DIASPORA, Politique, Tribune libre

ANDREA NGOMBET et l’ultime choix

Par  Jean-Claude BERI

 

 

Le choix ultime d’ANDREA NGOMBET,  ou il arrive à convaincre ou c’est sa mort politique. Seulement peut-on convaincre dans le reniement de soi ? Pari risqué .

Par cet acte , ANDREA NGOMBET vient simplement de prendre sa carte d’adhésion au parti de la confusion, du présidentialisme, de partis politiques fourre-tout, d’un système représentatif déconnecté du réel, d’institutions gelées, des luttes d’intérêts. A moins que ca ne soit de « L’entrepreneuriat politique, une activité qui rapporte si bien en dictature ! ».

 

Depuis Buenos aires ou il séjournait ANDREA NGOMBET a surpris plus d’un par sa sortie politico-médiatique « JE SERAIS CANDIDAT EN 2021 ». Une phrase a  suffi pour réveiller toute la cacophonie tribalo-censeurs.  On nous parle d’un coup d’état réussi de Professeur Zacharie BOWAO qui aurait planifié et exécuté ce coup de maitre. Réussir sa stratégie de l’étouffement ou l’explosion en plein vol  de la diaspora.  On serait tenté de dire que c’est un non-évènement au regard des multiples écueils   juridico-institutionnels à franchir pour enfin obtenir ce  quitus imbibé de sang. Qu’il soit coopté, manipulé, ou acheté par ceux qu’il combattait, là n’est pas la question. Tout homme est libre de changer de vision ou de logiciel devant l’adversité du moment. La politique n’est pas une activité figée. Elle doit sans cesse s’adapter aux contextes géopolitiques du moment qui nécessitent une nouvelle relecture ou simplement un reformatage de son logiciel de perception.

Pour les avertis tout est pourtant clair, le collectif SASSOUFIT n’a jamais fait l’économie de cette hypothèse. Les mentors d’ANDREA et les autres qui ont fomenté ce coup ne sont pas des enfants de cœurs ou des personnes qui font de la politique avec les gants de velours. Ils savent se renier pour avancer quitte à laisser derrière eux tout un chapelet d’inconstance, de compromission qui leur permettent de survivre dans ce marigot infesté de crocodiles et serpents venimeux qu’est la politique congolaise. Leur démarche reste inchangée ÊTRE LA OU IL FAUT ÊTRE PAR TOUS LES MOYENS.

C’est pour autant dire que ce n’est pas une volonté manifeste du tribalisme primaire, comme j’ai pu le lire ici et là sur les réseaux sociaux. C’est à mon sens, la continuation de leur logique de la politique qui consiste à se débarrasser de la morale, la solidarité, l’éthique … tout accepter afin d’être devant.

Par cet acte , ANDREA NGOMBET vient simplement de prendre sa carte d’adhésion au parti de la confusion, du présidentialisme, de partis politiques fourre-tout, d’un système représentatif déconnecté du réel, d’institutions gelées, des luttes d’intérêts. A moins que ca ne soit de « L’entrepreneuriat politique, une activité qui rapporte si bien en dictature ! ».

En un mot ils font de la politique et donc ne verseront pas dans l’émotion et utiliseront la misère sociale, les souffrances du peuple comme tremplin pour se hisser eu haut du sommet tel est le but maladroitement caché.

Serait-ce un tort ?? Tout parti ou presque agit de la même manière, je ne crois pas que cela puisse être taxé de tribalisme.

Quant au vide abyssal de la politique, c’est carrément tragique. Nos dirigeants sont des comptables sans âme, qui ne gouvernent rien et laissent tout filer pourvu que ce soit (croient-ils !) rentable. Le cas de la disparition des fonds destinés aux générations futures est emblématique d’une dissolution des valeurs devant la prédation et l ‘impunité.

Les luttes politiques et les luttes d’intérêts ont été exacerbé et détruit deux valeurs indispensables Congo le vivre ensemble et la solidarité .  Les idéaux d’égalité et de fraternité, tués par les inégalités cumulatives croissantes et l’individualisme. Je pense qu’’il serait donc nécessaire de faire une profonde transformation institutionnelle, qui passe par une accumulation de réformes comprises et assumées majoritairement, basées sur les valeurs que nous jugeons indispensables pour une renaissance du pays. C est un préalable nécessaire.

Parmi celles-ci : le sens de la responsabilité, qui n’écarte nullement des lendemains qui chantent mais qui énonce les étapes et sacrifices nécessaires pour y parvenir solidairement ; la confiance, qui nécessite que les systèmes de représentation contraignent les élus à rechercher en permanence des compromis pour gouverner dans un large éventail de solidarités ; l’écoute des aspirations populaires, utile pour ouvrir des espaces à la démocratie participative et se donner les moyens institutionnels de ne pas tromper l’électeur à tous propos ; la recherche de la sobriété, seule apte à asseoir une société responsable et mettre fin aux déficits généralisés des comptes publics ; l’équité, sur laquelle refonder un État apte à prendre la suite des années fastes  ; la liberté, celle de proposer aux peuple congolais  un nouveau contrat qui puisse rénover une nation congolaise à bout de souffle dans un cadre sain et apaisée . Es c’est le cas aujourd’hui ???

Par cette déclaration, j’estime pour ma part, ANDREA NGOMBET est dans la précipitation, l improvisation, l’incohérence  et la prématurément. Comme l’a été l’impréparation de la candidature de JMM MOKOKO dont Anatole LIMBONGO NGOKA, son ancien coordonnateur de la campagne de 2016 vient de créer son propre parti en est la preuve.

Loin de moi toute prétention de nier son talent et son intelligence qui font de lui une des voix qui compte dans la diaspora. Je l’ai interviewé ce 17 janvier 2018 (1).  Peut être estime-t-il que la synthèse soit suffisamment faite et qu’il serait temps d’aller au FRONT. C’est son choix et il en est libre de le faire. Je plaide pour un rassemblement de tous les congolais sans exclusion. Pour cela la diaspora doit porter l’espoir d’un pays qui est le nôtre c’est-à-dire le Congo, humaniste, créative, respectable des uns et des autres et rassembleur du Nord au sud. Encore faut-il qu’elle accepte d’être la plus éminente des défenseurs de l’unité nationale et ne se prenne pas elle-même pour l’unité d’un clan à défendre.

Nous avions suffisamment démontré ici que nos institutions présentent des défauts aux conséquences dramatiques pour notre démocratie. Ne serait-il pas contradictoire avec soi même en allant se porter candidat aux élections avec les mêmes institutions que le collectif SASSOUFIT a pourtant tant décrié… ?

Nous suivrons avec attention sa conférence de presse…. Dorés déjà on peut avancer que cette position sera difficilement tenable. Elle est même le choix ultime ou il arrive à convaincre ou c’est sa mort politique

A suivre.

Jean-Claude BERI

Lanceur d’alerte

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