18/10/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

ENTRE FAILLITE ET HÉRITAGE EMPOISONNE, LE CONGO DANS LES BRAISES DU DÉCLIN

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Quinze ans après le retour au pouvoir par les armes du dictateur et sanguinaire Denis Sassou-Nguesso et son clan, la politique d'ouverture sur l'extérieur, de libéralisation économique, de la gestion des entreprises d'État et surtout de la concrétisation des projets sont plus que jamais confrontées à un grave déficit se profilant sur des années à venir.

Un grand nombre d'entreprises et projets se trouvent dans une situation financière plus que délicate. Lorsque l’on gouverne un pays en octroyant la part belle à son clan au détriment du peuple, cela est sans conteste un système politique qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux et qui ruse avec ses principes. Tout ceci est par définition un système moribond et destructeur.

Il y a lieu de constater que ce gouvernement étale chaque jour son incompétence par un désintéressement des besoins élémentaires du peuple et ne gouverne pas si ce n’est que pour traiter les magouilles financières et totalement personnelles. Ou encore moins, un tas de mesurettes qui ne règleront rien parce qu’inefficaces. En plus, il faut souligner au passage l’impéritie de beaucoup d’entre eux au train de vie scandaleux payés par nos dividendes. Les preuves sur le terrain témoignent que les consciences dirigeantes de ces derniers ne s’éveilleront pas. Ces membres du gouvernement, députés, collaborateurs et autres hauts fonctionnaires d’état ne renoueraient pas avec la morale ni encore moins avec le bon droit en abandonnant la corruption, les abus, le népotisme, le favoritisme, le clientélisme et encore moins le clanisme.

Voici venue l’ère des bonobos de l’insouciance et de la débauche politique


Une Cessation de paiement se pointe à l’horizon risquant de priver encore une population de quoi subsister dans un pays qui a pourtant tout eu. La dette publique a explosé. Le Congo-Brazzaville est en cessation de paiement. La république congolaise n’arrive plus à payer ses dettes. Les caisses du trésor public sont vides. C’est l’audit des comptes publics, fait par le FMI, qui a révélé l’information. La crise de la zone CEMAC s’est accentuée. Et les pays producteurs de pétrole paient le prix fort.

C’était un secret de polichinelle. Le Congo est bel et bien en cessation de paiement. L’audit des comptes publics, qu’a effectué le FMI, a révélé que la dette publique a bondi de près de 10% en quelques mois. Le FMI a intégré dans son calcul des dettes non déclarées par le gouvernement au club de Paris.

En novembre dernier, Africtelegraph s’inquiétait déjà de la situation économique qui prévalait dans notre pays.

Aujourd’hui, le taux d’endettement a atteint 77%. Soit 7% de plus que la limite autorisée de 70% pour la zone CEMAC. La dette a tellement bondi au Congo, que les services de la dette et du trésor sont désormais incapables de rembourser les prêts. C’est ce qu’on appelle une cessation de paiement.

Afin de contrer cela, le gouvernement congolais a demandé à la Banque Centrale de Chine de prendre le relais du remboursement des financements des projets chinois. Et de racheter sa dette. Mais cela a un coût supplémentaire, et alourdit la dette.

Pourtant la production pétrolière du Congo n’a fait qu’augmenter depuis un an. Contrairement au Gabon ou à la Guinée Équatoriale, il a une population plus importante qui permet le développement d’industries propice à la consommation de produits locaux. Cela aurait dû participer à baisser les sorties de devises.

Mais depuis plusieurs mois déjà, de nombreux fonctionnaires ne sont plus payés. La tension sociale monte, comme c’est le cas dans toute la zone CEMAC. Au Gabon, la situation n’est guère plus reluisante. Le gouvernement a pris des mesures d’urgence pour mettre en place un plan de relance économique (PRE). Les résultats de ces mesures tardent à se faire ressentir.

Les réserves de la Guinée Équatoriale et du Congo qui étaient les plus importantes à la BEAC, sont aujourd’hui les plus faibles. Bien derrière le Gabon et le Cameroun. Ainsi, en décembre dernier, c’est toute la zone CEMAC qui avait échappé à une dévaluation, organisée par le FMI…

L’Etat choisit de renflouer son stock d’armes de destruction massive des populations du POOL et laissant installer dans l’ensemble du pays l’impunité totale des crimes et délits commis par les membres du clan. Ce pouvoir cynique ferme les yeux sur les dérives de Christel Denis SASSOU qui continue à saigner les finances publiques jusqu’à mettre en faillite sa propre fondation qui ne fonctionne qu’avec l’argent issu des détournements des fonds publics. Allons seulement disent-ils : « OYO EKOYA EYA ». Et vivre aisément aujourd’hui tant pis pour demain est devenu la règle.

Que dire de la municipalisation accélérée qui n’est autre chose que l’enrichissement accéléré des membres du clan Sassou.

Ce qui se dessinait depuis plusieurs années se confirme de jour en jour. Certains aboyeurs au service du clan découvrent avec un étonnement tout empreint d’hypocrisie, la faillite abyssale d’un système politique clanique effrayant. Ce que tous savaient depuis longtemps et qu’aucun ne voulait vraiment affronter : La faillite du gouvernement laisse place à un probable héritage empoissonné.

On découvre que ces pseudos buveurs de sang n’étaient qu’un ramassis de colporteurs de mensonges qui se pressaient à aller vider les caisses de l’Etat au lieu de travailler et bâtir de façon consciencieuse et intelligente. Leur inutilité n’est plus à démontrer, ce qui étonne c’est plutôt pourquoi ce gouvernement reste encore en place ? Comment coûtera demain le redressement de la fonction publique, l’armée, la gendarmerie, la Police, la SNPC, la SNE, SNDE, du CFCO, de la POSTE, du CHU, ECAIR, COGELO,la S.p.c (Société des pavés du Congo) …tout est en déclin.

Et d’ailleurs, ce gouvernement de fait ne décide de rien. Tout est à la solde de la régence du clan Sassou. Et surtout pourquoi notre inertie devant tant de gabegie sur notre bien commun ?

La faillite d’un système incompétent et corrompu


C’est la stratégie du désespoir et du chaos. Pas même ces fidèles aboyeurs n’osent croire que ce énième violation des instituions va changer quelque chose d’efficace dans cette crise politique et socio-économique qui menace d’emporter tout le pays. Ces pantomimes que nous dénoncions depuis des années se suivent alignant des décisions inutiles ou simplement inappropriées. Il en va ainsi du grand désespoir qui pointe sur les officines à la solde de SASSOU. La crainte d’un soulèvement populaire pousse M. Denis Sassou Nguesso a inventé des scénarios qui mettent en lumière les limites d’une politique désastreuse.

Les médias pro–gouvernementales passent leur temps à nous casser les oreilles avec des slogans qui ne signifient plus rien aujourd’hui alors que toutes les institutions publiques et parapubliques sont en faillite: le système de santé congolais est inexistant. L’éducation est en faillite, le réseau routier est en faillite, la culture est déficitaire, tout ce qui a trait au gouvernement congolais est dans le trou financier.

La solidarité nationale fissurée avec la tragédie que vit le département du POOL. Celui-ci est transformé en une rivière de sang qui n’épargne aucun habitant de ces contrées. Cela part du nouveau-né à la vieille maman en passant par ces jeunes apeurés fuyant vers l’inconnu et qui tous au final servent à alimenter le dépit de cette rivière de sang. Cela laissera sans aucun doute une profonde cicatrice qui dépassera de loin la faillite morale et économique actuelle. Car le POOL vit un génocide à huis clos.

La cruauté de ce pouvoir sanguinaire est sans limite. Comment peut-on honorer en grande pompe des miliciens de Sassou pour avoir contribué à la prolifération de la haine entre congolais ? Les corps de nos mamans, enfants, vieillards pourrissent dans la forêt sans sépulture. On est bien loin de l’unité et la paix dont nous vantent tant les chantres du pouvoir par le sang. Quel leçon du vivre ensemble qu’offre là le pouvoir de Brazzaville. Un héritage inscrit d’avance dans le sang des paisibles populations du POOL et celles qui sont tuées en toute impunité dans les quartiers Sud de Brazzaville qui sonnera-t-il le glas d’un Congo qui naviguerait entre détestation et irréconciliabilité ?

Face au manque d’eau potable, d’électricité, à la pénurie de gaz butane et de carburant, la faillite du système de santé et de l’éducation, des routes devenues mortuaires par manque d’entretien… la priorité de ce pouvoir bancal est l’amplification de la terreur dans le Pool au lieu de procéder à un dialogue entre les filles et fils d’un même pays qu’est le Congo-Brazzaville.

Notre pays est malade et en faillite alors que d’autres pays africains affichent un taux de croissance allant de 5 à 10 % comme l’Éthiopie, le Kenya, le Maroc, le Ghana, la Côte-d’Ivoire

Nous mettons en lumière depuis des mois les lacunes de chaque ministère mais surtout montrer qu’il est aussi possible de relever le défi de l’avenir. Toute possibilité d’aller de l’avant, dans le sens de l’accomplissement des changements qui permettraient à notre pays de s’inscrire irréversiblement dans la perspective du développement, nous semble donc conditionnée, aujourd’hui, par l’aptitude des citoyens congolais à surmonter ce fléau qui sévit actuellement dans toutes les couches sociales : La corruption et la poursuite des privilèges et du gain facile.

Tant que subsisteront ces tares, le Congo ne peut se projette vers une politique d’avenir et de développement. Nous continuerons à patauger dans un éternel recommencement.

Notre démocratie balbutiante (si elle est une) ressemble de plus en plus à l’éternelle et absurde tâche de Sisyphe. On passe notre temps à se préoccuper de savoir qui sera l’élu providentiel, tant rêvé, aux prochaines élections, qui apportera avec lui les promesses magnifiques et qui en définitive décevra encore pitoyablement, laissant place à de nouvelles spéculations politiques encore plus farfelues. Pendant ce temps le Congo saigne, le Congo se vide de ses plus éminentes compétences avançant inexorablement vers une faillite et un héritage empoisonné.

Jean-Claude BERI


Malaise à la Société des pavés du Congo : les travailleurs demandent le départ du D.g

Rien ne va plus à la S.p.c (Société des pavés du Congo), entreprise publique créée en 2016. Depuis quelques mois, le climat est tendu entre la direction et les employés qui traînent des arriérés de salaires de dix mois. A bout de patience, les travailleurs ont simplement choisi de passer à l’offensive. La semaine dernière, ils se sont mis finalement à exiger au ministre des finances, du budget et du portefeuille public, le limogeage du directeur général, Louis Oniangué, en raison de sa gestion qu’ils jugent «calamiteuse» et la suspension de la directrice administrative et financière. «La S.p.c est gérée comme un plat de saka-saka où chacun peut se servir selon la grandeur de la paume de sa main. La mauvaise gestion du directeur et son incompétence face à tous les maux gravissimes que subit notre société, nous poussent à demander son départ immédiat et sans condition, faute de quoi nous allons organiser un sit-in», écrit leur collectif. Mais, pour la direction de la S.p.c, les problèmes auxquels l’entreprise est confrontée sont dus à l’absence de subvention de l’Etat, depuis la création de l’entreprise il y a un an environ. Le Ministère des finances va-t-il voler au secours du directeur général? Par ces temps de crise, rien n’est moins sûr.

 

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