Editorial, Politique, Société

Congo-Brazzaville : discours du 15 aout 2018, encore un saupoudrage morbide et indigeste

Par  DAC

« On ne combat pas un déchet en le laissant se proliférer. Il n’est plus à démontrer que le clan sassou et son gouvernement sont des déchets politiques qui gangrènent notre société. Les laisser pollués d’avantage  notre société par des actes de corruption et de verrouillage au profit d’un clan n’est plus supportable »  JCB

 

C’est un discours assez insultant, très en décalage de ce que le peuple pouvait espérer, sans que l’on puisse faire apparaître de manière évidente un contenu de rédemption face aux victimes de CHACONA

Sur le plan lexical, c’est vérifié par la statistique. Les mots caractéristiques sont très nets : il est question de « continuité dans la médiocrate « , impunité « , de « despotisme « , voire carrément de « insultant « . On peut lire entre les lignes  aussi le mot « favoritisme  « . Ces substantifs correspondent à un constat sur la société congolaise  sous Sassou. Une société  en chute libre, mais surtout à un mouvement puisqu’il s’agit d’e «  pérenniser » et d « imposer » aux forceps aux congolais une voie dont les épines sont plus que saillantes.

Comme à son habitude le despote national s’impose comme le roi pharaon du Congo.  Que vous m’aimez ou pas je vais vous soumettre à ma volonté. Sans état d’âme,  il a balayé  la mort de nos treize jeunes gens torturés et morts dans un commissariat de police.  A quoi bon en faire état, ce ne sont que mes sujets que je peux piétiner comme bon me semble. Les appels de plusieurs intellectuels de tous bords  entre autre Emmanuel Dongala et Gabriel Okoundji lui demandant  ne fusse qu’un début d’explication sont balayés d’un revers de main. Humiliant ainsi les familles éprouvées.

Que dire des graves affaires qui ont cloué au pilori l’économie congolaise et dont la responsabilité des pouvoirs publics ne souffre d’aucune équivoque et qui sont traitées avec la plus grande désinvolture politique. L’argentier arrogant Denis Christel SASSOU NGUESSO  continue à se pavaner dans les rues de Brazzaville, et Le compte des générations futures  toujours pas identifié ou les sommes ont été placées. Le meneur des grands travaux dont les fameux  » abyssaux emprunts chinois  » est plébiscité pour un livre qui vante les mérites de l’oyocratie.  Depuis aucun audit n’a été diligenté, ni la moindre enquête parlementaire. Obéissez et souffrez !!!

Onze minutes de vociférations pour justifier une faillite d’état, une paix écartelée  entre la baïonnette et la prison. Un propos pour le moins écœurant. Obéissez ou mourrez !

Des chiffres partout et  des réalisations à l’abandon transformées en des décors d’opéra « éléphant blancs » sont présentées comme des trophées de guerre.

 Face à des urgences sociales criantes, la pluie d’annonces égrenées par le despote national cache mal une volonté de prolonger l’indigestion des 20 dernières années d’une gouvernance baignée dans la corruption.  Une gouvernance,   qu’il nous  a laborieusement imposé les médiocres, n’effacera pas l’image d’un despote obsédé par la transhumance, multipliant combines et montages politiciens pour élargir une coalition qu’il sait fragile. Une sorte de berger si peu confiant en ses capacités et réalisations qu’il est prêt à en partager l’échec avec le maximum de seconds couteaux sous prétexte d’unité nationale de chasse aux antivaleurs. On prend les mêmes et on recommence !  Je nomme mes amis vous obéissez !

Il n’est pas question d’aller servir de décor à un monologue démagogique qui ne répond pas aux exigences et aux attentes des Congolais qui souhaitent de tout cœur, dans l’ensemble, tourner une page de leur histoire. Si ces conditions ne sont pas réunis, le peuple décidera du sort à  réserver aux magouilleurs et autres illusionnistes politiques issus de l’OYOLAND.  On ne combat pas un déchet en le laissant se proliférer. Il n’est plus à démontrer que le clan sassou et son gouvernement sont des déchets politiques qui gangrènent notre société. Les laisser pollués d’avantage  notre société par des actes de corruption et de verrouillage au profit d’un clan n’est plus supportable. Le combat doit être mené sur tous les fronts. Vous voulez le pouvoir, venez le chercher !

En conclusion Le constat est fait depuis longtemps : l’opposition congolaise a triomphé dans la modernité. Mais ce triomphe risque de s’achever sur un échec : celui du collectif qui peine désormais à se rassembler,  de parler d’une seule voix,  de se projeter dans l’avenir.

Le morcellement des intérêts a fait éclater notre horizon d’attente. La naissance  des groupuscules dits d’opposition de résistance attise le feu au lieu de le cerner pour mieux le circonscrire.  Seuls les naïfs et les incrédules croient que l’on peut dialoguer avec le PCT dans sa formule et composante actuelles, grand fossoyeur des libertés humaines, muré dans leur seule certitude qu’il n’y a de vérité que la vérité enfermée dans l’idéologie marxiste clanique qu’il prône. Nous n’avons pas non plus pour vocation à être des éternels  opposants manquant de discernement pour exiger  le dialogue avec des gens qui font du monologue hermétique leur seule raison d’exister pour rester au pouvoir à vie.

Ce n’est donc pas ce énième discours dépourvu de cap depuis fort longtemps qui sortira le pays de la crise , le Congo est  dans un état de faiblesse avancé, tant sur le plan moral que sur les plans politique, économique ou stratégique ce n’est donc par les assignation à résignation, le népotisme, la corruption, l’impunité et l’obsession du pouvoir que les congolais recouvriront la joie de vivre.  C’est un discours malsain et morbide teinté de mépris qui vient nous servi ce jour des 58 ans d’indépendance

DAC 

 

 

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