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Congo-Brazzaville : Changeons sans se renier

 

Par    Jean-Claude BERI

 

 

 » La mission essentielle du pouvoir est de rendre les hommes heureux. «  ORLEANS (Henri d’) Prince français (1908-1999)

On nous avait promis un gouvernement des hommes intègres, des femmes et hommes de valeurs, brillants par leur intelligences et leur dévouement pour la reconstruction du pays. On avait promit l’arrestation des gros poissons…, ce qui nous ait servi depuis est tout simplement un plat indigeste composé de multiples virus dont l’association ne peut-être que destructeur. NIANGA MBOUALA nous a devoilé le secret caché des MBOCHIS. Cela se répercute dans les propos haineux et plus que détestable de LAZARE BORANGON et voila encore que le maire de Brazzaville issu de la mème épicerie vampirique souhaite la mort des congolais pour renflouer les trésoreries municipales. Pour eux,  ce ne sont que des propos négligeables balancés aux pauvres populaces pris pour des moutons. Heureusement,  ce ne sont pas que les BAKONGO qui meurent

La situation socio-économique déjà dans l’agonie permanente ne présage rien de bon avec la poursuite des mêmes comportements , du maintien des et femmes hommes qui ont lamentablement failli dans leur devoir. Conséquence le pays s’enfonce dans la pauvreté chaque jour mais pire devient la risée a chaque sortie médiatique internationale
Il ne s’agit pas ici de faire de la critique facile, histoire de vider sa panse pour plaire à certains, mais de pointer du doigt les multiples défaillances du pouvoir en place qui renvoi le pays à l’âge de la pierre taillée.

Claudia SASSOU méritait-elle d’être critiquée ?

la réponse est oui. Elle est une femme publique et politique. C’est sur cet aspect que doivent se concentrer nos critiques. Certainement pas sur la femme qu’elle représente.  La femme dans notre culture BANTOUE est sacrée et mérite le respect. Mais là il ne s’agit pas de ça. Ici il est question de combattre la peste qui gangrène notre société et Claudia SASSOU fait partie de multiples virus qui empoisonnent le Congo et mérite toutes les critiques qui s’imposent. Claudia SASSOU n’a eu aucune compassion pour le peuple ensanglanté, hachuré, affamé .  Le kimuntu qui est notre référence de vie voudrait que la femme qu’elle représente se lève et défende le peuple.  Les injures faites à Claudia ne sont que la manifestation d’un peuple en colère , délaissé . De ce fait je ne suis pas pour les insultes physique contre Claudia SASSOU

Sommes-nous fiers de voir les étudiants congolais monnayer leurs diplômes sans fournir aucuns efforts ? Cette pratique à la mode encouragée par les nouveaux « DOC » pourtant fonctionnaire de l’état, se passe au vu et au su de tout le monde. Toutefois, on nous dit que l’éducation est en bonne voie ….
Sommes-nous fiers de voir les malades se rendant au CHU d’être soumis à un vrai marchandage scandaleux avant d’être pris en charge pour un premier soin ? Cette pratique est l’œuvre des fonctionnaires de santé au service de l’état. Pourtant on nous dit que la santé est en nette amélioration…Ce n est qu un detail que plus 1 600 000 000 destinés à la modernisation des infrastructures du CHU B soient dilapidés

Sommes-nous fiers de voir les chiffres accablant croisant violemment d’années en années creusant encore plus le gouffre du chômage des jeunes dans les villes ainsi que dans les milieux ruraux ? Pourtant un plan de réduction du chômage a été adopté par le parlement et devrait être exécuté par le gouvernement.Toutefois, on nous affirme que tout va bien. Les chômeurs ne sont que des bakongo qui perdent leur temps à critiquer le travail du gouvernement.

Sommes-nous fiers de voir le pays plongé de nouveau dans les pratiques sécuritaires dignes de la Gestapo en interdisant les déplacements des hommes politiques pour des motifs fallacieux et totalement arbitraires ? Pourtant on nous affirme haut et fort que la démocratie au Congo ne souffre d’aucune entorse. Ceux qui sont interpellés le sont parce que ce sont de agitateurs et fauteurs de troubles a l ‘ordre public.

Sommes nous fiers , après les opérations très couteuses des municipalisations accélérées, de constater que le pays est fissurés de part en part par des inondations qui plongent les populations dans un profond désarroi et dénuement. On nous dit que c’est la faute au dérèglement climatique. L’appel aux dons pour les fonds bleus viendra à bout des inondations

En tentant de répondre à ces quelques interrogations choisies parmi tant de maux qui minent le Congo on est sans réserve en droit d’admettre le constat d’échec de ce gouvernement. Les attentes placées en celui-ci n’ont pas été atteint. Les moyens sont utilisés sans une hiérarchisation des besoins ni un contrôle de résultat. Le Congo se meurt faute d’un pouvoir qui sans cesse se désengage sur les axes prioritaires du développement. Nous exhortons les congolais à se mobiliser davantage pour redonner un sens aux mots progrès et développement en se mettant au travail dès à présent pour mettre en route un nouveau modèle de développement économique , social et durable basé sur la redistribution des richesses. Et cela est possible qu’avec une transition sans le PCT . Car le PCT est le noyau ou germent le virus de la perdition de la société congolaise.

Changeons sans se renier

JEAN-CLAUDE BERI

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