31/03/2015

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*** Alerte: Le PCT déroule une autre stratégie dans sa démarche de coup d'état constitutionnel. Des équipes ont été mobilisées; elles passent de maison en maison afin de recueillir des signatures pour une pétition qu'ils vont brandir pour justifier le quitus du peuple pour le changement de la constitution. Cela se passe à Pointe-Noire et à Brazzaville soyons vigilants. ¤¤¤¤¤ Alerte: Guy Brice Parfait Kolélas, secrétaire général du MCDDI est en France depuis mardi pour des soins médicaux. ****

Gbagbo a quitté la Côte-d'Ivoire pour la Cour pénale internationale

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L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, 66 ans, a quitté mardi soir le nord ivoirien

et était en route pour la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Son départ du sol ivoirien apparaît comme l'épilogue d'une crise qu'il avait lui-même initiée en refusant le verdict des urnes lors de la présidentielle de l'automne 2010.

Depuis son accession au pouvoir, son successeur, Alassane Ouattara, a fait de la levée de l'hypothèque Gbagbo l'une de ses priorités. A la demande du nouveau président, la CPI conduit depuis octobre sa propre enquête sur des crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011.

Même loin d'Abidjan, coupé du monde, l'ex-président continuait en effet d'empoisonner la vie de son successeur. Ainsi le parti fondé par Gbagbo, le Front populaire ivoirien, avait conditionné sa participation aux législatives du 11 décembre prochain à la libération de son mentor. Il a décidé de les boycotter.

L'une des avocates de l'ex-président, Lucie Bourthoumieux, a assuré que son transfèrement allait "exacerber les antagonismes entre toutes les parties" en Côte d'ivoire. Mais, dans l'entourage d'Alassane Ouattara, l'analyse était inverse: on redoutait au contraire qu'un procès à Abidjan de Gbagbo ne mette le feu aux poudres.

De son côté, le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, voulait "accrocher" à son tableau de chasse un dirigeant de premier plan avant que ne débute, le 12 décembre à New York, la session des Etats-parties du traité de Rome (portant création de la CPI) devant désigner son successeur. Le procureur et le président ivoirien se sont discrètement rencontrés à Paris samedi dernier pour finaliser le transfèrement.

La mise hors jeu définitive de Gbagbo, un homme qui, en son temps, a porté les espoirs des démocrates africains ne manquera pas de relancer les critiques sur la "justice de vainqueurs" en Côte d'ivoire. Alors qu'Alassane Ouattara a promis des sanctions "dans tous les camps", aucun de ses partisans n'a fait l'objet de poursuite jusqu'à présent.

Par THOMAS HOFNUNG

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