Que cachent les propos de Laurent Fabius ? François Hollande devrait-il s'en désolidariser ?
Le test de crédibilité pour les candidats à la présidentielle pourrait bien être leur volonté clairement affichée de rompre ou non avec les pratiques de la Françafrique dont la manifestation la plus honteuse est le soutien inconditionnel de la France en faveur des régimes dictatoriaux et la tolérance des viols répétitifs de constitutions pourtant taillées sur mesure et visant à garantir des mandats à manches longues de ces président qu’on appelle « Leurs excellences » dans leurs pays.
Plusieurs Français d’origine Africaine se sont constitués en associations, à l’instar de MAF (Mouvement des Africains de France), exigeant des candidats à la présidentielle qu’ils signent une charte condamnant ces pratiques d’un autre âge et s’engagent à y mettre un terme une fois élus.
Rien d’étonnant donc que l’association Survie réagisse aux dires de Laurent Fabius qui rendait ainsi compte de son court séjour au Gabon où il participait à une conférence sur les pays émergents. Reçu par le Président Ali Bongo Ondimba, il semble visiblement très satisfait de cette entrevue :
« Nous avons parlé des relations entre le Gabon et la France qui sont des relations excellentes et j’ai dit mon souhait qu’elles se développent dans le futur ». Un discours qui s’inscrit dans la logique Hollandaise donc, car Le 25 Juillet dernier, dans son bureau de l’Assemblée nationale, il a accordé un entretien à Jeune Afrique (n° 2639 en kiosques du 7 au 13 août), dans lequel il précise la politique africaine qui serait la sienne s’il était élu président.
Interrogé sur le type de relations que la France compterait avoir avec ses anciennes colonies sous sa présidence, François Hollande avait déclaré sans sourciller “les chefs d’État africains traditionnellement soutenus par la France n’ont rien à craindre”
L’ONG Survie a déclaré dans un communiqué qu’”en pleine campagne présidentielle de François Hollande, les déclarations de Laurent Fabius au Gabon sèment des doutes sur la volonté du Parti socialiste de rompre avec le soutien français aux dictatures africaines.
Ce parti et son candidat doivent clarifier leur position à ce sujet.” (…) Si Laurent Fabius n’est pas officiellement dans l’organigramme de campagne du candidat socialiste, il a néanmoins été missionné pour préparer le programme des « cent jours » de gouvernement de François Hollande. Doit-on s’attendre à ce que François Hollande, tout comme Nicolas Sarkozy en 2007, accueille le Président du Gabon parmi les premiers chefs d’État reçus à l’Elysée et qu’il lui réserve une visite à Libreville dans les premiers mois de son mandat ? (…)
A quelques semaines de l’élection présidentielle, où chaque déclaration compte, l’association Survie interpelle le Parti socialiste et son candidat François Hollande sur l’interprétation qui doit être faite des propos de Laurent Fabius et demande, s’ils n’en sont pas solidaires, une condamnation de ces propos et de cette visite à Libreville.”
Van Manchette





• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.