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Bienvenue au BON BŒUF ou  le pourrissement économique et sanitaire qui nourrit le système clanique sur le dos des congolais.

 

Par  Jean-Claude  BERI

SASSOU n’est jamais là où on l’attend…..

Le crépuscule du pouvoir de Sassou Nguesso est terrible. Quel héritage ce pouvoir de Mr. 8% laissera-t-il aux Congolais ? Une coopérative d’ambitions tribalo-ethnocentriques d’incompétents, des voleurs, des tricheurs, des criminels au service d’un clan. Et le Congo ? L’heure n’est plus aux questionnements mais plutôt à la constatation que la politique prônée par Denis Sassou Nguesso est la pire des catastrophes que connait le Congo durant ces vingt trois (23 ans) dernières années.

L’ensemble des théoriciens de ce pouvoir n’ont tous été que des marchands d’illusions sans lendemain. Oh, pauvre Congo ! La libéralisation économique, la gestion des entreprises d’État et surtout de la concrétisation des projets tels que les nombreuses infrastructures initiées dans le cadre de la municipalisation accélérée n’ont été que des tonneaux de danaïdes pour les finances publiques

À les entendre, l’échec de la politique économique résulterait d’un déficit de cadres qui pour beaucoup sont soit accusés d’atteintes à la sécurité d’état ou soit frappés d’une mauvaise coloration ethnique. Ceci pour ne pas assumer l’indigeste crise économique occasionnée par une mauvaise gouvernance. S’il y’a du reste un pays où l’on ignore la culture du résultat, c’est bien le Congo-Brazzaville, où règne « la culture de l’excuse », l’absence de sanction. On leur demande d’ouvrir les portes, eux se précipitent pour ouvrir les fenêtres. La seule sanction qui puisse exister au Congo-Brazzaville est celle appliquée à l’égard de ceux qui au péril de leur vie, osent dénoncer le naufrage politique, économique, financier et social du pays.

Les exemples de ces multiples échecs ne se comptent plus. En les comptant, ce sont tous des consortiums des enfants qui ont tous fait faillites , il faut noter ces quelques cas parmi les multiples avatars économiques.

MUNICIPALISATIONS ACCÉLÉRÉES : ÉCHEC . Toutes les infrastructures réalisées sous le label municipalisation accélérée n’ont été que des gouffres en plongeant le pays dans un océan de dettes tout en laissant à l’abandon plusieurs infrastructures inachevées. Sans oublier que l’absence des infrastructures qui aujourd’hui fissure, coupe le pays en deux avec des inondations dont certaines auraient certainement dues être évitées avec un peu de bonne conscience. L’EAU POUR TOUS ( Projet bien qu’usurpé a la diaspora) : ÉCHEC.  Depuis plus de 22 ans l’eau claire , saine , et pure a cessé de couler dans les robinets des citoyens qui pourtant continuer non seulement es payer ds factures d’eau mais surtout d’être abreuvé d’une eau insalubre. REDRESSEMENT du CFCO : ÉCHEC. Le clan privilégie les entreprises de transports routiers appartenant au clan au détriment d’une politique de réhabilitation du CFCO. REDYNAMISATION D’HYDRO CONGO : ÉCHEC. La SNPC est devenue une pompe a fric pour servir les intérêts du Clan. ECAIR : ÉCHEC….je vous laisse compléter la liste

Après avoir spolié les multiples éleveurs du ud Congo  et détourné des cheptels de bœufs à des fin égoïstes,  SASSOU devient le plus grand boucher du Congo. Avec l’argent volé aux Congolais, Sassou fait de la plus-value en leur vendant viande, lait, fromage et j’en passe. SASSOU n’est pas a sa première expérience en la matière. Qui peut nous dire ce qu’est devenue « OKIESSI » une eau censée être à la portée de tous et qui s’est avérée n’être qu’un fiasco économique. Il faut craindre que les conditions d’abattage et d’emballage de cette viande ‘BON BŒUF » soit un mélange de risques sanitaires. Toute l’opacité qui entoure cette entreprise engagée dans la course aux profits, se dessine au fil de son implantation dans une série de risques importants : Des rumeurs d’une viande putréfiée provenant d’un atelier de découpe serait décelée. Quel organisme a validé la traçabilité de cette viande si ce n’est que des mercenaires financiers qui ont mis en jeu leur carnets d’adresse pour valider au plus vite une opération commerciale douteuse. En plus,  cette entreprise serait soupçonnée de vouloir produire de viande contaminée, car on soupçonnerait la provenance de celle-ci d’une région tchadienne qui aurait  déjà eu affaire  aux cas  de contamination  à la salmonelle, une bactérie susceptible de provoquer de graves intoxications alimentaires.On se pose plusieurs questions de santé publiques sur la pureté et la tracabilité de cette viande.

BON BŒUF remplira t’il le panier de la ménagère congolaise ou c’est simplement encore une vitrine de l’ insouciance, de l’égoïsme, de la cécité politique d’un clan? Ne serait-il pas plus élégant de repartir son cheptel aux éleveurs spoliés en les poussant d’en faire un élevage destiné à nourrir les congolais que BON BŒUF qui ne remplirait que les panses de nantis venus d’OYO.

Toutefois tout n’est pas mauvais dans cette entreprise. Ces exemples des produits issus des fermes et de l’industrie Agro-alimentaire dans la Zone d’Oyo, montrent à suffisance que le génie  congolais n’est pas perdu. Les congolais peuvent être les maîtres de leur propre  développement  de l’Agro-industrie. Et, NON, la substitution d’un conglomérat de parvenus qui se prennent pour l’ETAT. C’est justement là où le bât blesse. OYO n’est pas le modèle de terroir pour vulgariser l’élevage intensif  destiné à la consommation . Il y a manifestement un conflit d’intérêt entre le propriétaire qui se trouve être aussi le chef de l’État. SASSOU n’est jamais là où on l’attend…..

SASSOU et son Clan offrent au peuple congolais un spectacle digne d’une représentation théâtrale où les vampires côtoient les serials killers. « L’oyosatisation » du pays annoncé dans les coulisses est en train de mettre ses puzzles en place en s’organisant méthodiquement par l’élimination des personnes gênantes et en s’octroyant toutes les filières d’entrés d’argent du pays.

Dans ce paysage politique sassouïssé, tout est possible, tout est autorisé. L’état n’existe plus et les lois sont devenues les tapis imbibés de sang sur lesquels viennent s’essuyer l’oyocratie au pouvoir. En effet, il ne se passe plus un jour sans que le Congo soit traîné dans la boue par des scènes qui se valent en médiocrité qu’en salissure. Lorsque la tête du poisson est pourrie, il faut s’attendre à ce que la pourriture gagne l’ensemble du corps, d’où une prudence et vigilance extrême, il faut couper la tête pour préserver le corps avant qu’il ne soit trop tard.

Cette viande et tous autres produits estampillés « MADE IN OYO » serait a prendre avec précaution. Au regard de la nature dangereuse et inhumaine de ce pouvoir nous alertons le peuple congolais de s’abstenir de consommer ces produits qui ont été tous été produit dans une opacité extrême. Or qui dit opacité dit danger.

Au Congo, chaque mois nous avons notre lot de désolation et des actes irresponsables commis par nos gouvernants qui sont censés être des modèles d’exemplarité. Et cela ne va qu’en s’empirant parce que la règle d’or consiste « à placer l’homme qu’il ne faut pas à la place qu’il faut ». Ou encore le règne de la médiocratie érigé au sommet de l’état. Le Congo ne doit pas se transformer en « MBEMBACRATIE ».

Notre démarche citoyenne vise à atteindre un objectif de démocratie tournée vers le développement comme élément central de toute action. Elle s’inscrit, comme nous ne cessons de le faire, dans un but de susciter des interrogations et à faire germer des idées pragmatiques conduisant à l’éclosion d’une conscience nationale, avant de faire vibrer la fibre patriotique qui est en chacun de nous et nous faire rêver ensemble une modernité républicaine basée sur la culture de l’excellence et de l’intégrité.
Lorsque l’ambition du pouvoir pour le pouvoir, lorsque la poursuite de l’appât du gain sans exercer un quelconque effort intellectuel, physique ou encore culturel est  la règle.
Lorsqu’on n’érige le fonctionnement d’un état sous des bases dangereusement ethniques, lorsque la notion de sanction est méconnue dans une société , lorsque au sommet de l’état la notion d’exemplarité est synonyme de bafouée les règles et d’encourager les anti valeurs… On a là, sans aucun doute, l’assemblage de tous les ingrédients possibles pour faire d’une société un véritable champ de contestation, de dépravation de mœurs , de recul, de désordre social face aux défis du développement…

 

Jean-Claude BERI

 

 

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