25/07/2014

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Congo-Brazzaville : Changeons le système politique actuel

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L’an 2012 est une année où seront organisées des élections législatives dans notre pays pour donner un sens aux mots liberté de penser, d’agir et démocratie.

Cette liberté qui est perpétuellement confisquée, nous pouvons la recouvrer en faisant des élections prochaines un premier objectif dans le processus d’un changement systémique. Le système actuel dont le chef de file obéit à des règles imposées par l’influence nocive de son entourage est loin d’être un modèle satisfaisant de gouvernance. Comme nous le confirme ce proche du système qui préfère garder l’anonymat par peur de lynchage: « Le clan, la famille proche et tous les autres qui l’ont aidés agissent tous les jours pour le persuader qu’il doit encore rester au pouvoir au-delà de 2016. En revanche, eux s’en chargent de la stratégie de répression à user pour préserver le pouvoir. Par exemple : en fermant les yeux sur les abus de chaque ministre qui use aujourd’hui de son pouvoir pour attirer de plus en plus d’adeptes au clan. Chaque ministre représente une région, une ethnie et à la mission de tout faire pour convaincre les siens à maintenir ce système en place… ».

Le Système politique actuel au Congo est nocif et nuisible

Cette affirmation fait froid au dos. Elle n’est pas une révélation mais la preuve d’une constatation que tout un chacun peut-être amené à faire sur le terrain. En disséquant ce système nous tenons à montrer que les erreurs de celui-ci ne sont pas seulement imputables aux seuls membres du clan. Comme le disent certains observateurs : « Si cela ne dépendrait que de Denis Sassou Nguesso, il serait prêt à favoriser l’alternance. Mais il y aurait trop d’intérêts à perdre pour que le clan laisse une telle idée prendre forme ».

Ainsi voilà un homme qui avait tout pour réussir et même à se faire aimer s’emprisonne dans une forme d’escalade de la confrontation politique indigeste pour satisfaire les ambitions régressive de certains radicaux de son camp. En projetant ses enfants dans l’arène politique, Denis Sassou Nguesso s’est lié les mains. Autant, d’une part, les affidés veulent que le système perdure pour continuer à accumuler les richesses, autant, d’autre part, ils s’organisent pour que ce système clanique ne soit pas incarné demain par un autre Congolais. Devant ce dilemme, Denis Sassou Nguesso demeure aujourd’hui impuissant pour sévir les ministres qui ont largement échoués et sur lesquels pèsent de lourdes accusations de détournements et de corruption, de constituer d’énormes réserves pour préparer 2016 qui sera l’année de tous les dangers.

Il suffit de faire le tour dans les ministères à Brazzaville, sans exception, pour s’en rendre compte que ceux-ci en prétextant œuvrer pour la nation concentrent leurs efforts à protéger leurs arrières. Cela se traduit par l’utilisation de la langue du ministre en poste, comme langue de travail. C’est une marque de protectionnisme d’un pré carré qu’il faille défendre coûte que coûte. Dans ce cas, où est l’intérêt de la république dans cet innommable et odieux processus de gouvernance ? Sans risque de trop nous avancer, ne serait-on pas entrain de s’enfoncer dans un processus de morcellement du pays en plusieurs entités régies par ces pseudos ministres ? Dans ce contexte, il n’est pas utile de préciser que pour espérer être embauché les voies à emprunter sont toutes tracées : cooptation, appartenance ethnique, filiation au ministre mais surtout dérogation spéciale du clan au pouvoir : le maître d’œuvre du système. Alors nous congolais, nous sommes en droit de s’interroger. Le Congo sombre progressivement dans une déviation hégémonique consternante qui enfonce le pays dans un labyrinthe sans fond.

Justement, c’est dans ce contexte que l’on se demande : Comment reprocher à un ministre de dépenser plus de 1000 milliards F.CFA en moins de cinq ans sans pour autant que l’objectif énergétique visé ne soit honoré ? En guise de récompense, il a été muté à un autre ministère.

Comment blâmer un ministre qui dilapide les fonds destinés à la réhabilitation du CHU, privant les populations dépourvues des bénéfices de soins dans des structures adéquates ?

Comment un ministre peut laisser perdurer des fraudes massives et des comportements indécents de certains professeurs d’université quand on sait que ces agissements affaiblissent le niveau et tirent vers le bas l’éducation de nos compatriotes ?

Comment un ministre peut-il fermer les yeux devant cette insupportable flambée des prix pénalisant les ménages en laissant les libanais et autres étrangers s’engraisser sur le dos des congolais ? Cette attitude est-elle juste le fruit d’un manque de personnel comme on veut nous le faire croire ?

Comment un ministre peut-il tolérer les excès de séjour à l’étranger de beaucoup de ses collaborateurs, sous prétexte d’urgences médicales alors que les coûts de ces voyages torpillent le trésor public et ruinent l’économie ? Nous ne mettons pas en cause ici les cas avérés qui ont toute notre approbation. De même, tous les ministres et leurs collaborateurs créent des missions fictives pour décaisser les fonds au Trésor.

Changeons le système politique actuel pour relancer la démocratie au Congo

Comme on peut le constater les exemples pleuvent et n’en finissent pas pour montrer à quel point que le système en place dans notre pays est un virus pour notre jeune démocratie. La devise de celui-ci pourrait être la suivante : vole, pille, et protège le pouvoir du clan. Car c’est le clan qui fait et défait ces ministres en claquant juste les doigts. En faisant allégeance au Clan au pouvoir, on garantit son poste et ses actions mafieuses. C’est pourquoi, il est impérieux, dès maintenant, d’éviter d’enfermer le pays dans ce système non seulement très inégalitaire mais destructeur du progrès. Un système répressif, cloisonné et corrompu.

Pourtant, il nous parait opportun de relever que le mal congolais n’est plus forcément imputable aux seuls membres du clan Sassou. Bon nombre de nos compatriotes se servent de ce système pour ruiner encore davantage le pays. Ce n’est pas le Clan qui falsifie les devis et factures pour des travaux jamais réalisés mais pourtant se font payer des fortunes. Ni encore moins se dénude pour semble t-il, honorer les morts. Ce recul culturel est imputable à chaque congolais qui observe sans agir ni dénoncer.

On est bien là dans un système où la démocratie est synonyme de corruption à outrance. La justice au Congo est sous les ordres du gouvernement et de nombreux juges sont cités dans des cas de corruption et de favoritisme. L’indépendance de la justice est un vœu pieux. Car les magistrats à défaut de faire allégeance sont continuellement humiliés. Dans d’autres cieux, n’est-il pas vrai que c’est le Président qui protège la magistrature ?

Comme on le dit si bien à Brazza, chaque congolais a un prix. C’est cette corruption qui aveugle le peuple qui se laisse chaque fois voler ses élections soit en acceptant les députés, les élus locaux et les maires qui sont nommés par ce pouvoir corrompu et injuste. Dans tous les cas les voix du peuple sont ignorées.

Reconnaissant tout de même que le sassouisme n’est pas un bloc totalement négatif. En 27 ans de règne, il y a des choses positives qu’il serait intellectuellement défaillant d’occulter. Seulement la démagogie a pris le dessus sur tout transformant la politique en une notion vulgaire, sans scrupule et lui enlevant chaque jour le peu de crédit qu’il pouvait encore espérer dans ce paysage congolais.

C’est pourquoi, il est utile de faire des élections de 2012, une manière de choisir autrement les députés et les élus locaux. Une manière de décider et de travailler autrement comment garantir le développement du bien-vivre. De même, une manière de lutter autrement contre toutes les injustices sociales. Nous avons l’opportunité de faire de la solidarité un moteur de rapprochement de tous les congolais et de développement en choisissant le député et l’élu local qu’il faut. Il est donc nécessaire de s’orienter vers une alternative à ce système infectant, avilissant et épuisant pour affirmer l’unité des congolais. « Ne dit- on pas que c’est le peuple qui fait l’histoire ? »

En quoi notre peuple est-il si différent du sénégalais aujourd’hui qui se lève pour dire trop c’est trop ? La résignation est une faiblesse impardonnable pour un peuple qui aspire au progrès. Il est donc nécessaire de ne pas voter les yeux fermés à partir d’idéologie démagogique. Débarrassons-nous de ce système pour soutenir l’exigence d’un Congo nouveau, respectueux du droit des citoyens et de la démocratie. Pour ces raisons, rejetons en bloc ce système qui favorise l’injustice sociale. Les Congolais doivent réapprendre le langage de la vérité, et seulement la vérité même amère.

Aimer les Congolais, ce ne seront plus ces slogans creux, mensongers : « Nouvelle Espérance, Chemin d’avenir » pour mieux les endormir, les exploiter,  les laisser se débattre dans des situations auxquelles ils n’arrivent pas à trouver explication.

Ce n’est pas rendre service à un patient que de le laisser dans l’ignorance de la nature de son mal. Informer, instruire, impliquer dans le combat pour la guérison, mais surtout lui donner espoir.

Pour bouger nous avons besoin d’un dessein, d’un idéal, d’un défi, d’une métaphysique. Pour se soulever au dessus de toutes sortes de divisions et imbriquer nos intérêts  pour rejoindre le convoi des nations dynamiques, nous sommes tenus de combiner l’énergie du  désespoir en lucidité. Le Congo-Brazzaville navigue sans  gouvernail, sans boussole. Pour être au rendez vous de l’histoire, nous devons avoir un véritable projet de société. Le monde d’aujourd’hui ne tolère ni erreurs ni errements ni écarts. Nous devons offrir aux Congolais une démocratie réelle et non de façade.

Jean-Claude BERI,

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Commentaires  

 
0 #1 De Brazza 03-03-2012 10:57
Que dire de plus , triste réalité mais pas une fin en soi, il faut se battre comme vous le dites tout ceci peut changer si le peuple le veux bien. Ils sont peut-être forts maintenant mais ils ne le seront pas toujours
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