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Flash information

*** Recensement de la honte: Likouala = 121.881 électeurs; Cuvette = 121.213 électeurs; Plateaux =116.913 électeurs Bouenza = 112.894 électeurs ; Niari = 96.231 électeurs ; Pool =92.824 électeurs; Sangha =60.622 électeurs Kouilou = 30.217 électeurs; Cuvette-Ouest =44.412 électeurs*** Le règne du tripatouillage, de la tricherie, de la falsification au sommet de l’Etat***

Catastrophe tragique : plusieurs morts suite à l’effondrement du pont reliant Mouyoundzi à Bouansa

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Le pont sur la Bouenza, qui relie la gare Bouansa (ancienne Le Bris) à Mouyondzi, réalisation chinoise des années soixante-dix, qui n’a jamais été ni entretenu, ni vérifié, vient de céder ce 24 avril 2012,

emportant avec lui, dans  l’immense cours d’eau, plusieurs personnes. On dénombre déjà, au moins quatre morts, des disparus et plusieurs blessés. Une fois de plus le dysfonctionnement de l’Etat et l’incompétence des gouvernants sont mis à nu. Quelle sera la réaction des pouvoirs publics devant cette catastrophe qui, de façon évidente, engage la responsabilité pour risque des autorités aussi bien locales que centrales. Le pont de la Bouenza est la seule voie exclusive d’accès à la localité de Mouyondzi (sauf à faire un long contournement par Mabombo) qui, aux derniers recensements objectifs de 1991, était le district le plus peuplé du Congo avec plus de cent mille habitants, mais aussi la localité la plus active qui lui a valu l'appellation nationale de MTR (Mouyondzi travaille et ravitaille). Le dynamisme de la collectivité lui a valu un hommage de l’éminent géologue français, Georges Dupré, dans son fameux et irremplaçable ouvrage: « Les naissances d’une société. Espace et historicité chez les Beembé du Congo ». L’auteur souligne en conséquence, à la postface que, « Travail, prospérité, les mots sont là et ne sont point trop forts pour qui a parcouru le reste du Congo. Pourquoi alors ce travail et cette relative prospérité ici et pas ailleurs? »

La rédaction de DAC PRESSE présente ses condoléances les plus attristées à toutes les familles et parents éprouvés. Que l’âme des disparus reposent dans la paix du Seigneur.

Informations provenant du conseil départemental de la Bouenza.

Le pont a été inauguré en 1965 sous la présidence de Alphonse Massamba-Débat. Il s’agissait d’un projet initié par l’abbé Fulbert Youlou. L’ouvrage est composé de deux travées béton, une sur chaque berge et d’une travée centrale métallique de type pont cage (voir illustration). L’entretien, par manque de personnel formé n’a jamais été effectué.

Circonstances de l’accident :

Dans le sens Bouensa-Mouyondzi arrive un taxi chargé de 4 passagers dont une femme et de son chauffeur, il est suivi par un camion de marque Mercedes chargé de casiers de boissons.

En sens inverse vient un autre taxi avec 3 passagers et un gros véhicule Renault véhicules industriels portant un chargement de ciment à destination de Brazzaville.

Le camion Renault tente de dépasser le taxi venant dans le même sens que lui, il perd alors le contrôle propulsant le véhicule léger dans le fleuve. Le chauffeur et la femme à ses côtés sont éjectés dans le fleuve et les trois passagers à l’arrière sont engloutis dans les eaux avec la voiture. Le camion percute les armatures de la travée métallique du pont dont le les appuis cèdent côté Mouyondzi.

Dans l’autre sens, le camion Mercedes se renverse dans l’eau. Ses passagers sont recueillis par des pêcheurs.

Le bilan humain officiel est de 4 morts dont une femme et de 11 blessés.

Avis du conseil des ministres du 25 avril 2012 (extrait):

Les membres du Conseil ont été informés du grave accident de la circulation, survenu le 24 mars, sur l’axe routier Bouansa-Mouyondzi. Accident ayant occasionné des pertes en vies humaines, (puisque quatre (4) de nos compatriotes ont trouvé la mort), des blessés graves et légers ainsi que l’effondrement du pont à structure métallique reliant les deux berges du Niari et l’interruption du trafic routier sur l’axe Bouansa-Mouyondzi.
Après avoir déploré les pertes en vies humaines, le Président de la République a instamment instruit le Ministre des Travaux publics de tout mettre en œuvre pour assurer la continuité de la circulation afin que la ville de Mouyondzi ne soit enclavée.
Il s’agit prioritairement :
- D’accélérer les travaux d’aménagement de la route Yamba-Loutété, avec franchissement du Niari par le bac de la SONOC ;
- Et de viabiliser la route Mouyondzi-Mabombo-Missali-Iba-Madingou, via le bac d’Iba, récemment réhabilité.
Des études seront lancées dans les tout prochains jours en vue de la construction par la Direction Générale des Grands Travaux d’un ouvrage définitif en béton armé à deux voiries.

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Commentaires  

 
0 #12 ghislain ngoka 29-04-2012 12:27
cet ouvrage fait partie de notre histoire scolaire, je fais partie de la génération lycée de mouyondzi 93; et si nous mettons de côté les critiques et que nous nous mobilisons pour aider nos parents se trouvons à ce jour emprisonner par cette situation,
n'est-ce pas mieux?
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0 #11 KIANGUEBENI, 26-04-2012 19:55
Incompétence des services techniques (maître d'ouvrage et maître d'œuvre) et besoin avide de la DGGT. Voilà les conséquences d'un État qui forme lui même des hommes d'affaire à tous les échelons. Des hommes d'affaire qui ne pensent qu'à eux et comme ils sont assurés de' l'impunité...

Une pseudo enquête sera ouverte soit pour condamner des faux coupables, soit pour ne rien décider.
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0 #10 Lionel Sanz 26-04-2012 15:07
Dernier détail : La route Bouansa Mouyondzi n'est pas une réalisation chinoise mais italienne, elle est due à Astaldi Spa.
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0 #9 Lionel Sanz 26-04-2012 11:17
Loin de moi de faire de Claudine Munari un parangon de vertu, mais je je vois pas le pourquoi de ce post la mettant en cause dans une affaire qu'elle ne pouvait avoir en charge.
1- Elle est ministre du commerce et des approvisionneme nts
2- Elle a été élue député de Mouyondzi mais elle a dû abandonner cette charge à son suppléant ne pouvant pas cumuler le poste de parlementaire et celui de membre du gouvernement
3- Le ministre des travaux publics est Emile Ouosso
4- Lui même est entre les mains de la DGGT qui seule est à même de décider si les travaux doivent se faire ou pas.
Cher Charly Myg, si tu as des reproches à faire à Claudine Munari et c'est parfaitement ton droit, fais les sur ce qui dépend de ses attributions.
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0 #8 Charlly Myg 26-04-2012 11:03
On a dépensé plus de 100 millions pour le centenaire des pays de Mouyondzi , un centenaire qui n'a servi strictement a rien sinon a plébiscitée Munari au rang de meilleure Boukouteuse de la Bouenza. La réhabilitation de ce pont d'après les études faites par les chinois au moment de la construction de la route Bouansa Mouyondzi s'estimait a un peu plus de 220 millions pour rénover complétement avec des matériaux moderne ce pont. Qu'a fait Munari? A t-il soumis ce projet au gouvernement? Au lieu de voler et de lancer dans les affaires douteuses elle aura pu s’intéresser a ce pont. Les pilleurs et les incompétents ne sont pas seulement à Oyo.
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0 #7 Elvis Nkombo 26-04-2012 10:31
Il s’agit prioritairement :
-d’accélérer les travaux d’aménagement de la route Yamba-Loutété, avec franchissement du Niari par le bac de la Sonoc ;
-et de viabiliser la route Mouyondzi-Mabombo-Missali Iba-Madingou, via le bac d’Iba, récemment réhabilité.
Des études seront lancées dans les tout prochains jours en vue de la construction par la Délégation générale
des grands travaux d’un ouvrage définitif en béton armé à deux voies.
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0 #6 Elvis Nkombo 26-04-2012 10:31
Les membres du conseil ont été informés du grave accident de la circulation, survenu le 24 mars, sur l’axe routier Bouansa-Mouyondzi. Accident ayant occasionné des pertes en vies humaines, puisque quatre de nos compatriotes ont trouvé la mort, des blessés graves et légers ainsi que l’effondrement du pont à structure métallique reliant les deux berges du Niari et l’interruption du trafic routier sur l’axe Bouansa-Mouyondzi.
Après avoir déploré les pertes en vies humaines, le président de la République a instamment instruit le ministre
des Travaux publics de tout mettre en oeuvre pour assurer la continuité de la circulation afin que la ville de Mouyondzi ne soit pas enclavée.
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0 #5 Mbombombua Keyumakav 25-04-2012 17:58
La municipalisatio n accélérée n'avait même pas pensé à la révision de cet ouvrage. Le pont sur le Kouilou est interdit aux points lourds car le béton se détache et tombe dans l'eau. C'est ce qui arrive lorsqu'on dépouille le ministère des travaux publics et l'OCER de leurs prérogatives. Jean Jacques Bouya et ses amis juristes de la DGGT n'ont pas l'expertise.
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0 #4 Lionel Z. 25-04-2012 17:57
Un grave sujet d'inquiétude : Combien de temps faudra-t-il pour qu'un nouvel ouvrage soit décidé et construit ?
Je souligne le danger auquel est exposé un autre ouvrage, celui de Bas Kouilou dont les travaux de rénovation n'ont toujours pas commencé. Interdit à la circulation des poids lourds suite à la rupture des câbles de précontrainte, les forces de l'ordre chargées de sa surveillance se gavent toutes les nuits en en autorisant le franchissement contre espèces sonnantes et trébuchantes. J'ose espérer que l'accident survenu hier fera prendre conscience aux pouvoirs publics que la surveillance de cet ouvrage doit être plus serieuse.
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0 #3 Lionel Z. 25-04-2012 17:55
d'évidence il était un peu tard pour faire une expertise d'après travaux, mais compte tenu que la route a été refaite, il aurait été prudent de faire un audit de l'état de l'ouvrage qui n'a jamais été entretenu. Comme on peut le voir, il s'agit d'un pont mixte : acier pour les infrastructures et béton pour le tablier. Si le métal n'a pas été correctement protégé par de l'anti rouille et de la peinture, il est évident qu'il s'est corodé, qu'il a pris du jeu et que la structure n'a pas pu résister aux déformations lors de l'accident qui a vu, a ce qui m'a été dit, deux gros porteurs et deux taxis se percuter en plein milieu.
Aurait-il résisté si son entretien avaitr été correctement fait ? Je n'en sais rien, ce qui est certain c'est que là il a cédé et ça pose une fois de plus la question de l'entretien au Congo. Un pont doit être à même de résister beaucoup plus longtemps que la quarantaine d'années que celui-ci aura vécu.
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