Economie, Justice, Politique

Christel Sassou et Jean Jacques Bouya avancent-ils vers la prison ?

Par  Robert GAILLARD (La griffeinfos Journal)

C’est le vœu de tous les congolais qui se donnent pour la lutte contre les antivaleurs de voir toutes les personnes impliquées ou soupçonnées dans la malversation financière de répondre de leurs actes. Mais depuis que le Chef l’Etat, Denis Sassou Nguesso, avait lancé le mot d’ordre de cette lutte contre les antivaleurs, rien ne semble bouger les lignes. D’abord, la commission de lutte contre la corruption qui avait initié bon nombre de rapports a été dissoute au bénéfice d’un Observatoire de lutte contre la corruption, qui malheureusement ne mène aucune action en respect de la demande du Chef de l’Etat.

Les ministres soupçonnés et autres autorités épinglées par la défunte commission vivent en toute tranquillité. Les travailleurs des entreprises fermées ne cessent en vain d’organiser des concerts de casseroles pour réclamer leurs indemnités. Même ceux qui exhibaient des billets de banque dans la République pour «s’illustrer» au titre de nouveaux riches ne sont pas inquiétés par la justice qui devrait leur demander la provenance de l’argent distribué à satiété. Au contraire, ils sont mutés d’un poste à un autre plus juteux. D’autres sont carrément limogés tout en percevant, semble-t-il, leurs indemnités.
Seulement, avec le passage des services du FMI dont l’exigence primordiale est l’audit des entreprises pourvoyeurs des fonds au Congo, les choses vont, dit-on, bouger. Parce que sans la mise à exécution de ces exigences aucun prêt ne sera alloué à la République du Congo.

Le président Denis Sassou Nguesso qui veut également laver son image auprès de ces institutions financières internationales n’entend plus, semble-t-il, protéger les grands voleurs surnommés « gros poissons. », le Congo étant considéré comme maître de la banque route, de la gabegie financière, de la corruption et où git une grande impunité à l’égard des voleurs des biens publics. Le commun des mortels cite le nom de Jean Jacques Bouya (ministre des grands travaux) et Christel Sassou Nguesso qui seront parmi les premiers gestionnaires dont les entités connaitront un audit.
Si la justice congolaise ne manifestera pas une complaisance, c’est plus sûr que le ministre des grands travaux et l’ex-patron de la SNPC seront les premiers à traverser le seuil de la maison d’arrêt. Car tous, les soupçonnent de « détournement des fonds » au regard de leurs biens matériels en comparaison de l’état de routes construites et de non état de gestion du pétrole Congolais sous leurs mandats. Les routes construites par les grands travaux sont à désirer et les revenus de la vente du pétrole ne permettent pas aux populations de mener une vie de rose.
Ce bruit est né suite au rapport du FMI qui exige que soit transmis au Parlement congolais « fin mai 2019 trois rapports distincts sur les contrats de préfinancement conclus par la SNPC; tous les accords particuliers de financement d’infrastructures financés par des prélèvements en nature issus des recettes pétrolières.

Que soient également transmis tous les projets mis en œuvre par le ministère des Grands Travaux entre 2014 et 2017 sans oublier la publication avant fin mai 2019, les tableaux de réconciliation des flux pétroliers audités par KPMG ».
De l’avis des certains observateurs, il est indiqué que si le Parlement et la justice faisaient leur travail sans injonction, rien que par ces exigences du FMI, Jean Jacques Bouya et Christel Sassou Nguesso auront sûrement chacun un lit à la maison d’arrêt.
Mais attendons de voir si le Congo respectera cette fois les exigences du FMI quand on sait que les chacals ne se bouffent pas. Les piliers d’un même pouvoir ne peuvent se jeter en prison.
Mais nombreux indiquent que Christel Sassou Nguesso et Jean Jacques Bouya ne sont pas les seuls à répondre de leur gestion au Congo-Brazzaville. La liste doit s’élargir si le Congo veut vraiment mettre fin à la corruption ou aux anti valeurs.

Robert Gaillard (La griffeinfos Journal)

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