Société

Congo-Brazzaville : Quand les clochers brûleront….

Congo-Brazzaville : Quand les clochers brûleront….

Par:  Andréa Ngombet

UNE NATION CONSACRÉE À LA VIERGE MARIE
L’Eglise catholique reste encore à ce jour la seule organisation d’envergure nationale capable de rivaliser et de vaincre le parti-Etat qui, depuis plus de 40 ans détruit le Congo.
La blessure mortelle de l’assassinat du Cardinal Emile Biayenda, et de son sacrifice, marque, jusqu’à ce jour, le triomphe de l’esprit de mort et de confusion sur le peuple.
Pourtant, le Congo – librement catholique par le baptême de Joao 1er le 3 mai 1491 – consacré à la Vierge Marie le 15 août 1960 par l’Abbé Fulbert Youlou, peine à faire défendre sa cause par son église. Ceci est ma supplique d’Henrique, l’histoire bégaie : l’église de nouveau du côté des oppresseurs du peuple congolais, les Portugais esclavagistes et les colonisateurs hier, Sassou Nguesso et les pétroliers aujourd’hui.
LA TABLE EST PLEINE D’ORDURES
Le Ministère prophétique est déserté. La peur règne en maître dans les cœurs des bergers. C’est pourquoi l’assassin du Cardinal peut venir avec l’ensemble de sa cour célébrer l’anniversaire de sa femme dans la basilique Sainte-Anne de Brazzaville. Il y est en conquérant, se fait aménager un fauteuil spécial, marche sur un tapis rouge spécial et comble d’indignité, fait danser à sa gloire le prêtre et l’assemblée dans une communion satanique.
Le discernement a déserté le cœur des évêques. Ils se retrouvent dans une pseudo- assemblée des sages du Pool dans une Messe noire avec des féticheurs pour sceller une alliance avec l’assassin du Cardinal afin de comploter pour la mort d’un homme, Frédéric Bintsamou.
Enfin, les doctrines les plus erronées, les cultes les plus sordides pullulent et se multiplient dans la cité des Hommes aussi vite que les églises et les séminaires se vident. Le peuple est livré aux superstitions et à la domination des forces de mort et de confusion.
QUAND LES CLOCHERS BRÛLERONT
L’église s’est couchée. Pire, elle collabore avec le tyran. Elle l’honore, l’encense, le prie. Les charbons ardents s’accumulent. La rue murmure : le Congo sera perdu à jamais pour l’église catholique. C’est à la fin de la présence catholique au Congo que travaillent les évêques. Les papes se succèdent mais le martyr du Cardinal Biayenda, socle de l’espérance du Congo libre, n’est toujours pas reconnu.
Parce que cette église du Congo s’est mariée à la tyrannie, et l’a couverte par son silence, la fin du tyran se conjuguera avec la fin de l’église au Congo. Des sans culottes, des sans grades, des ombres faméliques graviront la colline de la cathédrale pour abattre les symboles de la collaboration avec leur oppresseur.
Monseigneur, quand les clochers brûleront, aucune racine ne subsistera.
Nous jugerons impitoyablement au dessus des autels profanés l’épouse adultère qui a préféré Sassou au Christ.
Andréa Ngombet,
Coordinateur collectif Sassoufit

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*