Economie, Politique

Congo-Brazzaville : les promesses économiques de Sassou-Nguesso à la France et au FMI

Par RFI.

Emmanuel Macron et Denis Sassou-Nguesso à Paris, le 12 décembre 2017 : « La confiance des partenaires internationaux s’émousse. Les plus réalistes ou les moins diplomates l’affirment: il ne s’agit plus de sauver un président, un homme, mais une population, un pays. »

A Paris mercredi 13 décembre, Denis Sassou Nguesso a été reçu par le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. Au menu de l’entretien, une seule question: comment relancer l’économie congolaise, éviter la catastrophe pour un pays et une zone, la CEMAC ?

Denis Sassou-Nguesso aurait commencé à se relever les manches pour retrouver la pleine confiance de Paris, et du FMI.

Ce n’est pas encore la panique, mais l’inquiétude est réelle. A Paris, le pire des scénarios est même évoqué depuis quelques temps : le Congo-Brazzavillle plonge, et avec lui la zone CFA d’Afrique centrale.

Bruno Le Maire a eu les mêmes mots que Christine Lagarde face au numéro 1 congolais : livres ouverts, chiffres clairs et dette publique transparente. Car Brazzaville a tenté de cacher une partie de son endettement – 8 milliards d’euros- au Fonds. Denis Sassou-Nguesso s’engage désormais à redresser la barre.

Première pierre de l’édifice : un audit sur la gouvernance et la corruption, réalisé avec le FMI. A terme, sortir du tout pétrole et mener des réformes structurelles tambour battant mais à quel prix ? Les arriérés de salaire touchent tous les secteurs, sauf les militaires.

Les grèves se sont multipliées ces derniers mois. Crise politique, crise sociale et rébellion dans le Pool. La confiance des partenaires internationaux s’émousse. Les plus réalistes ou les moins diplomates l’affirment: il ne s’agit plus de sauver un président, un homme, mais une population, un pays.

Source : RFI

2 commentaires

  1. L’argument de la fin me parait fallacieux ;;.Sauver un pays , c’est de l’assister dans la période des élections , afin de bétonner de ce pays , une démocratie respectant les valeurs universelles des droits humains .
    Sauver un pays , sous la menace de la famine fortifie la position du dictateur qui en est l’instigateur et par ricochet , lui prolonger un bail à la tête de ce pays .
    Aider financièrement le CONGO , c’est comme mettre de l’argent dans un panier troué ;;;.

  2. La fin des haricots
    Le régime du Congo Brazzaville est dos au mur. Les atermoiements pour camoufler une gestion des plus scabreuses ne passent plus. Malgré le harcèlement continue de Macron dans la journée du 12 décembre et bien avant par ses lobbys obscurs de la Francafrique, DSN a fait chou blanc à Paris. Il lui a été rappelé qu’il traîne trop les pieds et qu’il met en danger la survie économique de la zone CEMAC et de son pays. Les services de Bruno Le Maire, par le biais de Gérard Darmanin né en 1982 ( ça a dû faire drôle à l’éléphant ) le lui ont poliment mais fermement rappelé le 13 décembre dès potron minet à l’heure des croissants . Il a dû promettre de faire au mieux….Mais quoi ? Le clan, à qui il a donné des habitudes gargantuesques avec les deniers publics, acceptera -t- il de les changer ? Les tensions sociales vont s’accentuer. En plus, il semble que ce régime s’entête à ne pas mettre fin à la funeste aventure du Pool. Le FMI, par la voix de Christine Lagarde ce matin sur RFI, a été clair : Pas de transparence ? Pas d’aide. Pas de châtiment contre la corruption ? Pas d’aide ! Pas de mise en ordre de la gouvernance ? Pas d’aide… et rappelant le cas du Mozambique… Elle n’hésitera pas à interrompre le programme si ce cahier de charges n’est pas respecté. En sus en liaison avec les limiers de Bercy et du FMI, des Audits sont demandées : Audit de la dette, Audit des comptes publics, Audit des dépenses etc….Il ne faut pas avoir fait l’ENA pour comprendre que c’est la fin des haricots pour la comptabilité publique parallèle mis en place à Oyo par JJ Bouya, G.Ondongo et compagnie. La croisière qui s’amusait vient de se fracasser contre un iceberg froid, Emmanuel Macron qui n’a pas plié sous les assauts de charme de DSN. Il a avalisé avec une rectitude de technocrate ce plan de sauvetage calamiteux pour le régime. En un mot, comme en beaucoup, le Congo Brazzaville a été officiellement mis sous tutelle économique et financière du FMI et…de Bercy. Ne nous le cachons pas. Et Denis Sassou Nguesso, la peur au ventre, a été sommé de s’y conformer. Le dîner offert dans un chic restaurant parisien aux lobbyistes Françafricains a dû paraître bien amer à la délégation congolaise. La recherche des financements suspects en Russie et autres, il faut laisser seulement. Mabé ékoti vraiment !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*