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Chancelia Moulounda, une prisonnière politique au Congo-Brazzaville.

Chancelia Moulounda, une prisonnière politique au Congo-Brazzaville

Par  :  Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA 

 

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

Nous ne vous oublions pas madame Chancelia Moulounda car vous êtes en prison pour un supposé délit d’opinion et d’appartenance au Pool.

Je me permets de prendre ma plume aux noms de toutes les Congolaises et tous les Congolais anonymes du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest du Congo-Brazzaville, de tous les continents, qui défendent la cause de Madame Chancelia Moulounda.

Le sort injuste que vous vivez Madame Chancelia Moulounda nous attriste tous.

« J’insiste pour dire que lorsque la constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l’accepter. Partout ailleurs en Afrique où les dirigeants se sont permis des méprises sur ces questions, ces dirigeants ont plongé leur peuple dans les drames que nous connaissons. J’appelle, je lance un appel à tous les dirigeants de ce pays, au Président de la république pour que la paix et l’unité nationale ne soient pas mises en danger… » Étiez-vous sincère monsieur Denis Sassou Nguesso ? NON, car nos droits fondamentaux sont quotidiennement violés.

« Les droits fondamentaux découlent principalement des principes suivants :

  • Égalité : égalité des sexes, égalité devant la loi, égalité devant l’impôt, égalité devant la justice…
  • Liberté : liberté d’opinion, d’expression, de réunion, de culte, de liberté syndicale, de droit de grève… »

Ce qui se passe actuellement en Ukraine vous l’avez déjà expérimenté monsieur Denis Sassou Nguesso dans le Pool, la petite Ukraine. Vous avez mené une guerre à huis clos dans le Pool. Vous niez l’existence du Pool en nous privant de notre droit à l’existence. Les populations du Pool sont déplacées dans la forêt, sont bombardées et sont massacrées, les cadres Laris écartés de la gestion du pouvoir en dehors des traîtres, les jeunes Laris décimés, les 353 disparus du Beach, les plantations brûlées, les écoles détruites, les maisons brûlées, les rivières empoissonnées, l’exil forcé, les femmes violées, les arbres fruitiers coupés alors où auriez-vous vos fameux « Safous ». Nous n’avons plus de larmes à force de pleurer tout le temps. Nous disons STOP d’être des sous-citoyens sur la terre de nos ancêtres.

Madame Chancelia Moulounda, prisonnière politique, votre seul drame c’est que vous êtes née dans un pays qui est une dictature et qui ne respecte pas les droits humains notamment la liberté d’expression. En vous maintenant en prison, l’on vous prive de votre droit à une existence normale.

Nous sommes de nombreux Congolaises et Congolais à avoir été choqués en lisant votre histoire à l’origine de votre incarcération : « Atteinte à la sureté de l’État », expression usitée au Congo-Brazzaville pour bâillonner les opposants. C’est la pensée unique qui prévaut sous la direction de notre Conducator congolais. L’État congolais n’existe pas mais la république des Mbochis qui souffle le chaud et le froid, et terrorise toute la population congolaise.

Vous n’êtes pas seule car toutes nos prières, nos pensées positives vont vers vous. Toutes les Congolaises et les Congolais sont horrifiés par ce que vous vivez. Nous nous tiendrons toujours du côté de la liberté contre l’obscurantisme.

Nous ne baisserons pas les bras pour exiger votre liberté, vous, brillante étudiante en Master de Langue et littérature française (LLF) à l’Université Marien Ngouabi. Vous avez perdu déjà une année académique. Votre incarcération dans des conditions inhumaines dans les geôles insalubres du Congo-Brazzaville nous donnent la chair de poule. TOUJOURS LA MÊME RÉGION, TOUJOURS LE MÊME PEUPLE. Ils ont décidé de détruire le Pool, la petite Ukraine, le grenier et la locomotive du Congo-Brazzaville en s’attaquant à ses futurs cadres.

Devant l’horreur de la situation, nous avons décidé avec des Congolaises et des Congolais de tous les horizons que vous méritez notre soutien moral, car votre peine est aussi la nôtre. Nous sommes des Congolaises et Congolais épris de justice, de paix, de démocratie et de l’amour du prochain. Nos consciences nous obligent à être à vos côtés pendant ces moments difficiles que vous traversez.

Nous ne vous connaissons pas, mais face à l’arbitraire leur marque de fabrique de la république des Mbochis, vous êtes une Congolaise, notre sœur, notre fille, notre petite-fille et cela nous suffit pour vous soutenir. Nous osons espérer que cet élan de mansuétude ne s’arrêtera pas là tant que vous serez en prison.

Le Congo-Brazzaville est plongé dans l’obscurité, dans l’arbitraire, car votre place n’est pas en prison mais sur les bancs de l’Université Marien Ngouabi pour terminer votre Master et ainsi pour apporter votre contribution à la nation congolaise.

Nous vous souhaitons beaucoup de courage et que le bon Dieu nous aide à trouver une solution pour votre libération après 16 mois d’incarcération. Un pouvoir tyrannique qui emprisonne ses enfants même les femmes est un pouvoir à la dérive qui met en danger la paix et l’unité nationale.

Le brasier de liberté qui brûle dans nos cœurs est toujours intact.

Mobilisons-nous pour libérer Madame Chancelia Moulounda, une prisonnière politique, qui n’est pas une menace pour le pouvoir du Congo-Brazzaville actuel. C’est un abus de pouvoir, de l’arbitraire pour une détention préventive de plus de 16 mois. Les ressortissants du Pool n’aspirent qu’à vivre paisiblement. La liberté d’expression n’existe pas au Congo-Brazzaville.

Le Pool, la petite Ukraine, tout le monde nous bombarde, nous massacre, mais personne ne vient à notre secours ni n’élève une voix assez forte de protestation, ni de réprobation ni de contestation. Est-ce notre destin au Congo-Brazzaville ?

En s’attaquant spécifiquement aux ressortissants du Pool, un département ciblé en temps de relative accalmie, monsieur Denis Sassou Nguesso vous commettez des crimes contre l’humanité qui sont passibles de la CPI (Cour pénale internationale).

Notre détermination pour un Congo uni est intacte.

« Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier. » disait Martin Luther King.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA 

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