DIASPORA, Politique

Congo-Brazzaville : L’Opposition congolaise à la dérive.

Par Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA


Pendant que Sassou a retrouvé des couleurs et déroule sans ambages son plan machiavélique, l’opposition congolaise peine à trouver un second souffle pour reprendre l’initiative du front républicain pour l’alternance et la restauration de la démocratie.


Opposants déterminés hier, certains sont devenus des doux agneaux qui quémandent à notre dictateur ce qu’il ne leur a jamais accordé jusqu’à ce jour ; Sassou aurait-il changé à ce point, lui le jouisseur, et pourquoi ? Tant qu’il continuera à gérer le Congo-Brazzaville comme une épicerie familiale rien ne le contraindra à changer la donne.


A moins d’être aveugle, l’homme n’a pas changé malgré ses déboires tant intérieurs qu’extérieurs. Lui qui voulait être le sage se retrouve être le pestiféré que plus personne ne veut fréquenter en dehors des grandes messes inutiles qu’il organise avec l’argent des Congolais afin de festoyer avec ses convives. Il est temps de comprendre que ce monsieur est un leader aveugle qui conduit tout droit le peuple congolais dans le mur.


Plus rien ne va au Congo-Brazzaville. Les grandes infrastructures du petit bâtisseur s’effondrent devant les yeux du peuple congolais qui impassible subit ces humiliations sans broncher. Toutes critiques de ce régime conduit les Congolais dans les sinistres geôles de la direction générale de la surveillance du territoire (DGST).


Notre économie est en berne car le pouvoir n’arrive pas à trouver un accord avec le FMI (Fonds monétaire international) de peur que ce dernier ne découvre d’autres cadavres dans les placards de la république. Mais, nous sommes déjà habitués aux cachotteries de cette bande de pieds nickelés, des minables petits comploteurs, qui se sont appropriés notre cher beau pays au son des canons.


Le peuple congolais survit et le seul exploit de ce gouvernement c’est de verser les salaires aux fonctionnaires et de faire les poches aux Congolais à travers la taxe foncière qu’ils veulent extorquer aux paisibles habitants démunis pendant que sont planqués quelque part les 14 000 milliards de francs CFA des générations perdues.


Ils ont eu le toupet de fêter les 40 ans du coup d’état du 05 février 1979 avec un bilan si ténu qu’il eut été préférable de passer sous silence ce sinistre événement.


Le plus grand paradoxe du Congo-Brazzaville c’est qu’au fur à mesure que nous sommes devenus riches, la vie du citoyen lambda a périclité alors que dans le même temps les dignitaires se sont engraissés au point de frôler une obésité morbide aussi dangereuse que la malnutrition qu’ils imposent au peuple congolais.


Des saillies hasardeuses de certains opposants appelant à la refonte du système électoral en vue de l’élection présidentielle de 2021 nous donne le tournis et c’est à ne plus rien n’y comprendre. L’eau a coulé sous les ponts, Sassou s’est refait la cerise et d’un sourire narquois il nargue cette opposition qui l’avait fait vaciller un moment mais qui dorénavant ne l’empêche plus de dormir. Il réfléchit sereinement à sa succession dynastique avec la bénédiction des ses amis occidentaux, les prédateurs de nos richesses qu’il distribue à condition qu’on lui garantisse son pouvoir à vie pour sa famille et lui.


Il sied de rappeler que Sassou reste le problème congolais et qu’avec lui aucune avancée ne sera possible. Ce pays continuera à sombrer dans les ténèbres.


En RDC (République démocratique du Congo) la génération d’hommes politiques a changé, mais au Congo-Brazzaville les dinosaures retraités demeurent aux affaires avec le bilan que nous connaissons. La cohérence de la pensée et de l’action est un élément essentiel du discours politique. Il nous revient de trancher le nœud gordien si nous voulons avancer. Le système Sassou a montré ses limites et ceux qui pensent faire copains-copains pour l’élection présidentielle de 2021 n’auront encore que leurs yeux pour pleurer car l’homme n’a pas changé. Le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transformera jamais en crocodile comme ce marxiste-léniniste dictateur ne sera jamais un démocrate. Ce n’est pas par conviction qu’il se proclame démocrate mais par opportunisme car cela arrange ses affaires et celles de ses partisans. Aux démocrates dignes et debout, ne nous laissons pas distraire et embarquer dans des expérimentations hasardeuses qui consisteraient à donner une caution de bonne moralité à cette terrible dictature d’Afrique centrale.


L’homme est seul maintenant car toute honte bue, il n’est pas allé assister à la passation pacifique de pouvoir en RDC, lui le tenant du recomptage des bulletins de vote. Il a préféré envoyer son rejeton félicité le nouveau maître de la RDC. De quoi se mêlait-il ? Il est temps qu’il parte car en dehors du tour du monde qu’il fait avec l’argent des contribuables congolais, il n’y a aucune embellie en vue à l’horizon.


Recentrons-nous sur notre premier combat qui est celui du départ de Sassou et de sa clique qui ne cessent de dégrader l’état du pays. C’est une thérapie de choc qu’il nous faudra pour sortir de cette mouise.


L’opposition congolaise dans son ensemble se doit de trouver un seul leader qui parlera au nom de tous et imposera ce dialogue national inclusif qui permettra de mettre à plat tous les problèmes de mal-gouvernance qui ont fait le lit de cette chienlit que nous vivons. N’oublions jamais que dans tout projet il n’y a qu’un seul responsable et beaucoup d’acteurs. Mais hélas l’opposition congolaise regorge autant de Présidents que de militants. C’est la guerre des ego, de ceux qui ne veulent pas perdre leurs privilèges d’anciens apparatchiks. Le changement c’est la vie et le statu quo c’est la mort. A nous de choisir.


Le renouvellement générationnel de cette opposition pointe son nez. Nous ne pouvons plus continuer à vivre avec des souvenirs anciens ou des figures tutélaires qui sans langue de bois n’ont contribué qu’à la division des Congolais depuis notre indépendance. Il est temps de structurer notre opposition qui sera à l’écoute de toutes les couches désireuses de changement car il y a plus de choses dans deux têtes que dans celles des tenants de la pensée unique.


Notre échec découle de notre impréparation, de nos actions désordonnées, de notre manque de vision et de la méconnaissance de nos adversaires politiques. Alors comment expliquer que depuis notre combat pour rétablir la démocratie que nous n’ayons pas pu proposer au peuple congolais un programme de société ? A coté de cela nous nous échinons à aller chercher d’hypothétique homme providentiel. On appelle cela mettre la charrue avant les bœufs. C’est sur la base d’un projet politique que nous allons susciter l’adhésion des Congolais et non sur une personnalité fut-elle un martyr. Il est de notre devoir de faire comprendre au peuple congolais qu’il y a une autre voie que celle proposée actuellement. Cet espace qui ne laissera aucun congolais au bord de la route car nous avons tous droit à la félicité.   


Il nous faut reprendre l’initiative et ne pas se laisser dicter notre agenda politique par les autres. Choisir un candidat unique de l’opposition parmi ceux qui battent le pavé depuis des lustres avec des allers-retours incessants majorité-opposition c’est remettre du charbon dans la vieille machine à perdre. « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les montres » comme disait Antonio Gramsci.


Notre combat est juste et nos convictions sont fermes. Une démocratie ne se résume pas que dans le tripatouillage du code électoral mais dans notre capacité à apporter le bien être à notre peuple aux travers de nos actions. L’achat des consciences et la paix des cimetières relèvent de l’ancien monde dont il faudra à tout prix se démarquer.


C’est Fénelon qui disait : « Qu’il n’y a pas de plus dangereuse illusion que la notion par laquelle les gens s’imaginent éviter l’illusion. » Un loup restera dans sa nature un prédateur et c’est le cas de Sassou.—-Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA


Pendant que Sassou a retrouvé des couleurs et déroule sans ambages son plan machiavélique, l’opposition congolaise peine à trouver un second souffle pour reprendre l’initiative du front républicain pour l’alternance et la restauration de la démocratie.


Opposants déterminés hier, certains sont devenus des doux agneaux qui quémandent à notre dictateur ce qu’il ne leur a jamais accordé jusqu’à ce jour ; Sassou aurait-il changé à ce point, lui le jouisseur, et pourquoi ? Tant qu’il continuera à gérer le Congo-Brazzaville comme une épicerie familiale rien ne le contraindra à changer la donne.


A moins d’être aveugle, l’homme n’a pas changé malgré ses déboires tant intérieurs qu’extérieurs. Lui qui voulait être le sage se retrouve être le pestiféré que plus personne ne veut fréquenter en dehors des grandes messes inutiles qu’il organise avec l’argent des Congolais afin de festoyer avec ses convives. Il est temps de comprendre que ce monsieur est un leader aveugle qui conduit tout droit le peuple congolais dans le mur.


Plus rien ne va au Congo-Brazzaville. Les grandes infrastructures du petit bâtisseur s’effondrent devant les yeux du peuple congolais qui impassible subit ces humiliations sans broncher. Toutes critiques de ce régime conduit les Congolais dans les sinistres geôles de la direction générale de la surveillance du territoire (DGST).


Notre économie est en berne car le pouvoir n’arrive pas à trouver un accord avec le FMI (Fonds monétaire international) de peur que ce dernier ne découvre d’autres cadavres dans les placards de la république. Mais, nous sommes déjà habitués aux cachotteries de cette bande de pieds nickelés, des minables petits comploteurs, qui se sont appropriés notre cher beau pays au son des canons.


Le peuple congolais survit et le seul exploit de ce gouvernement c’est de verser les salaires aux fonctionnaires et de faire les poches aux Congolais à travers la taxe foncière qu’ils veulent extorquer aux paisibles habitants démunis pendant que sont planqués quelque part les 14 000 milliards de francs CFA des générations perdues.


Ils ont eu le toupet de fêter les 40 ans du coup d’état du 05 février 1979 avec un bilan si ténu qu’il eut été préférable de passer sous silence ce sinistre événement.


Le plus grand paradoxe du Congo-Brazzaville c’est qu’au fur à mesure que nous sommes devenus riches, la vie du citoyen lambda a périclité alors que dans le même temps les dignitaires se sont engraissés au point de frôler une obésité morbide aussi dangereuse que la malnutrition qu’ils imposent au peuple congolais.


Des saillies hasardeuses de certains opposants appelant à la refonte du système électoral en vue de l’élection présidentielle de 2021 nous donne le tournis et c’est à ne plus rien n’y comprendre. L’eau a coulé sous les ponts, Sassou s’est refait la cerise et d’un sourire narquois il nargue cette opposition qui l’avait fait vaciller un moment mais qui dorénavant ne l’empêche plus de dormir. Il réfléchit sereinement à sa succession dynastique avec la bénédiction des ses amis occidentaux, les prédateurs de nos richesses qu’il distribue à condition qu’on lui garantisse son pouvoir à vie pour sa famille et lui.


Il sied de rappeler que Sassou reste le problème congolais et qu’avec lui aucune avancée ne sera possible. Ce pays continuera à sombrer dans les ténèbres.


En RDC (République démocratique du Congo) la génération d’hommes politiques a changé, mais au Congo-Brazzaville les dinosaures retraités demeurent aux affaires avec le bilan que nous connaissons. La cohérence de la pensée et de l’action est un élément essentiel du discours politique. Il nous revient de trancher le nœud gordien si nous voulons avancer. Le système Sassou a montré ses limites et ceux qui pensent faire copains-copains pour l’élection présidentielle de 2021 n’auront encore que leurs yeux pour pleurer car l’homme n’a pas changé. Le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transformera jamais en crocodile comme ce marxiste-léniniste dictateur ne sera jamais un démocrate. Ce n’est pas par conviction qu’il se proclame démocrate mais par opportunisme car cela arrange ses affaires et celles de ses partisans. Aux démocrates dignes et debout, ne nous laissons pas distraire et embarquer dans des expérimentations hasardeuses qui consisteraient à donner une caution de bonne moralité à cette terrible dictature d’Afrique centrale.


L’homme est seul maintenant car toute honte bue, il n’est pas allé assister à la passation pacifique de pouvoir en RDC, lui le tenant du recomptage des bulletins de vote. Il a préféré envoyer son rejeton félicité le nouveau maître de la RDC. De quoi se mêlait-il ? Il est temps qu’il parte car en dehors du tour du monde qu’il fait avec l’argent des contribuables congolais, il n’y a aucune embellie en vue à l’horizon.


Recentrons-nous sur notre premier combat qui est celui du départ de Sassou et de sa clique qui ne cessent de dégrader l’état du pays. C’est une thérapie de choc qu’il nous faudra pour sortir de cette mouise.


L’opposition congolaise dans son ensemble se doit de trouver un seul leader qui parlera au nom de tous et imposera ce dialogue national inclusif qui permettra de mettre à plat tous les problèmes de mal-gouvernance qui ont fait le lit de cette chienlit que nous vivons. N’oublions jamais que dans tout projet il n’y a qu’un seul responsable et beaucoup d’acteurs. Mais hélas l’opposition congolaise regorge autant de Présidents que de militants. C’est la guerre des ego, de ceux qui ne veulent pas perdre leurs privilèges d’anciens apparatchiks. Le changement c’est la vie et le statu quo c’est la mort. A nous de choisir.


Le renouvellement générationnel de cette opposition pointe son nez. Nous ne pouvons plus continuer à vivre avec des souvenirs anciens ou des figures tutélaires qui sans langue de bois n’ont contribué qu’à la division des Congolais depuis notre indépendance. Il est temps de structurer notre opposition qui sera à l’écoute de toutes les couches désireuses de changement car il y a plus de choses dans deux têtes que dans celles des tenants de la pensée unique.


Notre échec découle de notre impréparation, de nos actions désordonnées, de notre manque de vision et de la méconnaissance de nos adversaires politiques. Alors comment expliquer que depuis notre combat pour rétablir la démocratie que nous n’ayons pas pu proposer au peuple congolais un programme de société ? A coté de cela nous nous échinons à aller chercher d’hypothétique homme providentiel. On appelle cela mettre la charrue avant les bœufs. C’est sur la base d’un projet politique que nous allons susciter l’adhésion des Congolais et non sur une personnalité fut-elle un martyr. Il est de notre devoir de faire comprendre au peuple congolais qu’il y a une autre voie que celle proposée actuellement. Cet espace qui ne laissera aucun congolais au bord de la route car nous avons tous droit à la félicité.   


Il nous faut reprendre l’initiative et ne pas se laisser dicter notre agenda politique par les autres. Choisir un candidat unique de l’opposition parmi ceux qui battent le pavé depuis des lustres avec des allers-retours incessants majorité-opposition c’est remettre du charbon dans la vieille machine à perdre. « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les montres » comme disait Antonio Gramsci.


Notre combat est juste et nos convictions sont fermes. Une démocratie ne se résume pas que dans le tripatouillage du code électoral mais dans notre capacité à apporter le bien être à notre peuple aux travers de nos actions. L’achat des consciences et la paix des cimetières relèvent de l’ancien monde dont il faudra à tout prix se démarquer.


C’est Fénelon qui disait : « Qu’il n’y a pas de plus dangereuse illusion que la notion par laquelle les gens s’imaginent éviter l’illusion. » Un loup restera dans sa nature un prédateur et c’est le cas de Sassou.—-

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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