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Congo-Brazzaville : Inondations, Jean-Jacques BOUYA, coupable pour « homicide par négligence » et le gouvernement complice.

Congo-Brazzaville : Inondations, Jean-Jacques BOUYA, coupable pour « homicide par négligence » et le gouvernement complice

Par  Jean-Claude BERI

« Le peuple meurt les pieds dans l’eau , le gouvernement préfère le faire danser le MOPACHO « . JCB  

 

Jean-Claude BERI

Nous aurions aimé commencé l’année 2023 sous une autre note que cette situation tragique a laquelle le gouvernement nous y oblige de réagir. Nous demandons qu’une enquête pour « homicide par négligence » contre le chef du gouvernement congolais, la mairie et le ministre pour les victimes des inondations de fin Décembre 2023 qui ont entraîné la mort d’au moins trois  personnes.

Les inondations meurtrières qui ont frappé la ville de Brazzaville resteront longtemps dans les mémoires. Nous lançons un appel pour une ouverture d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur les conditions qui les ont rendues possibles. Nous demandons également qu’une instruction soit ouverte pour « homicides involontaires ». Car si le dérèglement climatique est, à l’évidence, à l’origine du drame, celui-ci a incontestablement été aggravé par un défaut d’anticipation et par une mauvaise gestion de la situation par une série de négligence imputable à l’état congolais. Il ne s’agit pas d’un « accident » mais d’un enchaînement de mauvaises décisions qui a conduit à l’irréparable : la mort de 3 personnes.

On ne le dira jamais assez que le ministère des Grands Travaux qui devrait en principe réaliser les travaux d’assainissement des quartiers de Brazzaville depuis le lancement de l’opération « municipalisation accélérée » a totalement échoué à sa mission. A la place des grands travaux,  les congolais ont eu droit aux petits travaux au rabais. Aux entreprises cooptées et aux mains des mêmes dirigeants qui ont détournés l’argent public à des fins égoïstes voire détournés ( l’argent)  par une poignée d’opérateurs économiques véreux ayant à leur tête Jean-Jacques BOUYA.

Combien de morts ou combien de catastrophes doivent–on être victimes pour réaliser l’étendu de la politique du « m’en-foutisme » de ces hommes qui se gavent sur le malheur des congolais. Nos territoires (La LIKOUALA est sous les euax depuis trois ans) sont inondés, nos compatriotes sont dans la rue complétement démunis observant incapables d’agir la mort d’une mère et son fils la veille des fêtes de fin d’année.  C’est atroce et abominable. Pourtant, eux, (ces déchets qui se prennent pour des politiques) ne se privent pas de célébrer avec faste les anniversaires, les mariages, et les cérémonies pompeuses avec, bien-sur  notre argent, pendant ce temps, nous mourrons comme des chiens.

De mémoire congolaise, l’année 2022 a été la plus « pourrie et meurtrière » des dernières décennies du pouvoir sanguinaire de SASSOU. Tandis qu’une moitié de la population congolaise se débatte les pieds dans l’eau, le gouvernement accentue le drame avec un assainissement des infrastructures qui laisse à désirer. La conjonction des phénomènes naturels et de leur aggravation du fait du réchauffement climatique semble bien réelle dans cette catastrophe. Peut-on pour autant se contenter de dire, en haussant les épaules : «Cest bien malheureux, mais cest la faute à pas-de-chance. Nul ne peut rien quand les forces de la nature se déchaînent»?

Non je ne suis pas de cet avis. Quand sera passé le moment de sidération qui a suivi le drame (Catastrophe), les questions doivent être posées et les populations doivent se saisir de cette question pour exiger une clarification.  Le tableau général qui s’en dégage est éloquent. Oui, bien entendu, au départ de tout, il y a ces pluies interminables qui ont fait gonfler les cours d’eau et les ont fait sortir de leurs lits naturels. Mais l’absence d’anticipation, la mauvaise gestion de la catastrophe et des décisions irréfléchies ont considérablement amplifié les effets de la colère de la nature.  On a vendu des terrains inconstructibles sur des zones inappropriées, on a bâclé, les travaux d’assainissement des voies d’évacuations d’eaux de pluies…

Ce qui s’est passé à MAKABADIBOU reflète une situation quasi générale dans toutes les quartiers de BRAZZAVILLE ou des scènes de désolation montrant des populations agrippées sur des voitures, des arbres, ou parfois on observe des populations sortir des caniveaux les morts sans vie. Une seule question à Jean Jacques BOUYA,   ou est passé les sommes dédiées à la modernisation des infrastructures et d’assainissement des villes ?

« Pointe Noire (Kouilou), Impfondo (Likouala), Dolisie (Niari), Owando (la Cuvette) et enfin Brazzaville ont ainsi « bénéficié » successivement de 2004 à 2008 des investissements promis à cette occasion et dont l’enveloppe selon différentes sources1, est passée au fil des ans de 60 à 128 milliards de francs CFA. Encore faut-il préciser qu’il s’agit là des sommes annoncées…

« La triste réalité conduit malheureusement à dresser la liste, d’une part de travaux certes d’utilité publique, mais qui présentent la double caractéristique de faire l’objet d’une surfacturation effarante et de ne pas être achevés (voire même parfois jamais commencés), et d’autre part de réalisations aussi somptuaires qu’éphémères avec la construction de villas de grand standing et de palais présidentiels « symboles de l’Etat » (sic) pour la seule utilisation du chef de l’Etat lors des festivités qui sont programmées dans chaque ville hôte.

Faut-il préciser que ces différents chantiers ne font bien entendu pas l’objet du moindre appel d’offres et sont attribués de façon totalement arbitraire. Le maître d’œuvre et grand dispensateur des marchés n’est autre que Jean Jacques Bouya, neveu du Président, placé à la tête de la délégation générale aux grands travaux (DGGT), organisme censé assurer la gestion des « grands projets structurants d’équipement et d’aménagement du territoire national », dont le coût est supérieur à 500 millions de francs CFA. Et tant pis pour la décentralisation… » (1)

BOUYA doit être trainé en justice, tout au moins être entendu. Pour les raisons suivantes

le dérèglement climatique est clairement responsable à la base. Mais s’agissant de l’impact extrême dans les quartiers et villes de Brazzaville, des multiples dysfonctionnements sont clairement identifiés., le coupable est plutôt systémique ( pouvoir) . Un ensemble de procédures aberrantes, comme la non-exécution des travaux d’assainissement pourtant prévu depuis 6 ans   avant le drame de la semaine dernière. Ou encore l’absence de règles claires en cas d’alerte, l’absence de communication entre les trop nombreux niveaux de pouvoir. Et surtout l’absence de moyens en cas de plan catastrophe: ni larmée, ni les pompiers, ni la police ne disposent jusqu’à maintenant, les habitants ont été totalement laissés à eux-mêmes, comme coupés du reste du monde, et ce malgré les appels au secours incessant Ce qui me semble surtout criminel est BOUYA se traque de dire que les grands travaux est une réussite alors tout l’argent a été dilapidé et rien n’ait été fait pour revoir ces procédures, pour lesquelles aucune enquête n’est nécessaire.

Jusqu’à  quand allons-nous continuer à subir tout ça ? Car ne nous voilons pas la face : il y aura d’autres désastres provoqués par les dérèglements climatiques. Et pour éviter qu’ils ne se transforment en cauchemars et coûtent à nouveau des dizaines de vies de nos compatriotes, c’est tout un système qu’il faut remettre à plat. Ni plus, ni moins. IL temps que les congolais fassent le bon choix.

 Jean-Claude BERI

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