Environnement, Politique, Santé, Société, Tribune libre

Congo-Brazzaville : les maires changent, mais la gestion chaotique de la ville s’éternise.

Congo-Brazzaville : les maires changent, mais la gestion chaotique de la ville s’éternise.

 

Par  Jean-Claude BERI

« Le poisson est pourri de la tête ».Commencez par être exemplaire en sanctionnant les vrais coupables du désastre économique, Vous déclencherez un déclin phénoménal qui impulsera une vraie prise de conscience. Les Congolais se mettront au pas dans le travail. Autrement, c’est peine perdue. La référence de ces maires successifs  c’est SASSOU . LUI VOLE, SES ENFANTS VOLENT,  SON CLAN VOLE, POURQUOI LES MAIRES NE VOLERAIENT PAS !!!

 

Pas besoin de s’étendre sur ce qui a été un gros mensonge et surtout une grosse escroquerie qui a permis à beaucoup de personnes proches du clan de s’enrichir en l’occurrence Hugues NGOUELONDELE et Christian Roger OKEMBA. Sur le terrain, les faits parlent d’eux-mêmes. La chasse est ouverte ! A qui mentira le plus, promettra les meilleures solutions, trouvera les remèdes à a la situation chaotique que traverse Brazzaville depuis 23 ans. Les maires passent, mais les méthodes de gestion d’un amateurisme humiliant continuent à sévir au sein du Conseil municipal de Brazzaville.
La pilule est aussi amère qu’elle l’a été au temps de l’ancien Maire Hugues NGOUELONDELE. Nous l’avons longuement décrié et dénoncé ici. Quel est le cadre de vie des Brazzavilloises et Brazzavillois ? Les populations de Brazzaville doivent se demander quelle est la politique d’assainissement et de salubrité de leur ville ? Quel est le projet de l’actuel Maire en matière d’assainissement, de gestion d’infrastructures, des marchés publics, des parcs environnementaux, des toilettes publiques… ? Il ne sera jamais assez dit ou écrit sur le sujet tant que la vie de nombreux citoyens congolais sera mise en danger par la faiblesse ou l’incompétence des Présidents successifs du Conseil municipal de Brazzaville. BRAZZA LA VERTE NE SERA PLUS LA VILLE PROPRE ET VERTE, MAIS LA VILLE INSALUBRE.

Dès la descente de l’avion, un spectacle triste, humiliant vous accueille en observant le quotidien des populations. D’une part, l’eau stagnante et polluée par les moustiques et de l’autre, les immondices qui côtoient les denrées alimentaires vous accueillent. Ajouter à cela la circulation complètement incontrôlée et anarchique rend le paysage digne d’un concours « A qui pollue le plus ». Ce spectacle affligeant et indigne, les citoyens de Brazzaville le retrouvent dans tous les arrondissements de la capitale. Entre temps le nouveau maire Christian Roger OKEMBA fait vivre les Brazzavillois au rythme de slogans farfelus ou les maîtres mots sont caractérisés par le vol et la gabegie financière. On assiste à des scènes désolant ou on jette un os dans la cour et tous les fauves se jettent dessus pour se partager le repas ou mieux se partager les portefeuilles privilégiés. 

On pointe la somme de 6. 131.434.945 francs CFA qui devrait servir à la concrétisation de plusieurs projets entre autres la lutte contre les érosions, l’aménagement des écoles, l’ouverture d’un centre de dialyse à la clinique municipale Albert Leyono, le curage des caniveaux et rivières, l’adduction d’eau potable dans certains villages, l’éclairage de l’île Mbamou, l’assainissement de la ville se serait volatilisée dans la nature.
Les explications de Mr Christian Roger OKEMBA, comme son prédécesseur sont des insultes teintées d’une certaine désinvolture ne sont que l’expression de votre amateurisme et gabegie qui font perdre de l’argent aux contribuables.
Les mêmes agissements que votre prédécesseur sont imputables à votre gestion. Pourquoi cachez-vous aux Brazzavillois, les vrais chiffres de vos dépenses qui ne cessent d’exploser non pas pour financer des investissements nécessaires aux Brazzavillois, mais cupidement pour financer des dépenses de fonctionnement superflues. Vous pénalisez de manière grave les futures générations brazzavilloises. Avec une dette accrue et une augmentation hallucinante des impôts, on aurait pu penser que cela allait profiter aux Brazzavillois. Bien au contraire, vous persistez, comme un vrai amateur à effectuer des dépenses de fonctionnement plutôt que de construire des équipements nouveaux. Vous encouragez l’augmentation des frais de voyages, des frais de bouche, l’utilisation de véhicules et chauffeurs en dehors de tout cadre légal. On ne s’éternisera pas sur vos goûts immodérés des voitures de luxe.
Lorsque l’on constate l’état d’insalubrité de la ville avec la prolifération des sacs plastiques (pourtant interdit) et les immondices qui s’accumulent dans les marchés et les quartiers, les problèmes de transport, les difficultés de circulation, les problèmes de sécurité, le manque d’eau et d’électricité, le tapage nocturne des bars et des églises, l’absence d’un service de voirie, l’absence de bibliothèque dans les arrondissements de la ville et on en passe… On se pose bien la question de savoir si réellement Brazzaville est gouvernée ? 

Nous réitérons ici ce que nous avions dit à votre prédécesseur Votre diversion et votre prédation financière ne peut plaire a aucun citoyen de Brazzaville. Posez-vous juste la question de savoir quels ressentiments, les citadins éprouvent au regard de vos actions et de votre bilan néfaste malgré un cabinet pléthorique de collaborateurs ? Quelle est la compétence et les attributions des personnes qui composent ce cabinet et dont le coût pour la collectivité est énorme et aux résultats plus que critiquables ? Avec un peu de bon sens, vous devriez logiquement comprendre les sentiments des Brazzavillois qui se mélangent. Il y a de la nostalgie, de la déception, de la colère, mais surtout un sentiment d’espoir de vouloir changer les choses à Brazzaville en s’abstenant de votre contribution médiocre. Nous ne le dirons jamais assez : « Le poisson est pourri de la tête ».Commencez par être exemplaire en sanctionnant les vrais coupables du désastre économique, Vous déclencherez un déclin phénoménal qui impulsera une vraie prise de conscience. Les Congolais se mettront au pas dans le travail. Autrement, c’est peine perdue. La référence de ces maires successifs  c’est SASSOU . LUI VOLE, SES ENFANTS VOLENT,  SON CLAN VOLE, POURQUOI LES MAIRES NE VOLERAIENT PAS !!!

A ce dernier conseil, permettez-nous de résumer votre bilan par une seule expression : « Une mauvaise gestion dans une totale opacité ».

 Nous sommes perplexes, à croire que vous êtes amnésique, en omettant de pointer du doigt votre incompétence notoire en qualité de maire de la Ville. Incompétence qui fait de Brazzaville une ville défigurée.
Le Congo, notre pays a pris le chemin inverse depuis le retour sanglant au pouvoir de Denis SASSOU NGEUSSO dans la mesure où les efforts démocratiques entamés dans les années 90 sont remis en cause.

 

Jean-Claude  BERI

Laisser un commentaire