du Conservatoire. Dans cette école des centaines d’élèves ont été formés pour tous genres d’instrument musicaux.

Les éditions « NGOMA » ont formé plusieurs orchestres considérés comme les meilleurs de l’époque : BEGUEN BAND, DYNAMIC JAZZ, MYSTERIEUX JAZZ. Elles ont lancé les meilleures vedettes de toute l’Afrique noire : WENDO, BUKASA, ADOU-ELENGA, DE SAIO, Camille MOKOKO, Victor MOKOKO, KABANGU, Antoine MOUNDANDA, FRANC LASSAN, FERUZI, Ténor MARIOLA, KABUYA, Roger SALOMON, etc.

Les musées du monde entier et les Universités des années 50/60 ont possédé dans leurs collections des disques Ngoma et ont été toujours heureux d’enrichir cette collection par les œuvres folkloriques. Le répertoire Ngoma de chants folkloriques, modernes et religieux se composait en 1954 de 2500 disques enregistrés dont 2000 édités

Nico JERONIMIS, le fondateur des éditions Ngoma est mort en 1951 à Bruxelles, après 27 ans de présence au Congo. Avant sa mort, Nico JERONIMIDIS exprima le désir d’être enterré à Kinshasa parmi ceux-là mêmes qu’il avait formés par ses conseils et ses encouragements. L’occasion était donc offerte à un de ses meilleurs élèves, Léon BUKASA, au talent incomparable, de composer à l’intention du défunt, une chanson à grande mise en scène intitulée : « Tokanisa tata Ngoma ».

Après la mort du fondateur, l’œuvre a été continuée par les associés sous la direction de M. CAVVADIAS. L’œuvre accomplie par « NGOMA » de 1948 à 1960 (année de la fermeture) soit douze ans d’expérience au service de la musique congolaise a été édifiante.

Notons que la production musicale au Congo a constitué une véritable chasse gardée des commerçants grecs, avec l’existence des éditons « Ngoma » (1948), « Loningisa » (PAPADIMITRIOU - 1950) et « Esengo » Dino ANTONOPOULOS - 1956). Et sont restés en concurrence ouverte avec les éditions « Opika » (1950) des frères BENATAR (Juifs belges), « CEFA » (1953) de Bill ALEXANDRE (Belge), avant que les congolais prennent la relève en 1960, avec « Surboum African Jazz » de Joseph KABASELLE, suivi des « éditions Populaires », « Epanza makita » de l’OK Jazz, etc…

Clément OSSINONDE ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )

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