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Congo-Brazzaville :   les ravages du PCT….

 

 

Par   Jean-Claude BERI

 

« Un peuple transcendé par le courage, la volonté de lutter pour la reconquête de sa dignité humaine est une force inébranlable. Une belle leçon universelle et respectable preuve que la manipulation ne peut résister durablement contre le réveil des consciences.»  Jean-Claude BERI

Le retour sanglant au pouvoir en 1998 n’a pas seulement réinstallé le tyran sur le fauteuil mais a instruit une guerre. Une guerre silencieuse, invisible, anonyme et dévastatrice. Elle a plongé ses tentacules dans les masses populaires les plus vulnérables.  Se laissant emporté par une sorte de suspension consentie de l’incrédulité, le peuple congolais se familiarise avec les catastrophes ; encore plus s’ils sont de type apocalyptique comme le désordre social causé par une crise économique dévastatrice qui pourtant, a atteint une sorte d’acmé difficilement négociable vu les ravages causés par les maux sociaux déchaînés.

Tout le contraire du PCT de Marien Ngouabi, le nouveau PCT formaté et acculturé par le tyran SASSOU est plus a rangé au rayon des partis dévastatrices, mais d’une toute autre nature. Ici, on est dans le terrorisme économico financier. Une guerre silencieuse, implacable, capable de provoquer à l’aide d’une corruption explosive d’une Elite insoucieuse, ou provoquer un début de panique au sein de la société en manipulant les esprits faibles ou soit en créant des tensions sociales. Ceci bien évidemment entraine un monstrueux effet papillon. Dans notre société paralysée par le PCT clanique. Rendant ainsi toute prise de conscience poreuse. Le système dévastateur du PCT a suffisamment infiltré les milieux de la diaspora notamment parisienne que certains mangent, dorment avec des soi-disant opposant qui en réalité mènent une guerre silencieuse et invisible aux effets pourtant bien réels et dévastateurs.

Ce complot contre le peuple a un code d’un genre inédit. Ce code n’est pas seulement complexe et minutieusement élaboré : il est aussi hyper offensif et contenait une arme. Et il est déjà à pied d’œuvre depuis des années, en paralysant les centrifugeuses d’une fédéralisation de la diaspora en attelant a l’éliminer ou a jouer dans l’œuf leur offensive. Ils sont là parmi vous, PCT un jour PCT pour toujours. Ils ont tous en train d’œuvrer non pas pour une démocratie, une alternance crédible mais pour la conservation d’un système inique.

Rappelez-vous comment en 1993-1996, le groupe des espions a la solde de MPILA qui était basée « rue MAGENTA » agissait ignoblement pour assassiner la jeune démocratie naissante du Congo. Les cerveaux penseurs de ses codes effectuent en ce moment même des aller et venu dans la région parisienne pour alimenter et sécurité en moyens d’infrastructures le groupe de MPILA. Alors même que les ravages du PCT s’égrène comme les grains du chapelet a travers le monde

En janvier 2019 nous alertons la diaspora en ces termes « Vers un aveu d’échec !!! Cela semble être le constat qui se dessine au regard des tractations teintées d’un excessif repli sur soi qui prévaut au sein de l’opposition. Pourtant, il est acté depuis des siècles que pour résoudre un problème la première étape est de reconnaître qu’il y en a un. Au-delà des constats alarmistes et des publications tous azimuts, force est de constater que l’opposition congolaise est empêtrée dans son propre déni. » (1)

Pas la peine de vous faire un speech sur l’inorganisation de cette opposition congolaise. Mais là où le bats blesse, c’est de voir les mêmes continuer d’accoucher les mêmes inepties qu’en 2016. Faut-il être magicien pour comprendre que nous ne gagnerons jamais cette bataille, si chaque leader s’entête à se présenter et la diaspora à vouloir proposer son propre candidat ? Ceux qui se présenteront a ses élections biaisées d’avancent savent pourquoi ils s’y vont. Le vrai combat est ailleurs notamment dans la dénonciation des ravages sociaux d’un système politique féodale et dévastateur.

Le PCT,  ravageur de l’éducation

Après 22 ans de règne sans partage, la politique éducative adoptée par les tenants de « la nouvelle espérance » et du « chemin d’avenir » est très disparate. C’est une malade continuellement sous perfusion et dont la santé se dégrade tous les jours. Par manque de volonté politique, aucun diagnostic global n’est proposé. Les maux que celle-ci souffre, en l’absence d’un diagnostic et d’un traitement de choc, à ce jour, cette septicémie est devenue cancéreuse et s’est propagée sur l’ensemble du territoire national. Seulement, les solutions prises sont biaisées et inadéquates. Cette situation conduit l’éducation nationale à s’enliser dans une descente vers sa destruction si l’on ne réagit pas. Nous sommes en présence d’une politique qui opère l’assassinat méticuleux de l’éducation nationale. Exiger La compétence et l’éducation positive comme arme contre le tribalisme serait un moindre mal devant l’ampleur de la décadence.

La question n’est plus d’épiloguer sur la léthargie de l’éducation nationale imposée par les choix contre-productifs de la politique aveugle du « chemin d’avenir ». Chemin qui manifestement s’oriente inéluctablement vers l’obscurité.

Les exemples de l’échec d’éducation plus ou moins connus du grand public, abondent. Les scènes insoutenables des étudiants à Cuba et encore plus récemment au MAROC témoignent d’une dégradation et d’une irresponsabilité des pouvoirs publics face a cette dérive éducative. La morale et le sens de la responsabilité ayant longtemps déserté les pensées des cadres du PCT, notre ambition souhaite redonner à l’école publique sa véritable place républicaine par une réelle politique de l’enseignement public, une politique de réinsertion des cadres, des jeunes diplômés peuvent se mettre en place pour favoriser un retour à l’emploi dans le secteur (2)

PCT,  promoteur du désordre social

C’est la stratégie du désespoir. Pas même ses fidèles aboyeurs n’osent croire que ce énième endettement du Congo auprès du FMI va changer quelque chose d’efficace dans cette crise politico socio-économique qui menace d’emporter tout le pays. Ces pantomimes que nous dénoncions depuis des années se suivent alignant des décisions inutiles ou simplement inappropriées. Il en va ainsi du grand désespoir qui pointe sur les officines à la solde de SASSOU. La crainte d’un soulèvement populaire pousse Mr SASSOU a inventé des scénarios qui met en lumière les limites d’une politique sociale désastreuse. La proposition d’un gouvernement de guerre dont les contours sont déjà fixés est tout simplement irrecevable. De tels propos venant d’un premier ministre témoigne de la légèreté flagrante dans l’effort de réflexion  et la proposition d’idée responsable dont devrait faire preuve tout gouvernement devant de telle situation. C’est de l’incompétence et l’irresponsabilité a l’état brut  qui sont mise à nu ici. Pour éviter d’aborder les vrais sujets comme le coût de la vie, la cherté des produits alimentaires de première nécessité… On s’enfonce dans une dérive guerrière. Ceci pour semer la peu au sein de la population.

Est-il normal qu’un pays qui a engrangé autant de milliards puisse servir à ses populations la peau séchée de porc ou de bœuf comme aliment ?? Est-il normal qu’un pays puisse se voiler la face devant les 14. 000 000 milliards des générations futures sans aucune commission d’enquête ne soit instituée pour faire la lumière ce  monstrueux vol du siècle

S’il y a un exercice qu’il faut reconnaître au PCT le mérite, c’est la déformation de la vérité. Un exercice dont ses officines excellent dans la multiplication des contre-vérités en essayant de faire passer un mensonge pour une vérité, une incompétence pour une erreur de la nature, une irresponsabilité pour un accident…Pendant ce temps, les congolais sont exposés à des catastrophes qui créent la désolation au sein des populations. En réalité c’est des plats indigestes que le PCT sert au peuple. Cela dénote d’une grave insouciance politique.

PCT,  le plus grand corrupteur

Faut-il encore le répéter ? Le PCT est contaminé par des multiples virus dont il serait inutile d’élaguer juste les branches pour soigner son mal si profond. Tant que ses racines seront bien enfouies sous terre, les branches qui repousseront seront toujours contaminées et le Congo continuera à patauger dans les méandres de la recherche d’une paix susceptible de lui ouvrir le chemin du vrai développement. C’était une erreur d’avoir pensé, ne fusse une seconde, que le PCT pouvait être un parti humaniste, solidaire et tourné vers le développement. Le PCT a institutionnalisé la corruption comme modèle de gouvernance. Les moyens étatiques financiers sont « réquisitionnés » pour des besoins strictement privés qui sont loin de répondre au défi d’un Etat. DE 1998 a nous jours le Congo est toujours au rouge, désespérément rouge. Année après année, lorsqu’on regarde l’indice de l’évolution de la corruption au Congo-Brazzaville, il a atteint des chiffres affolant qu’on librement retrouver dans « Indice de perception de la corruption en Afrique subsaharienne en 2018. Transparence International » .On peut y lire : « Sur une échelle de 1 à 100, le score le plus bas correspondant au pays le plus corrompu, les résultats du classement sont contrastés à l’intérieur du continent…la corruption est la plus forte et occupent les profondeurs du classement. La Guinée équatoriale, le Congo-Brazzaville et le Tchad sont dans le top 10 des pays les plus corrompus…. »

Ces articles qui dénoncent la corruption et les pillages des deniers publics, la mauvaise gouvernance notamment la gestion calamiteuse des recettes pétrolières sont loin d’être une invention de l’esprit. Il est de notoriété public, qu’au Congo, un ministre nommé en janvier,   en février devient  propriétaire d’une villa  en France et d’un compte garni  de plusieurs millions. Un membre du PCT nommé à la tête d’une quelques unité de production devient milliardaire en un an et éminent bienfaiteur distribuant des dons tout azimut a une jeunesse désœuvrées sapant ainsi l’installation d’une  démocratie saine.

A cause de ces  pratiques redoutables et criminelles, des milliards de fr CFA  sont annuellement perdus par les pays africains. Les sociétés qui investissent au Congo doivent respecter les meilleures pratiques en matière de vérification préalable et de gouvernance. SASSOU,  son Clan,  tous en majorité membre du PCT et son gouvernement feraient mieux de mettre un terme à la corruption et de traquer les membres corrompus de leur gouvernement. LE PCT est loin, malgré sa longue existence (50) politique au Congo  le parti le plus corrompu  et corrupteur. Lors qu’au sein même de la diaspora on y regroupe des personnes qui se laisseraient entraîner par  la corruption,  c’est dire que le fléau en phase de « gangrenisation accélérée ».   La politique d’effet d’annonce pour amadouer un auditoire qui ne croit plus en vos promesses jamais honorées est une preuve de plus que l’indécence politique des dirigeants congolais autoproclamés  a atteint un paroxysme décadent qui noie  le PCT et son  gouvernement dans leur  propre mensonge. Les preuves accablantes misent en lumière par plusieurs enquêtes accréditent toutes la thèse d’une organisation systémique de corruption instaurée au sommet de l’état avec des ramifications sur toutes les administrations. Est-il possible de lutter contre la corruption lorsque celle-ci est profondément ancrée dans le système de gestion politique d’un groupe clanique qui l’utilise comme moyen de gouvernance ? (1)

Les faits sont là, le PCT  s’est lancé dans une course d’intimidation pour tenter de ramener dans les rangs ceux qui veulent  prendre réellement leur indépendance face à ce pachyderme immuable et corrompu, englué dans l’embourgeoisement à outrance. A défaut de mettre en route un programme novateur pour le redressement du pays, ce pachyderme détourne l’attention du peuple en créant des situations de tension politique, comme le démontre les paroles absurdes d’un premier ministre voulant créer un gouvernement de guerre. Bref on est entré de nouveau dans une guerre larvée de destruction de la paix, de l’équilibre nationale.

A nous de prendre notre destin en main

Ces quelques rappels doivent raffermir notre action et encourager notre abnégation dans le combat  Le devenir du peuple congolais, son accomplissement en tant que nation libre, doit être un engagement  à  la destinée spéciale, n’est pas un tremplin, mais une vocation. D’où, la volonté la constance et surtout la rigueur  est primordiale dans le type de réponse à donner à cet engagement  qui est toujours un appel au secours d’un peuple meurtri. Il n’y a donc pas de place pour des tractations en sourdine, des arrangements entre parents ou encore d’un marchandage odieux sur les souffrances des populations.

Force et courage aux peuple congolais, vous avez montré que rien ne peut tuer la volonté d’un peuple, et ce malgré le crachat lancé par le PCT sur la place de Paris,   malgré l’intimidation des forces obscures, sa violence extrême. Puisse la force de nos ancêtres  nous donner vie à une véritable démocratie.

Force et courage aux vrais congolais, vous avez montré une abnégation de tous les instants quand le pouvoir inique de Brazzaville voudrait  s’accrochait au pouvoir comme un morpion à des bourses putrides. Vous tenez tenu bon coûte que coûte. Nous sommes convaincu  que votre combat  ne débouchera ni sur un camouflet comme voudrait  absolument le dictateur SASSOU en mettant en place ses proches, ni sur un débarquement des caméléons tapis dans l’opposition au gouvernement.

« L’éveil d’une nouvelle génération jusqu’alors « apolitique » est la preuve d’une prise de conscience majeure qui gagne sans cesse les citoyens congolais. Au fond, les congolais se posent, de manière sereine, la question suivante : La situation actuelle du pays exige-t-elle un changement profond ?
Il n’est point besoin d’être académicien pour s’en rendre compte que la détérioration du tissu social congolais est plus qu’alarmant. Le besoin du changement se pose donc avec acuité. Il faut changer les habitudes, les idées en particulier renouveler cette classe politique qui dans un élan d’interchangeabilité a reproduit les mêmes erreurs. L’opposition actuelle est difficilement crédible parce que bons nombres de ses membres ont servi ou continuent à mettre les pieds à l’étrier à l’actuelle fossoyeuse classe dirigeante. Certains sont même prêts à se donner en spectacle au prochain dîner des cons appelé dialogue . Il est clair que l’opposition comme la classe au pouvoir ne pourront pas arriver à crédibiliser une nouvelle concertation si l’on exclut toute cette nouvelle génération de cadres qui œuvre depuis des années à redynamiser le pays. »

« Il faut de la force pour exprimer son opinion, Il faut du courage pour l’assumer jusqu’au bout »

Force et courage au peuple congolais, privé de produits de première nécessité, privés d’eau potable, d’électricité,  privé de carburant….. Prenez le pouvoir et  choisissez vos leaders !!!

 

A Suivre …..

Jean-Claude BERI

 

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