31/07/2014

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Court-circuit ou main noire à Mpila : Arrestation des officiers et sous officiers

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Le 4 mars 2012, l’explosion d’un dépôt de munitions a ravagé les quartiers du nord-est de Brazzaville. Dans le feu de l’action, le philosophe et ministre de la Défense, s'est précipité à la télévision et a qualifié cette apocalypse « d’incident et de désagrément ayant fait deux blessés sans gravité ».

Premières arrestations d’officiers militaires suite aux explosions des dépôts d’armes de Sassou Nguesso

Nous venons d’apprendre l’arrestation d’officiers supérieurs militaires à Brazzaville, le 19 mars 2012, suite aux explosions des dépôts d’armes de Sassou Nguesso du 4 mars 2012.

Simples boucs émissaires ou responsables du « court-circuit » ayant provoqué l’explosion selon la version officielle ?

Pour votre gouverne, les principaux officiers militaires aux arrêts se trouveraient à la DST, et sont plus des administrateurs affairistes qui se taillent la part du lion dans tous les marchés des Forces armées congolaises.

Le colonel Germain IKONGA,  Directeur de l’équipement militaire, avec toute son équipe.

Le colonel Jean Claude Mopita, Directeur central des armements et munitions.

Le colonel INGANI de l’armement à la présidence de la république.

Entre temps, plusieurs militaires proches du général Blaise Adoua sont dans l’œil du cyclone, et certains aux arrêts.

D’autre part une grande partie des armements sophistiqués, qui ont explosé, étaient d’origine Russe, et d’une grande nocivité.

Ces armes n’ayant pas été payées, après avoir tué en masse les congolais, il faudra passer à la caisse.

Nous espérons vivement que les Russes proposeront à l’Etat congolais l’effacement de cette dette macabre, Moscou ayant refusé de le faire dans le cadre du PPTE.

Nous pensons que les arrestations d’officiers supérieurs des forces armées congolaises mettent à mal la thèse officielle du court-circuit. Mais nous n’avons rien dit !

Par Bari ma Mbinda

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Nous nous souvenons aussi que le gouvernement s'était réuni dans la nuit de dimanche à lundi pour faire le point sur les premiers éléments de l'enquête. A l’issue de cette réunion, le gouvernement par l’intermédiaire de M. Bienvenu Okiemy, ministre de la Communication affirmait que c'est un court-circuit qui était à l'origine de l'incendie du dépôt de munitions du camp de régiment blindé de Mpila.

Alors que les conclusions de la « pseudo » enquête diligentée par le gouvernement ne sont pas connues, le gouvernement procède déjà à des arrestations arbitraires des sous officiers du régiment blindé.

Au moment où nous écrivons ce communiqué, le sergent chef Alvarez NGOUOLALI MISSIE, le sergent MIERE et quatre autres sous officiers sont sous les verrous.

Aujourd’hui le plusieurs questions se posent:

* Pourquoi ces sous officiers seraient-ils privés de contacts avec leurs familles?

* Qu'est ce qui se prépare exactement autour de cette mise en cause?

* Assistons-nous à la « Ngouabisation » de cette enquête ? En effet, l’on se souvient que tous ceux qui étaient chargés de la sécurité du président Ngouabi n’ont jamais été iniquités?

* Ces jeunes seraient-ils responsables du court-circuit?

* Sont-ils encore vivants?

Passé le choc, nous estimons qu’il va falloir déterminer les responsabilités de tout un chacun :

Le général de division Charles Richard Mondjo, chef d’Etat-major général des F.a.c (forces armées congolaises),

Le haut commandement militaire, du ministre de la défense Denis Sassou Nguesso jusqu’aux chefs de corps suivants :

* Le colonel Claude Mopita, directeur central des armements et munitions,

* Le colonel Yvon EPASSAKA, commandement du régiment blindé,

* Le colonel SAHOUS, commandant du bataillon des chars.

Dans un pays sérieux, le patron des services de renseignement le général Jean Dominique OKEMBA et le ministre délégué à la défense Zacharie BOWAO auraient déjà démissionné.

Nous exigeons donc que la communauté internationale et les familles des victimes soient associées à l’enquête.

Afin d’alerter la communauté internationale, une concertation des congolais de la diaspora sera convoquée.

Nous vous tiendrons informer de la suite ; soyez attentif.

Eugène GATSE

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Explosion du 04 mars 2012 à Mpila : L’hypothèse d’un court-circuit battue en brèche

Certains artilleurs ayant servi au régiment blindé et ceux présents sur les lieux ce dimanche 4 Mars s'accordent pour réfuter l'hypothèse d'un court circuit avancée afin d'expliquer l'origine des explosions au lendemain de celles-ci. Selon eux, les conditions élémentaires de sécurité des dépôts d'armes et de munitions excluent strictement tout voisinage immédiat avec des sources de chaleur comme le courant électrique.

Aucun spécialiste n'ignore la dangerosité de ces engins qui sont à la fois très sensibles à la chaleur, à l'humidité, au frottement et au choc. D'après cette source, les origines de ces explosions sont à trouver ailleurs. L'hypothèse criminelle est de plus en plus envisagée.

Plusieurs militaires se sentent offusqués par ces déclarations insensées et pensent que tout ce qui se dit dans les coins des rues ne relève que de l’imagination fertile et débridée de certaines personnes en mal de gloire. Ils vivent cela comme une injure proférée à un corps qui se veut respectable et discipliné. Aussi, les militaires congolais ne sont pas si idiots, au point de ne pas réaliser la nature des engins qu’ils manipulent. Par définition, le dépôt de munitions est un lieu dans lequel sont où peuvent être stockés des munitions ou explosifs tels que: Obus, roquettes, missiles, petites munitions d’armes à feu, grenades et des mines de tout calibre. Au regard de la sensibilité extrême de ces munitions, le dépôt est généralement constitué de plusieurs bâtiments construits en béton armé ou enterrés pour limiter les risques de vol, d’explosion, etc.

Les galeries de carrières souterraines peuvent aussi servir de dépôt. Comme des poudrières, ces sites sont dangereux et sont naturellement interdits à la fréquentation du public. Ce qui revient à dire qu’en dehors des militaires dûment affectés pour la sécurité du site, personne d’autre ne peut y accéder. Tous les militaires savent que les munitions doivent être protégées des chocs, de l’humidité ou de la chaleur. Le transfert, le transport, le stockage et manipulations des balles, obus, mines et de tout autre type d’explosifs sont intrinsèquement dangereux.

Fort de toutes ces informations acquises dans les différentes écoles, aucun militaire ne peut aujourd’hui accréditer la thèse d’un court-circuit, même si le jour des explosions, ce secteur n’avait pas connu de délestage. De sources concordantes, ces munitions sont dans ces dépôts depuis des lustres et n’ont jamais présenté de danger. Le local où étaient stockés ces engins qui ont une explosion. Pour y accéder, on utilisait des lampes torches. Selon un officier qui a requis l’anonymat, les explosions de Mpila seraient d’origine criminelle.

C'est ainsi qu'elles donnent matière à réflexion et suscitent plusieurs questions. Pourquoi ces explosions n’ont-elles eu lieu qu'un dimanche? Pourquoi sans enquête préalable, on les a attribuées à un court-circuit?

Pour peu qu’on puisse dire, ce drame est l’œuvre d’un habitué des lieux. Le choix du dimanche n’est nullement fortuit. Le criminel aurait assurément compris que la sécurité pendant les jours fériés n’est pas totale sur le site. Sans être devin, mais en demeurant tout de même réaliste, l’on découvre que la thèse d’un court-circuit qui a été annoncée précipitamment, n’aura été qu’une simple diversion. En mettant une telle information bien qu’erronée dans la bouche d’un ministre, elle avait toute la force d’être légitimée.

Plusieurs témoignages recueillis auprès des militaires spécialistes de l’artillerie, corroborent la thèse d’une main noire qui serait passée par là. L’enquête qui vient de démarrer sans fracas fera toute la lumière sur cette ténébreuse affaire.

© Alexandre Mwandza – Le Patriote

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Tragédie du 04 mars 2012 : Le redéploiement des pompes funèbres municipales s'impose

Les derniers évènements tragiques de Mpila ont mis à nu certaines insuffisances de nos administrations publiques. Des critiques fusent de partout pour décrier des dysfonctionnements constatés çà et là. Les pompes funèbres municipales n’échappent pas à cette logique. La difficile conservation des corps des victimes des explosions du régiment blindé pose évidemment le problème des morgues de Makélékélé, Talangaï et l’hôpital militaire.

Beaucoup de Congolais croient que la grande morgue de Brazzaville encastrée dans l’enceinte du centre hospitalier et universitaire (CHU) relève de l’autorité de cette administration. Dans les communiqués funéraires lus à la radio ou à la télé, on parle souvent de «morgue du CHU». Il n’en est pas le cas. La morgue de Brazzaville est un service de la Direction des pompes funèbres municipales (DPFM), qui elle-même fait partie de l'organigramme de l’administration municipale.

Certaines relations administratives de fait avec le CHU s’expliquent par la gestion commune des questions liées à l’hospitalisation des décédés et le dépôt rapide des corps à la morgue. Seulement voilà?: ladite morgue a une capacité de 124 casiers pour accueillir les décédés de la capitale et de ses environs. Pour la relayer, il avait été créé des morgues de transit que sont celles des hôpitaux de Makélékélé, de Talangaï et de l’hôpital militaire.

En fait de morgues de transit, celles précitées ne sont en réalité que des chambres froides sans casiers, avec des capacités d’accueil très réduites, dans lesquelles les cadavres sont entreposés soit sur des civières, soit à même le sol. La dernière catastrophe inopinée intervenue à Brazzaville devrait attirer l’attention des autorités aussi bien municipales que nationales, sur la nécessité d’une part, de réhabiliter la morgue vétuste des pompes funèbres municipales, en doubler voire tripler la capacité d’accueil, et d’autre part, de construire de véritables morgues de relais en lieu et place de ces chambres froides. La ville de Brazzaville qui compte plus d’un million d’habitants ne saurait se contenter ou se satisfaire d’une morgue de 124 casiers. Le ratio d'1 casier pour plus de 8.000 personnes est insignifiant et ridicule.

Le spectacle de ces dépouilles putrescibles exposées le 11 mars 2012 au Palais des Congrès lors de la cérémonie officielle d’hommage de la République aux disparus, devrait nous tirer de notre torpeur. Pourquoi donner toujours l’impression de courir derrière les évènements, alors qu’on peut les prévenir?

Ne dit-on pas que gouverner c’est aussi prévoir!

© Roger Pao-Le Patriote

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Alerte : Les ondes de Radio Forum des droits de l’homme brouillées


Commentaires  

 
+1 #2 Okouéré alain 20-03-2012 22:46
Le colonel Germain IKONGA, Directeur de l’équipement militaire, avec toute son équipe.
Le colonel Jean Claude Mopita , Directeur central des armements et munitions.
Le colonel INGANI de l’armement à la présidence de la république.
Entre temps, plusieurs militaires proches du général Blaise Adoua sont dans l’œil du cyclone, et certains aux arrêts.
D’autre part une grande partie des armements sophistiqués, qui ont explosé, étaient d’origine Russe, et d’une grande nocivité.
Ces armes n’ayant pas été payées, après avoir tué en masse les congolais, il faudra passer à la caisse.
Nous espérons vivement que les Russes proposeront à l’Etat congolais l’effacement de cette dette macabre, Moscou ayant refusé de le faire dans le cadre du PPTE.
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0 #1 Okouéré alain 20-03-2012 22:44
Nous venons d’apprendre l’arrestation d’officiers supérieurs militaires à Brazzaville, le 19 mars 2012, suite aux explosions des dépôts d’armes de Sassou Nguesso du 4 mars 2012.
Simples boucs émissaires ou responsables du « court-circuit » ayant provoqué l’explosion selon la version officielle ?
Pour votre gouverne, les principaux officiers militaires aux arrêts se trouveraient à la DST, et sont plus des administrateurs affairistes qui se taillent la part du lion dans tous les marchés des Forces armées congolaises.
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