Editorial, Politique

Congo-Brazzaville : La crise financière vient-elle mettre fin au règne des milices privées de Sassou Nguesso ?

Denis Sassou-Nguesso, Jean-Dominique Okemba, Philippe Obara et Jean-Fançois Ndengué ne peuvent s’en passer des prestations sinistres de ces milices privées.

Par : Chris ABELA.

Sassou Nguesso en panne sèche financière vient de demander à Jean-Fançois Ndengué de mettre fin à l’usage des milices privées, autrement dit « les tontons macoutes du Congo-Brazzaville » que le pouvoir d’Oyo dissimule sous un habillage digne d’une dictature sanguinaire et barbare, des « auxiliaires et supplétifs de la Police ».

Dans les milieux sécuritaires, tous pensent que la circulaire de Jean-François Ndengué est une démarche fallacieuse pour endormir une fois de plus les Congolais. Espérant ainsi détourner les recherches du FMI dans sa quête de découvrir les raisons de sorties injustifiées d’argent du trésor public.

Pourquoi Jean-Fançois Ndengué n’a-t-il pas commencé par dissoudre le GRB, une milice privée, installé dans les locaux du commissariat de police de Ouenzé Mazanza (Brazzaville), à l’angle de la rue Mbochi et l’avenue de France, dont les éléments n’obéissent qu’aux ordres de Ndengué ?

Ces tontons macoutes, tristement appelés « les 12 apôtres »  ayant pour coordonnateur adjoint, le députain Hydevert Moigny sont sommés sous 48 heures de ne plus opérer sur le territoire  congolais. Ce sont pour beaucoup des jeunes miliciens appelés communément « kulunas » que la dictature de Sassou Nguesso  utilisait pour contenir les contestations contre le changement de la constitution et réduire en silence l’ensemble de l’opposition, sont obligés de se mettre en réserve.

Et pourquoi Sassou-Nguesso ne renvoie-t-il pas dans leurs pays respectifs, les nombreux mercenaires qu’il emploie à sa garde présidentielle ?

Le recours aux milices privées par Sassou-Nguesso est une vieille recette !

« La prison, l’exil ou le cercueil.» Très fier de leur triptyque, le quarto Sassou-Nguesso, Jean-Dominique Okemba, Jean-François Ndengué et Philippe Obara, nostalgique d’une tyrannie instaurée au Congo par le PCT (Parti Congolais du Travail) en 1968 à l’issue du coup d’Etat de Marien Ngouabi qui avait chassé du pouvoir Alphonse Massamba-Débat.

Les penseurs du Parti-Etat de l’époque, Ambroise Edouard Noumazalaye, Claude-Ernest Ndalla Graille et bien d’autres, offraient cette seule alternative funeste à tous ceux des congolais qui osaient contester le règne sanglant du PCT.

D’ailleurs, si on pouvait faire parler les cimetières du Congo, des tonnes de récits en sortiraient. Les pages de la bible ne suffiraient pas pour contenir leurs récits macabres.

Denis Sassou-Nguesso, moniteur de son Etat, ayant tout appris auprès des penseurs du PCT, applique la leçon bien apprise depuis son retour au pouvoir par les armes en ayant chassé le président démocratiquement élu par les Congolais, Pascal Lissouba, en octobre 1998 : Gouverner par la peur et la violence.

Les fêtards du Sassouland savent bien que les serments sont solubles dans la bière Primus ou Ngok. Et que les vrais opposants sont des éternels caméléons changeant leur conviction à la teinte des billets en face.

Peu avant le recours au changement de la constitution afin que Sassou-Nguesso se maintienne au pouvoir, on a vu des mastodontes de miliciens privés sous la direction d’Hydevert Moigny se parader à la mode « Rambo » sous l’objectif des caméras de Télé-Congo et des photographes semant la désolation ainsi survient le règne de l’impunité et de l’injustice par l’embastillement.

Avec une nonchalance étudiée, sans communes mesures, des porte-flingues habillés en treillis militaires et leurs fusils d’assaut (PMAK) se baladent dans les rues de Brazzaville et Pointe-Noire dans le but d’intimider les populations.

A la nuit tombée, massés sur des pick-up ou BJ de la marque Toyota, attachés, ces auxiliaires et supplétifs, qui ne sont autres que des kuluna, qui n’obéissent qu’aux ordres de Jean-François Ndengué, à la mode des « Tontons macoutes de l’ère Duvalier en Haïti », sillonnaient l’ensemble des quartiers de nos villes, lâchant leurs rafales, tantôt vers les étoiles, tantôt à hauteur d’homme. On dénombre des meurtres, des arrestations arbitraires et des enlèvements.

Nul n’ignore le nombre des enlèvements, suivis de tortures comme  notre compatriote Augustin Kalla-kalla, laissé pour mort devant la morgue municipale de Brazzaville,  en était la victime. Plusieurs compatriotes ont subi des sévices de la part de ces milices privées des pires exactions inhumaines dont la férocité n’a d’égale que les animaux sauvages.

La liste est bien longue de toutes les arrestations arbitraires, enlèvements et meurtres. Tous ces méfaits et crimes étaient conduits avec une rigueur toute militaire, sans pour autant que la Garde Républicaine, composée de mercenaires, tout ce qui reste de l’armée au Congo-Brazzaville et les milices privées, appelées dans le jargon de Sassou, JDO et Ndengué, auxilliaires et supplétifs de la Police, épargnent aux familles ses «condoléances émues».

Monsieur André Oko Ngakala, le primitif et incompétent procureur aux ordres du dictateur Sassou-Nguesso n’a jamais ordonné l’ouverture d’une quelconque enquête sur ces exactions. Bien au contraire, il s’attache à faire disparaître l’ensemble des dossiers incriminant la dictature de Sassou-Nguesso.

Alors qu’au Congo-Brazzaville, les armes et la terreur font la loi, Jean-Marie Michel Mokoko, André Okombi-Salissa, Jean Ngouabi et bien d’autres sont arrêtés sous la fallacieuse incrimination « d’atteinte à la sûreté de l’Etat et tentative de coup d’Etat ».

Des coups d’Etat imaginaires que Sassou-Nguesso et ses supplétifs rêvent tous pour justifier les arrestations et les emprisonnements arbitraires des opposants.

Ceux des opposants qui ne sont pas arrêtés sont empêchés de sortir du territoire, leurs passeports confisqués à la Présidence, et ils sont réduits au silence et à l’impuissance.

Ayant gangrené le sommet de l’Etat par l’ethnocentrisme sanglant, la corruption, l’incompétence, le vol, la dépravation des mœurs…, Sassou-Nguesso et ses supplétifs règnent sans merci en étalant quotidiennement leurs fortunes acquises sur la sueur des Congolais, qui eux croupissent dans la misère et vivent avec moins de 1 dollar par jour.

Sassou-Nguesso a toujours encouragé ses supplétifs dans leur sale besogne et règne sans concession. Et il reste muet à l’heure où – un comble ! – ses supplétifs terrorisent nuit et jour l’ensemble des Congolais.

A ce jour, en dépit d’une apparence trompeuse, le Congo-Brazzaville vit sur une corde raide car le pays est plongé dans une crise multidimensionnelle due par l’incompétence et la mauvaise gouvernance de Sassou-Nguesso et ses supplétifs.

Le pays a du mal à s’affranchir de cette crise. Les négociations avec le FMI et la Banque Mondiale sont vaines.

Sassou-Nguesso et ses supplétifs sont responsables de la misère noire des Congolais. 33 années de régression, de crimes et de vols. Pour le peuple congolais, Sassou-Nguesso et ses supplétifs sont tous des salops, y compris l’armée, la gendarmerie, la police, qui emploient tous des mercenaires appelés dans un habillage pctétiste ou sassouland :« auxiliaires et supplétifs », ces corps malsains.

Le Congo-Brazzaville est encore loin de sortir de l’auberge

Denis Sassou-Nguesso et l’ensemble de ses supplétifs ont un goût frénétique du refus de l’instauration d’une démocratie réelle au Congo-Brazzaville. Ce qui explique le chauvinisme virulent et confus de l’ensemble des supplétifs de Sassou Nguesso.

Au coude à coude, ils se soutiennent mutuellement. Tout ceci est bien huilé à dessein pour continuer d’endormir les Congolais, différents clans donnent l’impression trompeuse de se jeter des pics comme tout récemment l’on a vu Jean-Claude Ibovi donner l’impression de s’attaquer à Jean-Jacques Bouya qui aurait détourné des milliards de F CFA pour la construction de 137 Km d’une route imaginaire.

Avec le pouvoir de Sassou Nguesso, son épouse Antoinette Tchibota et tous leurs suppétifs tels que Gilbert Ondongo, Denis Gokana, Jean-Didier Elongo,  Jean-Marc Thystère Tchicaya et bien d’autres peuvent dormir tranquillement sur leurs deux lauriers.

Ce qui justifie que personne n’ose s’attaquer à Denis Christel Sassou-Nguesso, le plus grand voleur de la République.

Le congo-Brazzaville est dirigé par une nébuleuse de voleurs et incompétents qui ont ruiné le pays pour de nombreuses années.

La circulaire de Jean-François Ndengue demandant à l’ensemble de ses collaborateurs de renvoyer tous les « auxiliaires et supplétifs de la Police » n’est que de la poudre aux yeux.

Tous les Congolais savent que Denis Sassou-Nguesso, Jean-Dominique Okemba, Philippe Obara et Jean-Fançois Ndengué ne peuvent s’en passer des prestations sinistres de ces milices privées.

Ces milices privées sont et resterons des réservistes à la solde de ce pouvoir qui a besoin d’elles pour accomplir des besognes macabres.

Mais le faux nez démocratique que tous arborent ne saurait faire illusion. Pour preuve, ces milices continueront d’agir dans l’ombre pour torpiller toutes les velléités démocratiques. A en croire leurs animateurs, ces milices et mercenaires sont pour la préservation du pouvoir de Sassou-Nguesso. Mieux vaut faire fructifier ensemble les rentes garanties par la contrebande, le trafic de drogue et les monopoles d’Etat.

Elles détiennent un arsenal militaire que même l’armée régulière n’en possède pas.

Ces milices privées et mercenaires visent à contenir toutes contestations syndicales, estudiantines ou des partis de l’opposition en procédant par des descentes musclées.

Pour autant, la hiérarchie militaire, sous la houlette du général Guy Blanchard Okoy, est impuissante. Les milices privées n’ont pas d’ordre à recevoir de la hiérarchie militaire. Mais les passerelles existent.

A tous ceux qui pensent que ces auxiliaires et supplétifs de la Police peuvent rejoindre les rangs des indignés de la République vont pendant longtemps mordre leurs langues.

Chris ABELA

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