
« Le changement démocratique se construit, il ne se décrète pas. Nous devons nous engager à fond dans la voie du changement qui est un état d’esprit. Il est la loi de la vie humaine, il ne faut pas en avoir peur. Le Congo pour tous; faisons fi de la corruption, des arrestations arbitraires, des intimidations, des empoisonnements et des assassinats dont le pouvoir dictatorial et clanique de Denis Sassou Nguesso est maître. »
Face à l’impasse politique dans laquelle est plongée le Congo-Brazzaville depuis l’instauration du système de diktat politique mis en place par le pouvoir clanique, de plus en plus de Congolais songent à d’autres solutions que celles utilisées aujourd’hui par les acteurs inter-congolais. Le refus catégorique du clan, par l’intermédiaire du parti satellite au pouvoir (PCT) de renégocier les cadres électoraux injustes, impopulaires, sectaires , antisociaux et antidémocratiques soutenus le pouvoir conduit la classe politique congolaise dans une voie sans issue. C’est ce que dénonce aujourd’hui la plus part des observateurs internationaux qui accordent aujourd’hui un intérêt particulier à la cause des démocrates congolais. Le constat de ces derniers est plus qu’alarmant et ne présage rien de bon face l’entêtement aveugle des leaders claniques qui s’organisent mutuellement pour s’ériger les pleins pouvoir dans un pays où le peuple ne demande rien d’autre que de vivre dans une paix démocratique tournée vers une alternance pacifique.
L’horizon du Congo-Brazzaville s’assombrit de plus en plus et le déterrement de la hache de la guerre n’est plus une vision utopique. Les membres du clan au pouvoir qui multiplient d’un côté les opérations de séduction envers le peuple et de l’autre les intimidations pour semer ou faire resurgir le spectre de la guerre civile usent de tout pour sécuriser un pouvoir qui s’effrite. Le tout en projetant tantôt l’isolement des membres claniques les plus influents et qui ne seraient pas du goût des fils et parents de SASSOU, tantôt en projetant même la mort de ces derniers. L’argent et le fétichisme deviennent au sein du clan les armes privilégiées pour conserver le pouvoir. Certains diront que c’est tant mieux les vampires s'entredéchirent entre eux. N’empêche que ça reste des congolais qui méritent autant de dignité et de respect. Seule la loi de la justice impartiale peut juger où condamner un congolais.
De l’autre, nous avons une opposition, qui se découvre, comme sortie d’une lente amnésie, infectée, infiltrée, inféodée, instable, inorganisée mais surtout qui se laisse engluée par la frénésie de l’appât du gain facile au détriment de la défense des idéaux patriotiques. La raison est simple, la grande partie de ces leaders politiques dite d’opposition n’ont plus rien à prouver ni à défendre. Leur moyenne d’âge gravite entre 60 et 70 ans, voire plus. Beaucoup d’entre eux ont choisi de s’allier au diable pour finir en beauté le peu de jours qui leur restent à vivre. A ce jeu c'est le clan au pouvoir qui mène la danse en injectant dans l’opposition des milliards de F.CFA et en canalisant les insatisfactions de certains par des propositions de postes alléchant. Au final c'est le peuple qui se retrouve avec une démocratie saignée à coup de milliard, une alternance non seulement hypothéquée mais surtout bâillonnée par des manœuvres d’intimidation et les arrestations arbitraires. De ce fait le pays se retrouve gouverné par un castre qui décide de tout sur tout. Doit-on se résoudre à cette situation pleine d’incertitude et au lendemain catastrophique ?
Cette réalité n’est pas acceptable pour un peuple dont l’ambition est de vivre ensemble en paix dans une perspective complexe mais motivée par l’idée généreuse de bâtir un État uni et prospère. L’attitude actuelle du clan qui consiste à mettre en avant des personnes dont l’objectif avéré n’est plus ou moins que la course à l’enrichissement personnel est une minable vision de gouvernance. La gestion de la catastrophe du 4 mars dernier a montré que ces personnes qui sont supposées animer la vie politique sont plus des adeptes des caméras en étalant une richesse honteusement acquise. C’est plus au moins un groupement d’amateurisme qui aujourd’hui fait la honte et la risée de plusieurs palais africains et internationaux. Pourtant, le peuple ensemble cri sans cesse son l’idéal de privilégier le Congo d’abord contrairement à ses gouvernants qui privilégient leurs intérêts. Les faits aujourd’hui parlent d’eux-mêmes nul besoin d’y revenir pour tenter d’expliquer une vérité toute crue.
La grande interrogation du moment réside dans la future gestation d’une nouvelle élite de politique congolais pour s’approprier le combat de la démocratie exemplaire et du développement égalitaire. C’est la clé du salut pour libérer le Congo. Il n’est plus, par exemple, question de prouver l’amateurisme et l’incompétence de nos gouvernants actuels. Le vrai souci réside dans nos tergiversations, nos divisions, notre opposition de façade, notre faiblesse d’esprit, notre manque de patriotisme.... Nous attendons que le pain nous soit donné du ciel sans fournir aucun effort. Pourtant pas très loin de chez nous, au Sénégal, l'exemple vient de nous être montré. Ils n'ont pas attendu l’élection de Mr HOLLANDE pour comprendre que leur destinée est entre leurs mains. Ce qu’il faut c’est puiser dans la méthode HOLLANDE le sens de l’engagement pour des idées justes et novatrices, de la confiance en soi pour être aseptisé de toute tentative de corruption, avoir foi en l’avenir car la jeunesse est la clé de la réussite de demain. Ces notions doivent conduire notre action pour qu'elle demeure exemplaire dans la simplicité afin éviter toute arrogance nuisible. Notre culture africaine nous recommande de la courtoisie lorsqu’on souhaite s’ouvrir aux autres dans une démarche d’équité et de justice. C’est dans ce contexte que la jeunesse congolaise doit s’approprier ces valeurs pour retrouver sa voie et rebâtir une nation modèle. Nous réussirons ce combat par notre capacité à être nous-mêmes, à rassembler les Congolais en leur proposant une nouvelle voie.« Le changement démocratique se construit, il ne se décrète pas. Nous devons nous engager à fond dans la voie du changement qui est un état d’esprit. Il est la loi de la vie humaine, il ne faut pas en avoir peur. Le Congo pour tous; faisons fi de la corruption, des arrestations arbitraires, des intimidations, des empoisonnements et des assassinats dont le pouvoir dictatorial et clanique de Denis Sassou Nguesso est maître. »
Jean-Claude BERI,
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Commentaires
Eh oui, le vent de la révolte et du changement a soufflé sur le monde arabe pour finalement aboutir aux chutes des régimes tunisien, égyptien et libyen et contraint certains dirigeants, tels que le roi Mohammed VI à lâcher du lest. Ce mouvement, loin de s’essouffler, inspire présentement certains militants de la lutte pour la démocratie dans certains pays d’Afrique subsaharienne. Au Senegal la lutte de la société civile continue, malgré le fait qu’elle ait été incapable de contraindre le président Wade, 85 ans, à renoncer à se présenter aux prochaines élections présidentielles de février 2012. Mais les élections ont été une grande victoire de la jeunesse.
Pendant que nous passons beaucoup de temps a parler de la triste situation qui prévaut au Congo, nous oublions que le plus grand danger que guettera le Congo dans les prochaines décennies ne sera pas le risque d'une agression extérieure mais la crise au niveau de ressources humaines compétentes.
L'instruction de base ne devait pas être un privilège réserve a certains enfants issus des familles relativement aisées comme c'est le cas aujourd'hui au Congo.
Cette instruction de base devait être un droit fondamental pour tout enfant Congolais.
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Malgré l'humiliation que le peuple Congolais subi pendant 32 ans de pouvoir tribalo-clanico- Sassou Nguesso, un jour viendra où le peuple dira que trop c’est trop et plus jamais cela.
Que Dieu sauve ma patrie et mon peuple de ses sanguinaires. Amen !
Lève toi fils et filles du Congo et réponds a l’appel de tes aïeux pour sauver le pays.
Je suis optimiste que le jour viendra et cela dans une très proche future quand le peuple Congolais se lèvera comme un seul homme encore une fois, pour reprendre sa dignité et dire non au régime dégradant, méprisant et honteux qu’incarne Sassou.
Aujourd'hui et plus que jamais la patrie appelle chaque Congolais pour faire son droit et devoir pour sauver le pays. Depuis des années les ancêtres du pays observent, non sans avoir honte les errements de tout un peuple.
Dans quel tiroir poussiéreux de l'oubli, les Congolais ont-ils rangé la réputation de leur pays, jadis considéré comme le pays des Braves?
Il est urgent que chaque Congolais s’arrête un temps soit peu court, pour s’interroger sur sa part de responsabilité dans cette incurie que vit le pays.
Le moment n'est plus aux discours lénifiants encore moins la diarrhée verbale décousue de sens d’un Président qui cherche le pouvoir coûte que coûte.
L'heure est à l'action et à l'engagement total et courageux de tout un peuple longtemps humilié. Si les Congolais ne changent pas leurs pensées et leurs actions, ils ne réussiront jamais à changer le pays.
Ce serait une honte nationale si ce refrain de paresse physique et intellectuelle continue à dominer encore les Congolais au point de refuser le changement. Ce serait aussi une infamie à tous les Congolais s’ils refusent de tirer les leçons de ce passé tumultueux et pathétique de leur pays.
Ce pays nous a donné la possibilité d’avoir des compétences dont nous nous servons ailleurs, avec une très grande consternation devant le spectacle que nous offre la nomenklatura congolaise ; alors qu’il une génération qui a les moyens de faire mieux, de faire autrement…
« Nous avons le devoir de lui rendre le minimum possible »
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