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Avec le DRIAN, le Congo cesserait il d’être une nation souveraine !!


Jean Yves Le DRIAN et Denis SASSOU NGUESSO

Par  Jean-Claude BERI

 

« Sassou ne libérera MOKOKO qu’après l’avoir humilié et vidé de toute sa capacité de nuisance et obtenu l’assurance ferme de sa soumission totale. Il fera de MOKOKO ce qu’il veut, pas ce qu’on lui dit de faire ». 

Ce n’est pas nouveau dans la Cinquième République française que les dirigeants toutes tendances confondues d ‘entendre de telles impertinences ou rétropédalages. De de gaule en passant par MITTERRAND, CHIRAC, SARKOZY, HOLLANDE et MACRON, les dirigeants français ont toujours usé d’une impertinence caractérisée en s’adressant à ses « homologues africains ». Surtout lorsqu’il s’agit des dirigeants africains confrontés à une grave crise de la dette publique due aux chocs pétroliers et à la chute des cours des matières premières à la mauvaise gouvernance et à la gabegie.

La sortie hasardeuse du ministre français des affaires étrangères ce 3 septembre 2019 en conférence de presse qui aurait haussé le ton, selon ses dires, en entretien privé avec Mr SASSOU NGUESSO lui intimant presque l’ordre de « libérer le prisonnier politique et personnel Jean-Marie Michel MOKOKO » ressemble presque à un piège en velours. SASSOU ET LE DRIAN se connaissent très bien et jamais ni l’un ni l’autre ne se laisserait emporter dans une discussion ou ils auront plus à perdre qu’a y gagner. Méfions-nous des propos mielleux.

Au-delà du fait d’avoir égratigné les règles élémentaires de bienséance diplomatique, on perçoit à travers ce discours un agacement de la France qui est de plus en plus souvent pointée du doigt pour son soutien réel ou supposé à des chefs d’États africains qui ne brillent que par leur mercenariat politique et par une absence totale de démocratie et de transparence. Aussi, quelle crédibilité peut-on accorder au propos d’un Le DRIAN qui s’est récemment renier en RDC?  « L’élection en République démocratique du Congo s’est conclue sur « une espèce de compromis à l’Africaine » déclarait-il juste après l’élection de Felix TCHISEKEDI   Et c’est sans gêne qu’il a ravalé sa langue de vipère un mois après.

Après avoir apporté sa caution au changement de la constitution et aux élections complétement biaisées déclenchant une instabilité politique et sécuritaire au Congo-Brazzaville, Le Drian sort de sa torpeur pour donner des leçons à un monsieur que le peuple congolais ne reconnaît pas comme Président. C’est votre larbin, traité le comme bon vous semble. Il ne représente le Congo que par la force, le confort et le soutien que vous lui apportez. Un président mal élu et rejeté par la plupart des congolais, qui enferme les démocrates congolais sous des motifs fallacieux, et sans aucun doute, dans un souci évident de pérennisation du pouvoir. J’attire l’attention du peuple s’accroche à un énième discours d’un « président dictateur » pour quémander une amnistie est tout simplement un aveu d’abandon d’un quelconque combat pour la démocratie. Le peuple devrait se lever pour libérer ses prisonniers et non un dictateur qui les a injustement enfermés dans des geôles insalubres de les libérer pour témoigner d’un humanisme ignoble. Demander l’amnistie de MOKOKO a sassou c’est reconnaitre ce fou comme Président. NON !! SASSOU n’est pas le président du Congo.

Selon la tradition congolaise, a plus de 58 ans c’est l’âge de la sagesse, un âge où l’on vient vous consulter pour votre culture, votre perspicacité à aborder les sujets, comment régler les problèmes, bref votre sagesse devient une bibliothèque pour l’avenir. Seulement le Congo-Brazzaville paraît pourtant comme un malvoyant à qui on doit tenir la main pour traverser une rue. A cet âge , le Congo-Brazzaville demeure encore un État avili qui multiple les recettes immatures, accroît son acculturation par l’abandon d’une politique cohérente.

« Je lui ai parlé avec fermeté et j’espère que le Président lui dira la même chose. »

Oui Ministre le Drian, vous l’avez peut-être dit et également conseillé à votre Président, cela n’engage ni le Congo ni le peuple congolais.  Vous avez été sourd aux souffrances du peuple et encourager pendant 22 ans le martyr du peuple congolais en lui imposant l’une des plus féroces dictatures de l’Afrique subsaharienne.

Souvenez-vous que la France ne fait rien par hasard un autre plan hourdis est en cours de préparation. Cette communication, si elle s’avérait exacte, vise a endormir l’opposition congolais qui maintient sa pression. Pour la libération des deux prisonniers politiques (j3m et aos) et d’essayer ensuite de redonner une image humaine à la politique désastreuse de SASSOU pour les futures élections de 2021. La France se moque des malheurs et du désarroi du peuple congolais. Rien n’est sur , ni nos dit que la libération de MOKOKO signifierait la fin du calvaire au Congo. Ne faudrait pas ignorer que MOKOKO de 2019 n’est plus celui de 2016.

Faut croire que les menaces d’un pouvoir aux abois qui en voulant exploiter un gisement hypothétique (Delta de la cuvette) et qui mettrait en danger l’écosystème aient fonctionné. Au cœur du bassin forestier du Congo, se joue peut-être l’avenir des accords climatiques mondiaux. Dans ces tourbières encore méconnues, un écosystème complexe et fragile, garant de l’équilibre climatique mondial, est menacé par les activités humaines. Par ailleurs, jusqu’à quand ce pouvoir illégitime va continuer à humilier le Congo avec sa propension a la mendicité. La sollicitation des aides financières extérieures tout azimut qui affaiblissent notre souveraineté et renforce les positions de la France et des autres préteurs aux prétentions de prédateurs non dissimulées diminuent la force de réponse du Congo. Mais connaissant l’homme de MPILA, ce n’est pas gagné. « Sassou ne libérera MOKOKO qu’après l’avoir humilié et vidé de toute sa capacité de nuisance et obtenu l’assurance ferme de sa soumission totale. Il fera de MOKOKO ce qu’il veut, pas ce qu’on lui dit de faire.

Comme tout le monde le sait que les futures élections présidentielles en France se gagnera avec la maîtrise des questions climatiques. Or c’est un sujet important pour la présidence MACRON. C’était donc facile d’imposer à un président sous contrôle un diktat. La pilule a été facile à avaler puisque cette proposition est assortie d’une aide financière importante de la France. SASSOU n’est pas un président respecté ni respectable. Peut-on imaginer un tel scénario avec le président Paul KAGAME ?  Que SASSOU commence par respecter son propre peuple avant de prétendre au respect des autres.

La France est toujours et elle le restera dans son rôle de dominatrice pour des pays qui lui feront toujours la courbette. La France te place et tu obéis aveuglement à la France. Si le clan SASSOU et ses mercenaires économiques ont un encore un peu d’estime et d’honneur, c’est à eux de prendre acte et de montrer qu’ils ont reçu ce pouvoir du peuple et de lui seul, et que donc le Congo est véritablement souverain.

Je m’insurge contre ces propos et outré que l’on puisse rabaisser une nation de la sorte par la faute d’homme assoiffé du pouvoir qui accepte tout pourvu que son maintien au pouvoir lui soit assuré

Avec le Drian, le Congo a cessé d’être est un État souverain, si ses propos venaient à être confirmés. Tant que le Congo ne recouvrira pas le chemin de la justice, de l’éthique, de la transparence et une gouvernance solidaire et équitable, nous serions toujours à la merci des humiliations

Jean-Claude BERI

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