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*** Fiasco des meetings de la honte organisés par le PCT à Paris , Pierre NGOLO et NGAKALA humiliés, salle presque vide, des militants réclamant les 250 euros en colère !!! ***

La société congolaise plombée par La paranoïa institutionnelle de Denis Sassou Nguesso

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« La prédominance du système corrupteur inique instauré par le clan SASSOU annihile, affaiblie tout élan d’effort et de réussite par la méritocratie.

C’est de cette manière que le système bâillonne notre armée. Celle-ci courbe l’échine devant des officiers affairistes qui ont totalement désavoués leur devoir républicain et la sauvegarde du peuple en vendant leur âme au diable, devenant des adeptes d’une secte qui incarne la dictature au Congo. » JCB

L’anarchie et la corruption au sommet de l’État

Les Congolais qui avaient encore dans leur esprit un doute possible sur l’engrenage de la société congolaise par le poulpe nébuleux qui disperse ses tentacules corrupteurs partout où il flaire l’odeur des francs CFA doivent se résoudre à l’admettre, bon gré mal gré. Ce que craignaient depuis plus d’une quinzaine d’années les Congolais est entrain de se vérifier au grand jour. La société congolaise a atteint un stade de corruption où plus rien n’a de valeur, pas même le respect de l’être humain, sauf la poursuite effrénée de l’enrichissement illégal quitte à bafouer les principes élémentaires qui régissent un État moderne. Les récents événements du 4 Mars 2012 ont prouvé encore à quel point la société congolaise est asphyxiée par les détournements scandaleux et minée par l’inexemplarité au sommet de l’ État (1). Les récentes informations émanant de la présidence de la République font état d’une somme de 400 milliards de F.CFA qui aurait été débloquée pour délocaliser les sites militaires sensibles et les casernes vétustes. Cette somme affolante, pour un État qui serait incapable de se procurer le strict minimum pour faire fonctionner un hôpital, aurait miraculeusement disparu sans que cela n’émeuve la hiérarchie militaire. N’eût été la catastrophe du 4 mars dernier, les Congolais n’auraient jamais su qu’une telle somme s’est volatilisée entre la présidence de la République et le haut commandement militaire. La présidence de la République laisse penser qu’elle aurait été injustement détournée par une frange d’officiers (généraux et colonels) qui se seraient accaparés de cette somme pour des investissements dans des projets strictement personnels. A qui peut-on faire croire qu’une telle somme pouvait disparaitre sans laisser de traces ? Quelles sont ces officiers Congolais qui auraient l’audace de détourner une telle somme sans que le président de la République ne s’aperçoive de rien ? L’armée congolaise serait-elle un repère des maffieux et corrupteurs ? Ou simplement cherche-t-on à humilier une armée qui comporte dans ses rangs des officiers qui ont le sens du devoir et le respect des biens de l’État ?

Les arrestations des officiers et sous officiers, dont les noms sont rendus publics, qui seraient suspectés de manquement au devoir et d’atteinte à la sécurité nationale posent un vrai dilemme dans l’opinion publique congolaise. Si les faits sont avérés, ces hommes mériteraient la cour martiale. Autrement, une telle grave accusation, non seulement discrédite notre armée mais conforte la thèse de l’existence d’une cellule mafieuse au sommet de l’état, plus particulièrement de l’armée et au ministère des finances.

Les dérives et la désorganisation du pouvoir clanique de Sassou Nguesso

Au Congo, Sassou Nguesso exerce le pouvoir dans une logique indécente et autiste. Il règne un grand flou, une grande contradiction entre l’explosion du 4 mars 2012 et l’arrestation de ces hommes présentés aujourd’hui comme « les pseudos auteurs » de l’ignoble forfait. Ceci bien entendu conforte de plus en plus la désaffection des Congolais à l’égard de ce gouvernement cynique, immoral et incompétent incarné depuis octobre 1997 par Denis Sassou Nguesso.

Les résultats de cette enquête ne sont livrés d’ailleurs qu’à compte goutte, les enquêteurs ayant choisi de cloisonner toute opération. Tout de même, on part d’un constat de court-circuit, qui n’est à ce jour ni récusé ni conforté, on passe à une accusation d’atteinte à la sécurité nationale mettant en cause certains officiers qui étaient encore hier des piliers de ce pouvoir. On reconnait là la méthode pctéiste des années 80. Un système articulé autour des manœuvres mensongères visant toujours à rejeter la faute sur les autres et surtout à humilier, à sacrifier. On utilise des gens en usant de leur dévouement pour ensuite les balancer dans la cage du loup comme des vulgaires kleenex. C’est ce qui se passe actuellement avec les multiples arrestations arbitraires perpétrées dans la ville de Brazzaville.

Les Congolais émettent un sérieux doute sur la fiabilité de cette fameuse commission d’enquête. Dès lors que Sassou Nguesso encense les membres de son clan et tout petit procès médiatisé par ce gouvernement vise à entériner les purges contre les élites qui ne sont pas membres du clan au pouvoir. L’objectif est de se débarrasser des Congolais « socialement nuisibles ». Leur arrestation est souvent due à  la délation, à la pénalisation croissante des comportements sociaux et généralement programmée à partir de quotas prédéfinis et parfois dépassés, qui manifestent la « culture du chiffre » chère à Denis Sassou Nguesso et ses proches. Cela permet un renouvellement massif des cadres de l’administration, désormais constitué d’un personnel aux ordres.

A l’évidence, on serait passé d’un malheureux et dramatique incident à une affaire d’Etat. Si ces hommes sont accusés d’avoir détournés cette somme pour faire fructifier leurs entreprises privées que cela soient démontrées et prouvé aux yeux des Congolais. Ce serait une justice pour toutes ces victimes innocentes. De même, ça serait, par la même occasion, une manière digne de laver l’injurieux affront porté au professionnalisme de notre armée. Dans ce cas, ils ne seront pas les seuls, car dans notre armée, nous comptons plusieurs généraux et colonels qui se sont enrichis en utilisant les mêmes stratagèmes de corruption. A commencer par l’Amiral Jean Dominique OKEMBA en passant par le général Norbert DABIRA pour conclure par le colonel Edgar Nguesso, Willy Nguesso et Christel Sassou-Nguesso sur lesquels pèsent de lourds soupçons d’enrichissement « extraordinairement rapide et étonnant frôlant l’illicite » (2). Les membres du clan Sassou sont présentement des véritables prédateurs de la République. Si leur enrichissement ne présentait aucune zone d’ombre, il serait crédible qu’une enquête impartiale le confirme par les procédures juridiques adéquates. L’application d’une justice à deux vitesses, comme c’est le cas malheureusement, n’honore ni l’armée, ni encore moins le pays tout entier sur lequel tous les projecteurs du monde sont braqués.

La paranoïa institutionnelle de Denis Sassou Nguesso

Notre armée est à présent gangrénée par la corruption comme l’est tout le sommet de l’État. Sassou Nguesso ne peut nullement sévir du fait que cette armée de vandales est son atout pour se maintenir au pouvoir. On y trouve d’autant d’hommes d’affaires exerçant des métiers parallèles et qui brasseraient autant des milliards que leurs homologues civils. La règle qui consiste d’interdire tout soldat d’exercer une activité commerciale n’est jamais appliquée. Les congolais sont sans ignorer que tous les généraux et certains colonels qui entourent le pouvoir ne sont jamais des militaires à temps pleins. Pourtant il n’empêche que ces officiers touchent des salaires affolants pénalisant lourdement les finances publiques. Certains d’entre eux ne mettent les pieds dans les casernes qu’une fois par semaine. Mais, ils sont régulièrement présents dans leurs entreprises privées et cela au vu et au su de tout le monde. La prédominance du système corrupteur inique instauré par le clan SASSOU annihile, affaiblie tout élan d’effort et de réussite par la méritocratie C’est de cette manière que le système bâillonne notre armée. Celle-ci s’agenouille devant des officiers affairistes qui ont totalement désavoué leur devoir républicain en vendant leur âme, devenant des adeptes d’une secte qui incarne la dictature au Congo. Denis Sassou Nguesso observe et laisse faire tant que ces officiers affairistes ne manifestent aucune intention d’annihiler le pouvoir du clan.

Les thèses sur la paranoïa personnelle de Denis Sassou Nguesso sont nombreuses, néanmoins, c’est la paranoïa institutionnelle qui expliquerait le mieux ces comportements : son obsession du complot et de la trahison l’auraient poussé à se sentir de plus en plus impuissant et menacé alors même que constitutionnellement son pouvoir est renforcé, et l’ont ainsi encouragé à affirmer son pouvoir personnel devenu cynique. Cette affirmation s’est faite d’une part à travers des purges, destinées à vaincre de façon préventive toute potentialité d’opposition ou de complot; d’autre part à travers le cumul incessant de toutes les fonctions, comme en octobre 1997 lorsqu’il cumule les postes de Président de la République, Chef du Gouvernement, Chef Suprême des Armées et ministre de la Défense Nationale. En outre, il demeure le Président du Comité Central du PCT.

Ainsi, le pouvoir de Denis Sassou Nguesso peut être à la fois qualifié d’absolu, et d’excessif, dans la mesure où son empreinte est présente dans toutes les sphères de la société congolaise gangrénée par le cynisme, la corruption, l’impunité et l’incompétence, sans pour autant répondre à une logique toujours rationnellement défendable. Son pouvoir est également absolu du fait de l’absence d’opposition structurellement organisée, laminée par des querelles de leadership, une société civile apathique malgré la désaffection des Congolais, les différentes formes d’insubordination, ou encore l’imperméabilité de certaines cultures, notamment en ce qui concerne la religion qui connaît un certain renouveau sur l’ensemble du territoire. De même, aucune association de résistance de la diaspora congolaise n’a réussi à s’affirmer et s’opposer à Denis Sassou Nguesso, qui a toujours réussi à balayer toute entrave à son omnipotence (3).

Ainsi, le pouvoir de Denis Sassou Nguesso, malgré quelques limites encore timides, correspond bien à une dictature, un totalitarisme, reposant sur une domination totale, une conception intégriste et clanique de la politique qui fait régner la terreur, l’élimination des opposants et le culte de la personnalité.

De même nous n’y croyons guère en cette justice diligentée par Mr SASSOU. Elle est truffée d’incohérence marquée par l’absence et le non respect de la règle de la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire. Comme on peut le prédire, ça sera une justice pipée d’avance. Le ministère de la défense (Chef de l’Etat) est juge et parti. Ce qui lui laisse le soin de manipuler et les preuves et les conclusions de l’enquête à sa guise. C’est une  mascarade de justice inféodée au pouvoir clanique.

Jean-Claude BERI

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(1) - LA SOCIETE CONGOLAISE EN MANQUE DE VISION COLLECTIVE

(2) - Denis Sassou Nguesso : Son pouvoir affairiste crucifie et ruine les chances de développement du Congo

(3) - Le marketing politique et le cynisme de Sassou Nguesso

Commentaires  

 
+1 #4 JCBeri 10-04-2012 18:24
Encore une ineptie du pouvoir pour brouiller les pistes . Il est conseiller de ne pas se laisser manipuler par cette prolifération des infos qui ne servent qu'a noyer le poisson. JDO , entendu mais pas arrêté pourquoi? Ou encore pourquoi cette deviation , après les TEKES vers le POOL?
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0 #3 Francia 10-04-2012 18:23
Colonel Jean-Claude MOPITA (Direction Centrale des Armes et Munition)
Colonel Germain AKINDOU IKONGA (Directeur général des équipements)
Colonel Frédéric INGANI (Chef de l’établissement central de réparations des armements et munitions « ECRAMU »
Colonel André SAHOUS (commandant du bataillon des chars légers)
Général Laurent-Noël ESSONGO (Chef d’Etat-Major de l’armée de terre)
Colonel Marcel TSOUROU secrétaire général adjoint du « Conseil National de Sécurité »
Il se raconte dans l’entourage du chef de l’état que c’est sa politique d’ouverture envers les ressortissants d’autres régions (notamment ceux du pool) qui serait à l’origine de cet immense complot qui n’a pas encore livré tous ces secrets, tant il est vrai qu’il existe une pléthore de pistes à explorer.
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0 #2 Okouéré alain 27-03-2012 14:25
A l’opposé, on relève que «des maisons et autres immeubles grand standing poussent dans nos villes comme des champignons. Qui en sont les propriétaires et avec quels moyens ou quels salaires les construisent-ils?». la «Commission nationale de la lutte contre la corruption et la fraude devrait monter au créneau… Mais comment, quand et avec quels cadres… vaccinés contre le fléau…?». Une interrogation qui sonne comme un défi lancé à cette commission.
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0 #1 Okouéré alain 27-03-2012 14:25
La généralisation de la corruption et de la fraude est une réalité au Congo.
La catastrophe dont ont été victimes les habitants de Mpila et de Ouenzé, le 4 mars, a révélé - tout le monde en a conscience - de lourds dysfonctionneme nts dans la machine administrative congolaise. Il y a de l’incurie dans les services publics et les cabinets ministériels, dans la gestion des ressources financières, notamment les crédits alloués. Alors, on se pose beaucoup de questions: «Combien d’écoles ont été construites chaque année? Combien d’hôpitaux ont été équipés? Combien d’établissement s publics ont été réhabilités dans tous les secteurs de la vie publique? Que fait la cour des comptes? Que fait l’inspection générale d’Etat?».
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