Politique

Congo-Brazzaville : Les 18 mesures de sortie de crise proposées par Mathias DZON et l’Alliance A.R.D

Mathias DZON et l’A.R.D font l’autopsie de la crise qui déchire le Congo-Brazzaville et proposent une batterie de 18 mesures de sortie de crise qui doivent inspirer Denis Sassou Nguesso et Clément Mouamba.

Le Congo-Brazzaville est malade de la corruption politique, économique et financière. A la corruption, il faut ajouter l’impunicité des délits financiers. De même le gros mensonge de Sassou et Mouamba sur la déclaration des biens des politiques. Regardons au ras des faits, l’ensemble des hommes du clan qui sont cités parmi ceux qui ont caché des milliards volés dans  des paradis fiscaux et pendant ce temps la majorité des congolais croupissent dans une misère innommable !

De nombreux opposants sont présentement incarcérés ou privés de liberté alors que tous ceux qui sont pris dans la nasse de la corruption ne sont ni inquiétés, ni poursuivis en justice. Pourquoi deux poids, deux mesures ?

Le C.V. judiciaire du Congo est présentement pathétique et s’est mué en virus. Face à l’arrogance de Sassou Nguesso et tous ses sbires la révolte populaire est le seul moyen pour nous peuple congolais de se réapproprier la République.

À l’issue de la lecture du présent article, un fort sentiment de révolte va vous envahir.

*****

 l’Alliance pour la République et la Démocratie (A.R.D);

11ème Coordination  nationale

 …..  Pour clore les travaux, le président de l’ARD, MATHIAS DZON, a lancé un appel solennel à tous les patriotes, démocrates et républicains congolais,  à se rassembler par-delà leurs différences, mais sur des bases politiques claires, en vue de la création d’une Union des Forces Patriotiques et démocratiques du Congo, rassemblant  l’ensemble des forces politiques et sociales qui œuvrent réellement pour la résolution pacifique de la crise du Pool, le retour d’une paix véritable et durable sur toute l’étendue du territoire national, la libération de tous les prisonniers politiques et le bannissement à jamais au Congo du délit d’opinion, la restauration des valeurs de la démocratie et de la République, la refondation de  la gouvernance électorale, la réparation des injustices, la réconciliation nationale, la promotion du désir conscient et partagé de tous les citoyens congolais de vivre ensemble par-delà leurs différences. ….

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Communiqué final 

Le samedi 11 novembre 2017, il s’est tenu à Brazzaville, la 11ème Coordination nationale de l’ARD. Cette assise s’est articulée autour de trois thèmes :

1– la crise financière et sociale qui plombe le Congo-Brazzaville : les pistes de solutions de l’ARD ;

2– la crise du Pool : le point de vue de l’ARD ;

3– quelles stratégies pour booster le fonctionnement interne de l’ARD ?

Ont pris part aux travaux :

–  Le Mouvement des verts du Congo (MVC) ;

–  Le Rassemblement pour la Démocratie et la République (RDR) ;

–  Le Parti social pour le Renouveau Démocratique (PSRD) ;

–  La Dynamique pour la nouvelle éthique républicaine et la Démocratie (DNERD) ;

–  L’Union patriotique pour le Renouveau national (UPRN) ;

Est excusé :

–  Le Rassemblement pour le Congo (RAPCO).

La délégation de chaque parti comprenait tous les membres de sa direction nationale et 10 cadres de ce parti. Les travaux ont été présidés par Mathias Dzon, président de l’ARD. Ils ont donné lieu à des débats libres, contradictoires et fructueux et se sont déroulés dans un climat serein et convivial.

I-  De la crise financière et sociale

Traitant du premier thème, les participants à la 11ème coordination nationale ont développé une analyse approfondie de la crise financière gravissime qui traverse le Congo et de ses effets négatifs sur le vécu quotidien des populations congolaises. Ils ont noté que cette crise qui frappe durement notre pays, a plongé l’Etat dans une situation de cessation des paiements et se caractérise entre autres par :

–  une contraction drastique des ressources de l’Etat ;

–  une explosion exponentielle de la dette publique, évaluée désormais à plus de 137% du PIB, alors que le seuil autorisé au niveau de la zone CEMAC est de 70% ;

–  un assèchement total des réserves de change internationales, tirant dangereusement vers le bas, la position extérieure globale de la zone CEMAC ;

–  une crise aiguë de la liquidité générale de l’économie qui impacte négativement sur la liquidité bancaire, ce qui est une menace même pour la vie de ces banques dont le portefeuille défaisant gonfle dangereusement ;

–  une amplification des déficits publics ;

–  des paiements manqués des échéances de la dette extérieure ;

–  le non-paiement de la dette intérieure ;

–  la paupérisation accrue des couches populaires ;

–  la mauvaise gouvernance publique.

Au lieu de prendre des mesures de redressement nécessaires pour juguler la crise, le gouvernement s’emploie plutôt à cacher au peuple et aux institutions de Bretton Woods l’ampleur de cette crise financière qu’il tente d’expliquer uniquement par la baisse du prix du baril de pétrole. Certes, la dépendance du pays au pétrole et la baisse des cours du pétrole ont eu un impact négatif sur les recettes de l’Etat, mais la cause fondamentale de la crise financière actuelle est à rechercher dans la mauvaise gestion des revenus pétroliers, l’endettement excessif du pays, les emprunts dispendieux gagés sur le pétrole à des taux d’intérêt exorbitants, les surfacturations, la corruption, l’enrichissement illicite, la gabegie, le placement de l’argent public dans des comptes privés à l’étranger et dans les paradis fiscaux, l’impunité, la non diversification de l’économie congolaise, etc.

Ces faits ont obligé les participants à la 11ème Coordination nationale à s’interroger sur la capacité du Congo à conclure un programme avec le FMI, vu que le gouvernement congolais ne manifeste aucune volonté politique de rompre radicalement avec ses pratiques politiques et sociales d’hier et d’aujourd’hui.

En matière de transparence, le gouvernement congolais a été pris en fragrant délit de mensonge par l’ONG Suisse « Public Eye » qui, dans un document de 67 pages, intitulé « Gunvor à la conquête du Congo », a révélé l’existence de plusieurs contrats gagés sur le pétrole, conclus avec la société suisse de négoce pétrolier « Gunvor » par la société nationale des pétroles du Congo (SNPC), contrats que le gouvernement congolais avait jusqu’ici cachés aux institutions de Bretton Woods, pour masquer le niveau insoutenable actuel de la dette publique (5.329 milliards de FCFA, soit 9,14 milliards de dollars US en fin juillet 2017, selon le FMI). Ce chiffre n’inclut ni les dettes litigieuses, ni les arriérés intérieurs accumulés depuis 2014. Il  rappelle celui de la dette de 2004, dont le stock en valeur nominale avait été estimé par les services du FMI et de la Banque Mondiale à 9,2 milliards de dollars US. Ce niveau avait conduit le Congo à recourir à l’initiative de réduction de la dette des  pays pauvres très endettés (PPTE) en 2004.

Dans le document susmentionné, l’ONG suisse indique qu’en violation flagrante des engagements internationaux pris par le Congo en 2010,  à la suite de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, engagements  selon lesquels, « les nouveaux préfinancements gagés sur le pétrole, contractés par l’Etat ou pour son compte, sont strictement interdits dans le cadre du programme d’allègement de la dette signé en mars 2010 », la SNPC, a, selon « Public Eye »  conclu avec la société Gunvor, pour le compte de l’Etat, six contrats de préfinancement gagés sur le pétrole, pour des tranches de 125 millions de dollars chacun, soit au total, 750 millions de dollars, à un taux de 3%.

L’accord de préfinancement autorise Gunvor à se rembourser immédiatement et intégralement sur une cargaison. Selon « Public Eye », les fonds prêtés par Gunvor ont été alloués à des travaux publics exécutés par la société brésilienne Asperbras (construction de la zone industrielle de Maloukou : 250 millions de dollars ; construction de 4 000 forages hydrauliques : 300 millions d’Euros ; confection de la cartographie géologique, prospection minière et géologique : 200 millions de dollars ; construction de 12 hôpitaux généraux : 500 millions d’Euros), et par la société française NTA (réhabilitation du transport sur le fleuve Congo : 150 millions de dollars). La réalisation effective et l’opérabilité réelle de ces projets d’investissement sont difficiles à apprécier aujourd’hui.

Le manque de transparence a encore été épinglé par la délégation du FMI qui, au terme  de sa dernière revue à Brazzaville, du 27 septembre au 4 octobre 2017, a constaté une fois de plus que le gouvernement congolais ne jouait pas franc jeu et n’a pas mis à sa disposition toutes les informations requises, notamment celles relatives aux prêts gagés sur le pétrole (Gunvor, Glencore, Trafigura, UBA, Turquie, Afreximbank), celles relatives aux dépenses non déclarées, celles relatives au niveau réel de la dette publique et celles relatives aux pays et aux comptes bancaires où sont logés les Fonds de l’Etat congolais placés à l’étranger.

Les données disponibles continuent de manquer de clarté. La Caisse congolaise d’amortissement (CCA), organisme d’Etat chargé de la gestion de la dette n’a pas été en mesure de rendre compte avec précision de l’endettement du pays. Cette constatation a conduit la délégation du FMI à remettre en mains propres au président de la République, des documents secrets indiquant les noms des sociétés, des pays et des banques impliqués dans les prêts gagés, les placements bancaires à l’étranger, les titulaires des comptes.

Les pays étrangers où l’Etat congolais a ouvert des comptes bancaires sont notamment : Singapour, le Brésil, la Chine, Panama, l’Ile Maurice, le Koweït, la Côte-d’Ivoire, la Guinée-Conakry, le Niger, la RDC, le Maroc, etc. Vingt-trois Congolais titulaires de ces comptes ont été identifiés. On comprend dès lors pourquoi, après quatre missions successives au Congo, le FMI ne soit pas encore arrivé à proposer un cadre macroéconomique permettant d’envisager le redressement de la situation et le retraitement de l’énorme dette publique du Congo.

Comme on peut le constater, les récentes révélations du FMI sur l’argent public placé à l’étranger montrent que le Congo dispose de sommes colossales à l’extérieur pendant que son peuple ploie sous le poids d’une misère sans nom. En effet, aujourd’hui, les retraités de la CREF, accusent 10 mois d’arriérés de pension, les travailleurs de l’Université Marien Ngouabi (UMNG), 4 mois, ceux du CHU, 4 mois, ceux du centre national de transfusion sanguine (CNTS), 4 mois, ceux du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) plus de 26 mois, ceux des mairies, 5 à 6 mois selon les cas. Quant aux étudiants de l’UMNG, ils n’ont pas touché un seul mois de bourse sur les 12 mois de l’année académique 2016-2017.

Pendant que ces couches sociales vivent une situation dramatique, le pouvoir affiche une indifférence inqualifiable à leurs souffrances et continue comme si de rien n’était, à engloutir des sommes astronomiques dans des dépenses somptuaires (organisation des élections législatives, locales et sénatoriales : plus de 100 milliards de FCFA ; célébration avec pompe du 57ème anniversaire de l’indépendance : plus de 50 milliards de FCFA ; inauguration à grands frais du port autonome d’Oyo : 14 milliards de FCFA ; organisation fastueuse des réunions sur la Lybie et sur la région des Grands Lacs, etc.). La misère des populations n’est pas le cadet des soucis du gouvernement congolais.

Comment sortir de la crise financière et sociale actuelle ?

Face à la situation financière désastreuse décrite supra et qui commande que des mesures de redressement nécessaires soient prises dans l’immédiat, le gouvernement congolais fait montre d’une impuissance surprenante et semble tout attendre du FMI.  Pourtant, il est urgentissime pour éviter l’effondrement, de s’attacher dès maintenant, à élaborer et mettre en œuvre des mesures efficaces de réduction drastique du train de vie de l’Etat, à travers des retraitements appropriés et décidés de façon consensuelle, dans le cadre d’un dialogue national inclusif, rassemblant toutes les forces vives de la nation, ce, pour que ces retraitements soient acceptés par toutes les filles et tous les fils du Congo et qu’ils contribuent à apaiser le climat d’extrême tension sociale qui prévaut actuellement dans le pays.

Dans cette perspective et  à titre indicatif, la Coordination nationale de l’A.R.D  propose les 18 mesures prioritaires ci-après :

1– La définition et la mise en œuvre d’un nouveau cadre institutionnel. Dans cette optique et à titre temporaire, les nombreux centres de dépenses faramineuses comme le Sénat, l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, le Conseil économique et social, le Conseil supérieur de la liberté de communication, le Médiateur de la République, peuvent être suspendus pour laisser la place à une seule Assemblée provisoire, dénommée « Conseil de la nation », ce dernier, faisant office de parlement de transition ;

2– La réduction du nombre des ministres, des conseillers départementaux et communaux ;

3– La suppression des postes de ministres d’Etat ;

4– Le retraitement des Fonds politiques du président de la République dans le sens de leur réduction à un niveau qui n’excédera pas les 25 milliards de FCFA par an et leur inscription chaque année dans les rubriques budgétaires ;

5– la révision à la baisse des rémunérations des ministres, des parlementaires, des membres des bureaux des conseils départementaux et communaux, des préfets, sous-préfets, administrateurs-maires, des PDG et des directeurs généraux des entreprises publiques. Par exemple, les ministres qui aujourd’hui sont rémunérés à hauteur de 15 millions de FCFA par mois, seront plutôt payés à 7 millions et ceci par  virements bancaires ;

6– la suppression et l’interdiction absolue des paiements par anticipation et des dépenses non prévues au budget, pour éradiquer les coulages financiers et les tripatouillages, surtout au niveau des menues-recettes ;

7–  la suppression des exonérations fiscales exceptionnelles ou discrétionnaires ;

8– la suppression des emprunts gagés sur le pétrole sous la forme de prépaiements ou d’avances à court terme obtenues auprès des négociants en pétrole ;

9–  le rapatriement de tout l’argent de l’Etat logé dans des comptes à l’étranger (Singapour, Brésil, Chine, Panama, Ile-Maurice, Koweït, Côte-d’Ivoire, Guinée-Conakry, Niger, RDC, Maroc, etc.). ;

10– la refondation de la gouvernance de la SNPC et sa restructuration ;

11– la nationalisation des sociétés écran : l’Africa Oil Gas Corpration (AOGC) ; Likouala SA, Sphynx Bermuda, Energy Congo, Orion-oil, etc.

12– la réduction au strict nécessaire  des missions extérieures et de certaines manifestations publiques ;

13– la réduction du parc automobile de l’Etat ;

14– la réalisation par des cabinets indépendants de réputation internationale, des audits de la SNPC, du Trésor, des Impôts, de la Douane, des Grands Travaux, du port autonome de Pointe-Noire, de la Coraf, de la SNE, de la SNDE, de Congo Telecom, des opérations de la municipalisation accélérée, des revenus générés par le bois, des menues-recettes ;

15– le renforcement des mécanismes de  lutte contre la corruption, la concussion, l’enrichissement illicite, l’appropriation personnelle des biens publics, le favoritisme familial, en vue d’améliorer la transparence financière ;

16– la création au niveau de la police nationale, d’une brigade économique et financière, chargée d’effectuer des enquêtes financières et de suivre et contrôler la manière  dont l’argent public est utilisé ;

17– la restauration de la transparence totale dans la gestion  budgétaire ;

18– le paiement concomitant et régulier des salaires de tous les fonctionnaires et de tous les agents de l’Etat émargeant aux budgets de transfert, des pensions de tous les retraités, des bourses de tous les étudiants congolais au Congo et à l’étranger.

Dans le dessein de ne pas aggraver les souffrances déjà épouvantables des populations, il ne sera procédé à aucune réduction des salaires des fonctionnaires, des pensions des retraités, des bourses des étudiants et des budgets de  l’alimentation des populations en eau potable, de la santé publique et de l’hygiène,  de l’éducation et de la formation qualifiante, des transports en commun et de l’emploi.

Ces mesures courageuses et efficaces contribueront à n’en pas douter, à permettre à notre pays de sortir progressivement de la crise actuelle et à soulager les souffrances des couches populaires meurtries. Encore une fois, pour être productives, ces mesures doivent impérativement être prises sans délai, dans le cadre d’un véritable dialogue politique national inclusif.

II-  De la crise du Pool

L’ARD  l’a dit mille et une fois : la solution à la crise du Pool n’est ni militaire, ni judiciaire. Elle est politique. Toutes les gesticulations auxquelles se livre actuellement le pouvoir constituent de fausses solutions. Ni l’instrumentalisation des soi-disant sages du Pool reçus récemment par le président de la République, ni les prétentions présomptueuses de l’Assemblée nationale et du Sénat, ni les couloirs humanitaires, ouverts pour permettre aux hommes du Pasteur Ntumi de sortir des forêts, n’apporteront une paix véritable dans le département du Pool. A  de vrais problèmes, il faut éviter d’apporter de fausses solutions. Le Pool est une partie intégrante du Congo. Or, tout le corps social congolais traverse une crise globale de caractère politique, économique, financier, social, électoral et sécuritaire.

Pour sortir le Congo de cette crise multidimensionnelle, il faut apporter des solutions appropriées pour chacune de ses dimensions. Cela n’est possible que dans le cadre d’un véritable dialogue politique national et inclusif, rassemblant sans exclusive, toutes les forces vives de la nation, pour construire ensemble, des solutions novatrices et consensuelles, en vue de relever les défis politiques, économiques, financiers, sociaux, électoraux et sécuritaires auxquels le Congo est confronté aujourd’hui.

S’agissant plus spécifiquement de la crise du Pool, sa résolution passe par :

– l’implication de toutes les forces vives de la nation dans la recherche d’une solution pacifique et le rejet de toute pseudo-solution impliquant les seuls ressortissants du Pool ;

– l’implication du pasteur Ntumi dans la recherche des solutions de sortie de crise ;

– la cessation immédiate des hostilités et le retrait du département du Pool, de tous les éléments de l’armée, de la gendarmerie, de la police et des milices privées du pouvoir, engagés dans le conflit du Pool ;

– la création d’une commission vérité et réconciliation et le pardon pour tous ceux qui se repentissent ;

– la promulgation d’une amnistie pour tous les repentis qui s’engagent à rompre définitivement avec la violence comme méthode de conquête du pouvoir d’Etat ;

– le désarmement des  milices ninja et l’insertion sociale de leurs éléments ;

– le dédommagement de toutes les victimes de la guerre du Pool par la mise en œuvre d’une sorte de plan Marshall pour reconstruire les villages détruits, réparer les dommages causés à leurs habitants et relancer l’agriculture et l’élevage dévastés.

Ce règlement politique est la seule bonne solution pour ramener une paix véritable et durable dans le département du Pool. Dans le même esprit, les participants à la 11ème Coordination nationale de l’ARD lancent un appel pressant en faveur des prisonniers politiques dont ils exigent la libération immédiate et sans condition.

III-  Le fonctionnement interne de l’ARD

S’appuyant sur un diagnostic sans complaisance de l’état de l’ARD sur l’ensemble du territoire national, les participants  à la 11ème Coordination nationale ont formulé des propositions novatrices de stratégies en matière d’animation politique des partis membres, de mobilisation horizontale des militants et des populations, de  formation politique et éthique des militants, de communication, de mobilisation des ressources financières, de création de relais des partis membres dans la société civile et dans le monde du travail, etc. Ces nouvelles stratégies visent à refonder l’ensemble des partis membres, à leur garantir un fonctionnement efficace, à améliorer leur gouvernance, en vue de contribuer, de concert avec les autres forces politiques et sociales œuvrant pour une alternance démocratique et pacifique au Congo, à la construction des conditions permissives d’un nouvel ordre politique démocratique et républicain dans notre pays.

Pour clore les travaux, le président de l’ARD a lancé un appel solennel à tous les patriotes, démocrates et républicains congolais,  à se rassembler par-delà leurs différences, mais sur des bases politiques claires, en vue de la création d’une Union des Forces Patriotiques et démocratiques du Congo, rassemblant l’ensemble des forces politiques et sociales qui œuvrent réellement pour la résolution pacifique de la crise du Pool, le retour d’une paix véritable et durable sur toute l’étendue du territoire national, la libération de tous les prisonniers politiques et le bannissement à jamais au Congo du délit d’opinion, la restauration des valeurs de la démocratie et de la République, la refondation de  la gouvernance électorale, la réparation des injustices, la réconciliation nationale, la promotion du désir conscient et partagé de tous les citoyens congolais de vivre ensemble par-delà leurs différences.

Commencés à 10h, les travaux de la 11ème Coordination nationale de l’ARD ont été clos à 18 heures.

Fait à Brazzaville, le 11 novembre 2017

La Coordination nationale

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