Editorial, Politique, Société

Avec SASSOU, le CONGO fout le camp, le Congo se meurt, l’école se défigure

Avec SASSOU, le CONGO fout le camp, le Congo se meurt, l’école se défigure

 

Avec SASSOU, le CONGO fout le camp, le Congo se meurt, l’école se défigure

 

Par   Jean-Claude BERI

 

Une vague d’agitation habite l’opposition congolaise face aux élections prochaines. Appel à l’unité pour les uns, une seule candidature les autres pour faire barrage au PCT et enfin le boycott total sans la libération des prisonniers politiques L’ambiance parmi les oppositions a SASSOU est aujourd’hui à l’image des dissensions et des tiraillements qu’on relève à l’échelle nationale aussi bien à propos de la transition démocratique que des derniers développements successifs des ratés sur les infrastructures de développement et les institutions. Seulement au-delà de cette stratégie de conquête de pouvoir imprimée dans leur agissements réciproques, le Congo continue sa descente en enfer.

Le peuple le vit et le décrie chaque jour par son mépris et son dégoût du pouvoir de plus en plus clanique qui se force de prendre des mesurettes en guise de réponse au profond désarroi qui s’abat sur le pays. Notre pays meurt à petit feu de son ultra clanisation de la société congolaise. Tour à tour les congolais passionnés, décalées, aigries, alarmistes, défaitistes ou euphoriques, déversent leurs réactions sur le trottoir des lamentations reflétant la diversité de leurs opinions au sujet de la dégradation quasi continuelle de vie quotidienne.

La violence inscrite dans le programme de soumission des peuples est aujourd’hui passé au summum de l’absurdité humaine. Les bébés noires, création de la position de NDENGUET avec l’accord de Jean-Dominique OKEMBA échappe aujourd’hui au contrôle de ses maîtres qui sont obligés d’utiliser le crime pour résoudre une situation qu’ils ont eux-mêmes. Dans nos collèges, les lycées, nos enfants doivent désormais apprendre sous la surveillance des policiers. En effet, créant des postes de police dans l’enceinte même de ses structures éducatives, pensant ainsi pallier ainsi à la montée de la violence qu’ils ont eux-mêmes crée.

Nous   déplorons la désunion de l’opposition et ont dénonçons l’isolement dans lequel se confinent les universitaires congolais qui par sentiment de supériorité, qui par naïveté, qui par paresse, qui par opportunisme ou lâcheté observent la situation sans broncher. Nous dénonçons avec la même véhémence l’ élan d’une « MBOCHISATION » du Congo. On a fait de la sélection tribale parmi les Etudiants envoyés à CUBA pour quel résultat aujourd’hui?   Nombreux sont revenus sans diplômes.

 C’est donc l’arme du Congolais éclairé et de l’intelligence que les femmes et les hommes unis pour la liberté d’apprendre et le respect de l’institution éducative que nous utilisons pour  dénoncer cette dérive. Nos enfants n’ont pas besoins des mesures barbares et obscurantistes. Cependant, ne nous voilons pas la face : nos facultés, nos instituts supérieurs et nos grandes écoles couvent malheureusement bien des têtes bornées et bien des ignares perméables aux idées et aux discours les plus anachroniques. Non pas seulement parmi les étudiants, mais surtout, et c’est là le plus grave, parmi leurs maîtres à penser ! La vraie réponse de l’Education face aux situations de violence dans les établissements est, cependant, à nos yeux, d’abord éducative et passe par la mobilisation sans faille, autour du chef d’établissement et des familles, de l’ensemble de la communauté éducative. On ne peut pas se contenter de traiter seulement les effets sans s’attaquer aux causes de l’insécurité. Surtout que les autorités continuent d’inoculer le virus de la violence parmi les jeunes.

La violence dans nos écoles n’est pas créée par les élèves mais par les éléments extérieurs qui transposent leur barbarie dans les enceints des établissements pour semer le trouble et causé la mort pour traumatiser les populations. Ces éléments sont en mission commandés pour détourner l’attention sur les vrais problèmes de la vie quotidienne des congolais. Une école n’est pas un poste de police mais un lieu d’apprentissage on le dira jamais assez. Cette directive de la police nationale doit être dénoncée car l’effet recherché a de très forte probabilités d’être nul.

De même nous dénonçons l’augmentation des frais scolaires dans écoles privées. Le montant dans ces dernières est passés à quinze mille francs CFA. Ce qui oblige chaque élève pour s’inscrire aux différents examens d’Etat doit s’acquitter de ce montant. Cependant, ceux des écoles publiques les frais demeurent presque inchangés. Les élèves continuent de payer la somme de quatre mille francs CFA. Ces droits étant pourtant fixés par la même direction des examens et concours. Pourquoi cette différence de tarifs ? Les enfants des écoles privées sont-ils mieux encadrés ou ceux du public seraient-ils les moins lotis pour apprendre. L’école au Congo fonctionne à la BOKA -BOKA

Ce qui se passe est fait à dessein. On laisse volontairement mourir l’école du pauvre pour en faire des élèves épaves utilisables Kleenex. Leurs enfants sont dans des pays bénéficiant d’une éducation moderne et valorisante.   C’est un système éducatif inégalitaire qui, non seulement consacre la rupture de l’égalité entre citoyens, mais ne propose aux plus défavorisés que la déperdition scolaire et une déscolarisation précoce livré par la suite à la dépravation. Cette liste de maux, loin d’être exhaustive, peut constituer une base de travail pour qui souhaite contribuer à l’ébauche de solutions durables pour la renaissance de notre système éducatif, jadis tant convoité dans toute la sous-région. Un retour aux Valeurs s’impose. Nous consacrons déjà et continuerons à consacrer nos plumes et toutes nos énergies à ce noble projet de reconstruction ô combien déterminant pour la survie de notre société, car il s’agit bien de cela. Regardez en 23 ans de pouvoir sanguinaire et sans vision à long terme des SASSOU, comment l’école qui vous a formé est détruite. Si elle n’a pas été dégradée, elle stagne tout au plus. Elle est devenue un plus ou les politiques viennent injecter leur virus de la violence. Pas seulement dans nos grandes villes mais également dans nos villages c’est un désastre. Dans bien des cas, pas de salles de classe, pas de tables et bancs, pas de toilettes, pas de maîtres en nombre suffisant. Et bien souvent les effectifs, le matériel de travail, bref, les conditions d’enseignement sont insoutenables. Et pendant ce temps, nos urgences sont ailleurs. On nous parlerait d’élections futures, quelle aberration ! Quelle preuve vous faut-il de plus les faits sont là !! l’école de SASSOU a foutu le camp, la vertu se confond à l’immoralité, l’amour de son pays se définit en amour du clan, la défense d’un idéal est remplacée par le défense d’un pouvoir sectaire, l’éthique est synonyme de l’impunité, la bonne foi, le respect du peuple souverain c’est l’embastillement permanent des citoyens. Le CONGO fout le camp, le Congo se meurt, l’école se défigure.,

Levons-nous et donnons au moins une chance à l’avenir en garantissant une éducation de qualité à nos enfants.  Il est tout à fait possible de changer la donne et refaire de l’école un lieu d’apprentissage, de socialisation et d’éveil. Pour cela de nouvelles réformes objectives sont à envisager.

 

Nos pistes :

Nous ne faisons pas que critiquer, nous savons aussi proposer pour le bien du peuple. Il FAUT DÉPOLITISER L’ECOLE

Mise en place d’un programme social et pédagogique.

  • Création d’un Carnet d’évaluation et de suivi de compétences (CESC). Le cycle primaire doit être la priorité éducative de notre combat. Ce qui implique que des moyens doivent être associé à cette démarche afin de réussir l’orientation de tout jeune en fin de cycle. Un enfant qui sort du système scolaire sans une qualification est un échec politique et déficit pour l’avenir.
  • Création d’une prime d’allocation logement étudiant (PALE)
  • Augmentation de la bourse des étudiants de 30.000 f Cfa à 50.000 f Cfa Cela est possible en réduisant le train de vie du gouvernement et des multiples frais indécents alloués aux députés.
  • Création d’une allocation santé étudiant (ASE). Prise en charge d’une partie des frais de santé par l’éducation nationale.
  • Création des salles Cyber-Solidarité multimédia pour tous. Sorte de centre culturel multimédia ou le ministère des Télécoms en association avec le ministère de la Culture mettront à la disposition des jeunes congolais des salles équipées d’ordinateurs connectés au réseau, à un prix adapté pour permettre à l’étudiant congolais de mener à bien ses recherches et au citoyen de s’ouvrir davantage au monde.

Cette solution s’inscrit dans la tradition culturelle congolaise ou la communication apaisée se passe autour du « Mbongui ». Ces centres Cyber-solidarité favorisera la solidarité entre les congolais mises trop souvent à mal. L’intégration des NTIC dans les programmes de l’enseignement primaire et secondaire

  • Création des pôles régionaux universitaires : Chaque Pôle Universitaire régional sera doté d’infrastructures pédagogiques exceptionnelles qui favorisent à l’ambition et la volonté de créer ; et les étudiants y bénéficieront d’un encadrement humain permanent dans la pédagogie comme dans les activités extrascolaires;
    • Pluridisciplinarité et transversalité des connaissances : Le pôle universitaire régional développera, sous une même gouvernance et dans un même lieu, plusieurs écoles très différentes (management, ingénieurs et multimédia …) tout en assurant un socle commun transversal : culture générale, langues, sport ;
    • Proximité avec les entreprises : Basés au cœur ou à proximité des zones urbaines, les pôles universitaires régionaux auront avant tout une vocation professionnalisant, et leur objectif prioritaire est celui de l’insertion professionnelle réussie des étudiants.
    • Réhabiliter l’école publique. L’Etat encourage la multiplication des écoles privées, dont les actionnaires ne sont autres que les mêmes décideurs qui crucifient l’école publique. Cet état de fait favorise la fuite des talents de l’enseignement publique au profit de l’enseignement privé. Certains enseignants découragés par l’irrégularité des salaires quittent le secteur pour d’autres horizons plus prometteurs. En redonnant à l’école publique sa véritable place républicaine par une réelle politique de l’enseignement publique, une politique de réinsertion des cadres, des jeunes diplômés peut se mettre en place pour favoriser un retour à l’emploi dans le secteur

Mise en place d’un programme d’infrastructures universitaires.

  • Introduction d’un quota logement étudiant dans les constructions locatives sociales.
    • Construction des nouveaux bâtiments CAMPUS, logements étudiant sur les terrains Universitaires, expropriés dans certains dignitaires
    • Incitation des particuliers par l’Etat à louer aux étudiants contre réduction facture d’eau ou d’électricité sous la forme D’aide personnalisée au logement étudiant. APLE soumise sous conditions

Moraliser notre jeunesse

  • Renforcer la loi contre la prostitution infantile : il sera intéressant d’appliquer la loi qui interdit l’achat d’actes sexuels, et donc pénaliser le client de la prostitution à l’école. Le Congo de demain que chaque citoyen rêve est une nation où les jeunes évolueront dans un pays qui annonce aussi clairement ses valeurs de dignité, de responsabilité, de respect, et surtout d’éducation. L’arme pour atténuer ce phénomène existe et c’est la loi. Seulement faudrait-il qu’elle soit respectée par l’autorité elle-même qui en somme affiche un comportement de délinquant s’estimant au-dessus de la loi. L’avenir de toute une jeunesse ne peut être mis en balance avec les préoccupations mercantiles, c’est un délit politique inexcusable. De même montrer à notre jeunesse que les vraies valeurs de réussite sont dans l’effort au travail, dans l’implication des travaux généraux qui élève la nation. Pour nous, il est approprié de dire qu’un jeune doit d’abord s’aimer en adoptant un comportement social exemplaire avant de pouvoir offrir cet amour pour son pays.
  • Il faut aller chercher le souffle de notre jeunesse dans ce qu’elle a de meilleur. Leur parler du Congo de nos ancêtres, de notre histoire commune qui a fait du Congo, cette nation une et indivisible.

Tout reste discutable car nous n’avons pas l’ambition de sauver le Congo tout seul

 

Jean-Claude BERI

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