CORRUPTION, DETOURNEMENT, Justice, OPPOSITION, Politique, Société, TRIBALISME, Tribune libre

Congo-Brazzaville : L’arnaque de la concertation politique d’Owando   

Congo-Brazzaville : L’arnaque de la concertation politique d’Owando

Par  Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

TOUJOURS LA MÊME TRIBU, TOUJOURS LA MÊME LOCALITÉ, TOUJOURS LA MÊME RÉGION, TOUJOURS LES MÊMES RESSORTISSANTS DU NORD AU POUVOIR AU CONGO-BRAZZAVILLE PAR LA FORCE DES ARMES DEPUIS DES LUSTRES.  

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

C’est un constat implacable, et personne n’y trouve rien à dire car leur pouvoir vient de Dieu. Tout ce que dit monsieur Denis Sassou Nguesso vient de son Dieu sans intermédiaire. Il ne faut pas l’accepter peuple congolais car c’est de l’arnaque intellectuelle et politique. En démocratie, le pouvoir émane du peuple.  

Nous sommes dans les Fourberie de Scapin, une comédie ou tragi-comédie avec les élections législatives à venir.  

Encore une énième concertation politique qui a accouché d’une souris les caciques du PCT (Parti congolais du travail) étant passés maîtres dans la duperie. La démocratie est un mot qui n’existe pas dans le lexique du PCT.   

« Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » est la formule célèbre d’Abraham Lincoln pour définir la démocratie. 

Qu’à cela ne tienne, toutes les opposantes et tous les opposants s’y sont rendus à cette mascarade politique afin de percevoir des per diem, indemnité en monnaie sonnante et trébuchante donnée aux participantes et aux participants afin de les amadouer. Dans un pays où la corruption est inscrite dans la Constitution cela marche à tous les coups, et les opposantes et les opposants se font berner toujours. Ne va-t-on pas dire que c’est devenu un rituel des mendiants politiques au Congo-Brazzaville ? Mais n’oublions pas qu’il y a des femmes et des hommes politiques de bonne foi que se rendent à ces messes préélectorales dans le but de faire changer les choses, mais en vain.  

Le constat est simple, il n’y a plus d’opposition au Congo-Brazzaville en dehors de quelques anomalies sympathiques qui bougent dans tous les sens sans que rien ne bouge. Tout ce qui s’assemble se rassemble, et que vive le parti unique le PCT.

La révision des listes électorales a abouti à une momerie, le PCT comme à l’accoutumée ne donnant crédit à la parole donnée lors de la concertation d’Owando. Rien d’étonnant car celui qui a violé sa propre Constitution avec une limitation des mandats à deux n’est autre monsieur Denis Sassou Nguesso le Président du PCT. On voudrait bien leur faire confiance, mais quand un arbre est tordu, il est difficile de le redresser, et c’est le cas du PCT, un parti avilissant au service d’une autocratie, nuisible pour le peuple congolais qui subit ses errements depuis trop longtemps, au total 38 années cumulées de pouvoir.  

Le dépoussiérage des listes électorales prévu pour être organisé de façon paritaire avec les partis de l’opposition, ce qu’il en reste, les Chefs de quartier, de bloc ou de village, a finalement été confié aux Préfets et aux Maires serviles, nommés par le pouvoir en place donc à leur solde. Ainsi, dans le Nord du pays, il y a eu le recensement pour le compte du PCT des Congolaises et des Congolais résidant à Brazzaville et même des morts. Maintenant, l’on comprend mieux comme le Nord du Congo-Brazzaville est devenu plus peuplé que le Sud du Congo-Brazzaville, car les gens qui y naissent ont la vie éternelle comme celui qui s’éternise au pouvoir suprême. Le PCT devient ainsi le parti des morts-vivants qui votent ; Alors il ne faut pas s’étonner des scores staliniens qu’il réalise lors des différentes élections.   

 Au Congo-Brazzaville, rien n’est impossible en politique, il suffit seulement d’oser pour s’accrocher au pouvoir au pouvoir jusqu’à la fin des temps et donner l’illusion, l’apparence d’une démocratie doublée d’unité nationale à un pouvoir tyrannique.

 Le ministre Clément Mierassa, le légaliste, doit être décontenancé, désemparé, lui qui a la Constitution chevillée au corps. Mais qu’il ne fasse pas semblant de croire que le Congo-Brazzaville est une démocratie. C’est une démocrature à défaut d’être véritablement l’une des dictatures les plus terrifiantes du XXIème avec la Corée du Nord. Nous comprenons son désarroi, mais les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le ministre Clément Mierassa pour ce que l’on voit est un patriote qui aime son pays aux mains d’une mafia politique.   

Les enfants des parents décédés qui ont fait de la politique au Congo-Brazzaville, et pas toujours affiliés au PCT, sont récupérés par le PCT à l’instar des Miakassissa, des Ngouabi, des Lissouba, des Mikolo, des Kolelas, des Massamba-Débat, des Thystère Tchikaya, des Ngouonimba, etc. ; Monsieur Denis Sassou Nguesso devient ainsi le Père national de ces orphelins qui ont galvaudé l’héritage politique de leurs défunts parents, au lieu d’être le « Père de la nation ». Ainsi va la politique au Congo-Brazzaville par l’achat des consciences. Ces déboussolés politiques parlent en leur propre nom car la responsabilité politique est individuelle pour toutes et pour tous. S’ils font la politique par conviction, alors tout est à leur honneur et nous ne pouvons que l’accepter car nous sommes des démocrates.  

Monsieur Isidore Mvouba, Président de l’Assemblée nationale, lui qui a toujours brillé par son invisibilité et son mutisme notamment lors des crises qui ont endeuillé le département du Pool, met en orbite son fils qui est tour à tour Premier secrétaire de la Force montante congolaise (FMC), la jeunesse du PCT, Conseiller spécial du Premier ministre, membre du Comité central du PCT, et maintenant candidat à la députation pour le PCT à Bacongo 2. N’oublions jamais que la pomme tombe toujours à côté du pommier. Ça frise le ridicule car qui trop embrasse mal étreint.   

À Owando, le neveu de Jean Dominique Okemba (JDO), l’honorable neveu est là pour montrer la suprématie de monsieur Jean Dominique Okemba à Owando sur les Kouyous. Monsieur Jean Dominique Okemba est né de père Kouyou d’Owando et de mère d’Oyo. Ceci n’est nullement une intrusion dans l’arbre généalogique de monsieur Jean Dominique Okemba, mais un point pour la clarté du texte.   

Personne d’autre que monsieur Jean Dominique Okemba n’a le droit de régner sur Owando. Ce dernier place ses pions dans l’armée, dans l’administration, dans la politique, dans la préfecture, dans les mairies, dans les communes en vue de la guerre de succession que ce dernier se livre avec Denis Christen Sassou Nguesso adoubé par monsieur Denis Sassou Nguesso. Tout le monde n’apprécie pas et n’avalise pas ce choix et notamment les compagnons du premier cercle. Monsieur Jean Dominique Okemba dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux se vantait d’avoir tué des Congolaises et des Congolais dans le Pool sans que la foudre ne lui tombe dessus. Mais qu’il se rassure, quand la foudre frappe, elle ne prévient pas.   

Monsieur Jean Dominique Okemba veut être calife à la place du calife. La loyauté a des limites et les exemples de trahison sont légion à savoir Denis Sassou Nguesso avec Marien Ngouabi, Mobutu avec Kasa Vubu, Blaise Compaoré avec Thomas Sankara, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo avec son oncle Francisco Macías Nguema, etc.   

Dans la rubrique le ridicule ne tue pas au Congo-Brazzaville, une loi Mouébara vient d’être votée au parlement congolais et dont le contenu est anecdotique. Comment madame Mouébara qui est la défunte mère de monsieur Denis Sassou Nguesso et dont le 40ème anniversaire de sa mort vient d’être fêté avec faste a pu défendre une loi portant son nom à l’Assemblée nationale. C’est de la flagornerie de la part de madame Inès Nefer Ingani, ministre de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement.   

C’est Ciceron, Homme d’État romain, avocat, qui disait : « Plus l’effondrement d’un Empire est proche, plus ses lois sont folles. » Nous y sommes. 

Rien de nouveau sous le soleil brûlant du Congo-Brazzaville qui carbonise les cerveaux. Ce qui perdure c’est la misère du peuple congolais.   

C’est à nous Congolaises et Congolais patriotes de mettre fin à ce système totalitaire car personne ne le fera à notre place.   

………………………………..   

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA   

Un commentaire

  1. Pingback Mai – Afrique Subsaharienne | Revue de presse Emancipation

Laisser un commentaire