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Congo-Brazzaville : Le Général de corps d’armée Sassou Nguesso vit dans un gros mensonge.  

Congo-Brazzaville : Le Général de corps d’armée Sassou Nguesso vit dans un gros mensonge.  

Par     Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA   

 

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

La réalité c’est ce que l’on voit et vit en toute humilité sans être tenté de réécrire l’histoire.    

Il dirige militairement le Congo-Brazzaville enfermé dans une bulle avec ses partisans coupés de la triste réalité que vivent les Congolaises et les Congolais. Le Congo-Brazzaville est en pilotage automatique nonobstant les nombreuses et incessantes défaillances.

Le Général de corps d’armée Sassou Nguesso incarne à lui tout seul incarne le mal congolais. Nous savons qu’il n’est qu’un usurpateur de la légitimité du peuple congolais qui l’a honni. La fin de la dictature congolaise est proche. L’odeur explosif de soufre qu’il dégage l’a rendu infréquentable au niveau de la scène internationale. Aucun dirigeant ne veut plus s’afficher avec celui qui a des placards remplis de cadavres. Mal nommer les choses, jugeait Albert Camus, c’est ajouter au malheur du monde. Un loup est un loup étant donné sa nature prédatrice.

Il a introduit le gangstérisme préfectoral. Ces préfets congolais, ces sbires se comportent dans nos départements ou nos régions comme de petits caïds à l’image de leur mentor. Ils vont jusqu’à menacer de mort des paisibles employés de la fonction publique sous prétexte d’une impunité totale sans concession qu’ils auraient reçu. Le Congo-Brazzaville est une dictature monsieur le Général de corps d’armée Sassou Nguesso à notre grand désespoir.

« En poste dans les départements ou régions, responsables de la mise en œuvre sur le territoire de l’ensemble des politiques définies par le Gouvernement, les préfets sont des acteurs de terrain, en prise directe avec les préoccupations quotidiennes des citoyens. » Ce qui n’est pas le cas au Congo-Brazzaville ; Hélas.

Au Congo-Brazzaville, pays des milles nuits sombres sévit une dictature qui empêche le peuple congolais de se réaliser. L’éclairci viendra après une nuit courte ou longue. Ceci doit créer un sentiment d’insécurité à la tombée de la nuit pour la dictature et ses affidés.

Toutes les Congolaises et tous les Congolais doivent prendre leur place dans notre combat de libération et plus tard dans le management et la gestion du pays selon nos compétences afin d’être le plus efficaces possible. Le temps de l’idéologie sera révolu.

Prenons conscience que ce seront soit la dictature et/ou la mauvaise gestion de la Covid-19 qui vont décimer le peuple congolais. Arrêtons nos complaintes car il est temps de passer à l’action. Le peuple congolais doit réinventer un Congolais nouveau.

« Mes chers compatriotes, Je suis en difficulté. Je me bats contre la mort. Mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez-y voter, pour le changement. Je ne me serai pas battu pour rien. Battez-vous ! Je ne me serai pas battu pour rien. Levez-vous ! Comme un seul homme. Faites-moi plaisir. Je me bats sur mon lit de mort. Vous aussi, battez-vous ! Pour votre changement. Allez-y ! Il y va de l’avenir de vos enfants. Battez-vous ! Merci. » sont les paroles sages de feu Président Guy Brice Parfait Kolelas sur sa civière avant sa mort d’un Covid-19 diplomatique comme savent en fabriquer toutes les dictatures du monde et le Congo Brazzaville ne fait pas exception à la règle. Feu Président Guy Brice Parfait Kolelas n’est pas encore enterré depuis sa mort le 21 mars 2021, ce qui rajoute une amertume à notre chagrin et cela va à l’encontre de nos coutumes qui privilégient le respect de l’âme du défunt qui doit reposer en paix sur la terre de ses ancêtres et permettre ainsi à la famille de faire son deuil. Il y a lieu de s’attendre à un deuil compliqué ou complexe persistant.

La polémique sur la date de la mort (21 ou 22 mars 2021) de feu Président Guy Brice Parfait Kolelas n’a pas lieu d’être car c’est le médecin congolais qui l’a accompagné en France qui a déclaré sa mort. C’est le médecin qui déclare la date de la mort et non l’autopsie dans notre cas d’espèce. Encore une ombre au tableau des relations franco-congolaises dans lesquelles il ne faut sous-estimer le rôle nuisible de la Françafrique (boulet colonial) qui fait ses choux gras sans vergogne sur le dos du peuple congolais miné par la famine et la maladie.

Toujours les mêmes maux qui minent la société congolaise à savoir la corruption des dirigeants et des élites, la gabegie, la terreur des populations paisibles, le vol des deniers publics par le clan et les enfants Sassou-Nguesso par le pillage du Trésor public congolais, le viol des femmes, le racket, la mauvaise gouvernance, la violation des droits de l’homme, les biens mal acquis de la famille Sassou et Nguesso en Occident, les faits divers avec les saisies des avions privés en France, les crimes contre l’humanité avec des assassinats de masse et l’affaire des 353 disparus du Beach… Le Congo-Brazzaville n’est plus à une humiliation près dans un cycle sans fin.

Puisque vous refusez de dire que vous avez dans vos geôles insalubres des prisonniers politiques, il n’y aura pas de dialogue national inclusif sans la libération des prisonniers politiques à l’instar du Général de brigade Jean Marie Michel Mokoko et de monsieur le Député André Okombi Salissa arrêtés et détenus en dépit de tout bon sens juridique et politique. Sinon de fait les délégués à ce dialogue seront vos obligés sous la menace d’une atteinte à la sureté de l’État, l’arme fatale de la dictature contre les opposants congolais.

Les soi-disant opposants soigneusement choisis par le Général de corps d’armée Sassou Nguesso pour un quelconque dialogue sans la libération des prisonniers politiques, feront le jeu de la dictature et seront comptables de leurs actes devant le peuple congolais meurtri et désespéré.

Presque tous les opposants politiques congolais non emprisonnés ont pu sortir du territoire congolais sauf Paulin Makaya, Président-fondateur du parti d’opposition « Unis pour le Congo » (UPC), qui a lourdement payé son engagement politique pour un pays démocratique. La seule raison à y voir c’est votre tribalisme exacerbé, votre haine vis à vis des ressortissants du Pool, ce qui vous disqualifie d’emblée aux yeux de l’opinion nationale et internationale pour assurer les fonctions de Chef de l’Etat acquises par usurpation et effraction.

La paix doit être sincère, effective et non la paix des cimetières que vous affectionnez, source de désolation du peuple congolais. Pourquoi venez-vous faire du tourisme au Forum de Paris pour la Paix si cette Paix n’existe pas au Congo-Brazzaville ? C’est la désorganisation de la pensée et du comportement. Par ailleurs, il faut savoir que la cohérence de la pensée et de l’action est un élément essentiel du discours politique.

Monsieur le Général de corps d’armée Sassou Nguesso, le bossu ne voit jamais sa bosse. Il est temps que vous sachez que vous en avez une, celle d’un dictateur. Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et se nourrit de ses illusions.  C’est Montesquieu qui disait : « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. »

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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