DIASPORA, Politique, Société

Congo-Brazzaville: Un rendez-vous manqué avec l’histoire

Mathias DZON

Par :  Jean-sylvestre ITOUA

 

Voici, près de trente (30) ans que le Congo est tiré vers le bas. Sur tous les plans, la vie s’est arrêtée et, la pauvreté, la misère, la mort, le chaos sont désormais notre quotidien. Malgré toutes ses richesses et ses atouts, pendant que d’autres pays se construisent, le Congo recule sous la loi du règne absolu avec une gouvernance faite de guerres fratricides en cascades, d’arrestation arbitraires, de détournements et d’appropriation privée de l’état et de ses ressources. Plus grave, malgré leur intellect et certainement leur degré de conscience, dans leur majorité, les élites ont malheureusement succombé devant l’argent facile et trahi ainsi  l’espoir de tout un  peuple. Ces élites se sont reniées, repliées sur elles-mêmes dans des projets politiques en réalité  du ventre, de la préférence familiale, ethnique, clientéliste. C’est une honte ! 

Aujourd’hui, la société Congolaise est complètement déréglée. Elle a perdu ses repères sous le règne du pouvoir de l’argent facile au point où, l’avenir de tout un pays et le rêve de toute une jeunesse se trouvent brisés. Mais malheureusement, aujourd’hui encore, empêtré dans ses propres contradictions, au lieu de s’ouvrir, le pouvoir de Brazzaville s’enferme et sombre davantage  dans le jusqu’au-boutisme en érigeant la provocation, l’inquisition, l’intimidation, la violence, l’intolérance, l’arbitraire en méthode de gouvernement. Comme un chien enragé, il s’abandonne déjà à des solutions fausses, par exemple celle de pousser les populations à l’alcoolisme, à boire, à l’inconscience à travers diverses promotions du type 3 à 4 bières « Mopiko » selon la rue, pour mille francs CFA dans l’espoir de leur faire oublier le chaos  qui les frappe de plein fouet au moment où les paiements de salaires et pensions ne sont plus assurés !

Comme on le voit, à trop vouloir passer en force, le pouvoir familial de Brazzaville marche déjà sur la tête et pire, il fait tout pour que le chaos actuel demeure. Pour preuve, la conférence nationale souveraine de 1991 avait décidé de faire du 10 juin, journée de la réconciliation et de la concorde nationale. Curieusement, c’est à un jour près de cette date du 10 Juin 2018 dans la salle de la préfecture à Brazzaville que le pouvoir ethnique et familial par la voix de son ministre  de l’intérieur, a proclamé sans rire, l’exclusion de la vraie opposition du débat politique.

Alors, comment peut-on à travers ces méthodes rétrogrades, arrêter la vie d’un pays, bâillonner tout un peuple, réduire des familles sœurs comme à l’esclavage, des dignes citoyens habituellement ouverts au monde à la médiocrité et à l’ignorance ! A cette allure, les enfants Congolais n’auront plus droit à l’instruction et plus personne ne sera à mesure d’écrire même son nom !!

 Où allons – nous ? C’est indigne !

Par cette tentative d’exclusion de la vraie opposition de l’échiquier politique Congolais, le pouvoir familial confirme son image d’ancien monde et avoue son échec qui révèle au grand jour sa peur du débat politique et son incapacité à contenir un débat politique contradictoire auquel tout le pays l’invite sans trop attendre à un dialogue inclusif.

Comme on le voit aussi, arrivant  à la suite d’une série d’élections truquées et volées depuis des années, cette décision du pouvoir de Brazzaville est un complot de longue date contre les organisations véritablement  patriotiques. Cette dérive autocratique et Ces méthodes de gouvernement ont essentiellement pour but de vouloir perpétuer la violence et les affrontements fratricides au Congo par le biais d’une prétendue illégalité des forces patriotiques dans le cadre de leurs activités. C’est le retour à la pensée et au parti uniques de sorte que, le Congo manque ainsi son rendez-vous avec l’histoire et s’éloigne davantage d’une communauté qui partage les mêmes idéaux de paix, et tourne désormais le dos à l’avenir, à une nation protectrice des valeurs humaines. 

Chers (ères) compatriotes, réanimons et ne perdons pas la flamme du cœur en nous. C’est seulement par l’Amour et son pouvoir rédempteur que nous parviendrons à sauver le Congo du chaos actuel car l’Amour n’est pas égoïste, l’Amour n’est pas centré sur soi-même, l’Amour c’est le Partage, l’Harmonie, le Don de soi, un Tout donc, la  seule voix qui rassure, la seule voie qui rassemble.

Dans cet esprit, par opposition au règne par la force des armes, la puissance de l’argent facile, la corruption, l’impunité, la jouissance, la manipulation, l’intimidation, l’intolérance, l’opulence, l’égo et des appétits physiques à la mode et véhiculés par l’expression du  pouvoir pour le pouvoir à vie, il est urgent que la société Congolaise débatte dans la paix de son avenir et retrouve ses vraies valeurs, de conscience nationale, de paix, de justice, de probité morale, de tolérance, d’éthique, du goût de l’effort, de patience, du compromis, du dialogue, du sens de la mesure, de solidarité.

C’est pour quoi: quel que soit ce que nous sommes sur ce plan, faisons l’effort de comprendre et de montrer autour de nous qu’il n’est nullement question pour nous sur ce plan physique, pour paraître plus que d’autres, pour nous couper des autres, pour nous replier sur nous-mêmes, mais pour communier avec les autres, avec ceux que nous aimons ou ceux que nous aimons moins ou croyons moins aimer, avec ceux qui nous aiment, nous aiment moins ou croient ne pas nous aimer, car dans l’amour est réuni l’Absolu c’est-à-dire que l’Amour inclut tous les contraires possibles.

Chers (ères) compatriotes, le Congo est notre bien commun, indivisible. Demeurons unis, attentifs et ouverts car,  avec ces violentes méthodes de gouvernement sans commune mesure, le Congo pourrait entrer désormais dans une période plus incertaine encore. Heureusement que la vie nous enseigne qu’il nous faut aimer ce qui est bien et ignorer ce qui est mal. Laissons donc les choses sales mourir de leur propre poison. Comme l ‘Espérance est une petite voix qui nous assure que rien n’est jamais perdu et, une manière de regarder la vie et ses difficultés non comme un mal, mais comme une promesse de vie, communions,  et comme un roseau, résistons sans jamais rompre pour enfin, reconstruire ensemble.

 

Jean-sylvestre ITOUA

Jean-sylvestre ITOUA

Un commentaire

  1. Il est illusoire de penser que sassou fera mieux, je suis aujourd’hui convaincu que ce Mr ne fait pas espret de mal gouverner, il est tout simplement incapable de faire mieux car il n’a tout simplement pas le savoir, il n’a pas fait des etudes,il n’a pas voyagé(comme les KAGAME),il est tout simplement idiot.

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