DIASPORA, Politique, Santé

CHU-B : LYDIA MIKOLO , au cœur d’une manipulation indécente, indigne et humiliante.

 

Par  Jean-Claude  BERI

 

Décidément ce gouvernement brille par une insouciance et une incompétence indescriptible. Il y a des situations qui dans d’autres cieux auraient déclenché un tollé de mécontentement appelant à la responsabilité des pouvoirs publics et surtout à l interpellation du premier ministre. Nul doute sur la pertinence des interrogations soulevées par l’ intersyndicale.Seulement dans cet elan de cri de mécontentement compréhensible, il y règne au sein de de l’intersyndicale hospitalier des agents qui jouent avec le feu. Car on soupçonnerait l’œuvre savamment orchestrée par les officines acquises au pouvoir. L’on est tenté d’affirmer que le pouvoir en place, par intermédiaire des barons du clan, agirait comme un contre poids contre toute action visant a faire de la lumière sur des mercenaires financiers qui ont élit domicile dans les sphères hospitaliers du CHU-B.

Souvenez-vous courant premeir trimestre de l’année 2019 Madame Gisèle Ambiero, l’ancien directrice du CHU_B avait osé signaler au Chef de l’Etat que « le CHU va mal ». « Pour avoir dénoncé le résultat du constat fait au CHU, elle a été victime d’un licenciement à la va-vite comme si ce qu’elle disait était un marteau piqueur qui pouvait faire écrouler la République, alors qu’elle avait le droit de dire la vérité pour le mieux-être de tous. » Ghys Corel Diangany in http://www.dac-presse.com/madame-gisele-ambiero-femme-quil-fallait-a-tete-de-sante-congo/
Comme à son habitude ce gouvernement ayant pris la fâcheuse habitude de dissimuler les informations s’est de nouveau livré a cet exercice d’irresponsabilité en choisissant ne pas informer a temps le décaissement courant troisième trimestre de 2018 de plus d’un milliards de francs CFA destinée a la restructuration des infrastructures défaillantes et approvisionnement en médicaments. Cette argent , le gouvernement et parfaitement au courant sur quel compte il a été credité au CANADA.

Il a fallut que la ministre de la santé un rappel sur ce décaissement et du non concrétisation de projet destiné a cette somme, pour que le officine du PCT crie au loup, au voleur. Comme pour les 14.000 000 milliard des générations futures, les 1 600 000 000 du CHU-B sont portés disparus alors que cette somme aurait dû atterrir sur un compte au CANADA.

Quelques interrogations: Sur le compte de quel responsable de CHU-B ces sommes ont été viré? Pourquoi virer cette somme sur le compte d’un tiers au lieu d’une entreprise de fabrications et fournitures de produits sanitaires? Pourquoi n’avoir pas mis en place une commission d’achat et approvisionnement composée des médecins experts et techniciens du CHU-B? Tout ceci sent le coup fourré depuis belle lurette.

La réponse est simple. Le gouvernement congolais dans son inertie habituelle minimise la portée de la situation. Puisque les recommandations venant d’en haut ont autorisé ce détournement. Par ailleurs le gouvernement essaie en toute discrétion de circonscrire l’impact de la situation en désignant une fusible malléable en la personne de la ministre Lydia MIKOLO , comme l’ a été précédemment Gisèle Ambiero . Des observateurs avertis penseraient que l’argent se trouverait chez Sylvain Villiard avec la complicité de Christel Denis SASSOU et JJ BOUYA pour s’assurer un matelas bien garnis pour la conquête du PCT.
Au lieu de salir et ternir le peu de femmes qui travaillent et s’investissent pour le Congo, ayez le courage d’assumer vos vols et détournements.

A Madame Lydia MIKOLO , s’il vous reste un peu de courage et de dignité démissionner. Ou assumer collectivement les bêtises de ce clan.

Ceux qui accusent aujourd’hui Mme MIKOLO font une mauvaise lecture de la réalité. Au Congo c’est le président qui décide ou tout au moins  sa famille. Il est impossible qu’une telle somme soit sortie du trésor et disparaisse dans la nature. « Un rideau de fumée a été créé », pour dissimuler les faits. C’est la preuve d’un pouvoir régnant en toute impunité mais  jette l’opprobre sur tout le monde. Loin de moi l’idée de vouloir blanchir un membre d’un gouvernement défaillant et rempli de mercenaires financiers. la part de responsabilité de Mme MIKOLO est engagée ca sera la justice d’en établir les vrais coupables Si seulement justice il y a au Congo. Soyons responsables et logique , la ministre est sous les ordres du premier ministre et qui comme la ministre n’est pas au courant de la disparition  de cet argent . Il y a trop d’hommes invisibles au Congo.

Depuis un peu plus de trente-quatre ans que le Congo est traîné dans une chute politico-économique vertigineuse. Cette descente dans l’abîme a pris des proportions très dangereuses ces derniers entre l’arrogance et la perversité nous voilà maintenant plongé dans un océan de dénigrement de valeurs et de l’impunité. Le cadre congolais est pris un déchet. Malgré les appels à la prudence et surtout à la bonne gouvernance lancée par la communauté internationale, le Congo par la voie de ses dirigeants autoproclamés, en premier lieu SASSOU NGUESSO, ont choisi la fuite en avant en sacrifiant l’honneur des cadres congolais sur leur échec personnel et clanique.

Il est clair que ce n’est pas que la tête qui est gangrénée. Nous nous acheminons vers une décomposition lente du corps tout entier. Les cerveaux des dignitaires du PCT, qui pensent que les affaires d’un pays se reglent en famille, se dégénèrent à une vitesse telle que les neurones s’abîment et ne tiennent plus qu’à un fil situé en dessous de la ceinture. La présidence du Congo n’est plus ce haut lieu où se sacralise l’avenir du pays mais un club où se prennent les décisions les plus absurdes qui soient.

NON SASSOU, le problème du CONGO ce n’est pas le manque de compétence, mais la vision étriquée d’un chef d’État incapable de voir autre chose que son cercle immédiat rempli de flatteur et des mendiants et surtout des voleurs qui exploitent très vite l’idiotie incurable de sassou. Le problème du Congo, c’est SASSOU. Pensez-vous si on donnait les moyens au PROFESSEUR CHRISTOPHE BOURAMOUE, DOCTEUR KALA, PROFESSEUR ILOKI seront-ils incapables de redresser le CHU-B en lieu et place de ce Sylvain Villiard ?

Cette diversion indécente est indigne et humilie le cadre hospitalier congolais.

 

Jean-Claude  BERI

 

 


 

Réaction de l’intersyndicale: CHU-B

 

Le syndicat du CHU de Brazzaville a publié, le 22 novembre, une déclaration dans laquelle il s’insurge contre la direction générale, l’accusant de mauvaise gestion. Dans sa mise au point, l’intersyndicale réclame purement et simplement la résiliation du contrat établi avec le nouveau directeur général d’origine canadienne et de toute son équipe.

Le syndicat a fait savoir que la situation interne du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B) devient plus critique qu’elle ne l’a été, soutenant qu’actuellement, presque tout manque au sein du plus grand hôpital du Congo.

L’intersyndicale a précisé que depuis huit mois qu’il a pris ses fonctions, le nouveau directeur général, le Canadien Sylvain Villiard, a déjà bénéficié de deux subventions mais gérées dans l’opacité.

« Une subvention d’exploitation et de fonctionnement d’un montant de 1,587 milliard 913 mille francs CFA a été décaissée au Trésor public pour le compte du CHU-B aux fins d’assurer son redressement. Toute cette somme a été virée dans une banque canadienne au profit de l’ONG USI, avec la complicité du ministère de la Santé », souligne la déclaration lue par Victor Bienvenu Kouama, président de l’intersyndicale.

Dans les détails, les syndicalistes ont affirmé que de cette enveloppe, une bonne part avait été réservée à l’achat des médicaments, consommables hospitaliers et accessoires, mais hélas, l’hôpital manque l’essentiel.

« A ce jour, tous les services sont presque à l’arrêt parce que les trois cents millions qui étaient destinés à l’achat des consommables ont été virés au Canada par le ministère de la Santé. 

De même, vingt-six millions francs CFA ont été prévus pour l’achat du matériel technique ainsi que cent quarante-quatre millions francs CFA pour l’acquisition des voitures de services, mais rien ne se voit », précise l’intersyndicale.

Les syndicalistes ont demandé la résiliation du contrat avec les onze Canadiens dont la plupart ne sont pas encore arrivés, mais touchent des salaires exorbitants, chiffrés en millions sans travailler, ont-ils lâché.

Ecartant l’idée d’aller en grève, ils réclament enfin le paiement des six mois d’arriérés de salaires qui leur sont dus.

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