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Congo-Brazzaville : Sassou kidnappe 200 étudiants congolais à Cuba pour une destination inconnue.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

#Bring Back Our Children (Nos enfants doivent revenir sains et saufs)

Leur seul drame c’est d’avoir mis à nu l’incurie de la dictature du Congo-Brazzaville supervisée par le tyran d’Oyo.

Pendant que le monde entier, y compris Sassou, s’émeut sur la cathédrale Notre-Dame de Paris qui a brûlée, un drame humain d’une grande ampleur est en train de se jouer à Cuba pour certains étudiants congolais.

Privés de bourse, donc de moyens de subsides depuis plus de 2 ans (27 mois), les étudiants congolais à Cuba ont eu le tort de mettre à jour l’incompétence de la dictature congolaise qui excelle dans l’organisation des sommets politiques sans lendemain, des défilés militaires, des mariages et baptêmes de la famille régnante avec la complicité nauséabonde de nos hommes de troupe et du clergé, les deux mamelles nourricières de la tyrannie congolaise.

Sassou est nu, vive Sassou continuent à scander les affidés de cette république bananière qu’est devenue le Congo-Brazzaville. Mais cela ne doit plus amuser les républicains ou démocrates que nous sommes. Le pays est plus encore en danger, dans le coma et seul l’arbitraire règne maintenant.

N’ayant pu mener à bien les destinées du Congo-Brazzaville, dont d’ailleurs il n’a jamais compris le bien fondé, Sassou se mue en un féroce dictateur, qu’il a toujours été, percevant au loin la lueur du chant de cygne. Après Bouteflika de l’Algérie, Omar el-Béchir du Soudan, le printemps congolais pointe son nez. Sassou est contesté par ses arrières petits-fils et c’est là le drame que nous vivons. Tous les éléments constitutifs d’une crise existent au Congo et il ne nous reste plus que l’élément déclencheur.

Après les impunités, pour le moment, des 353 disparus du Beach, le massacre au commissariat de Chacona, voilà qu’il récidive dans la barbarie en enlevant au moins 200 étudiants congolais à Cuba considérés soi-disant comme les meneurs d’une revendication légitime pour le paiement de leur bourse d’études. Ces étudiants congolais ont été envoyés à Cuba par l’État congolais qui de fait est le seul responsable de leur bien être et de la réussite de leur parcours académique.

Il avait délaissé son propre institut de formation des médecins (INSSSA : institut supérieur des sciences de la santé) pour Cuba. Un choix purement mercantile car pour chaque étudiant congolais formé à Cuba la facture s’élève à 12 000 dollars par an déboursés par le gouvernement congolais. Encore une combine de plus trouvée par Sassou et sa clique pour spolier le peuple congolais. En même temps, il eut été plus judicieux de fermer l’INSSSA qui à ses yeux n’assurait plus ses missions. Mais, nous sommes au Congo du dictateur Sassou et plus rien ne nous étonne dans ses ambivalences tant l’homme est tourmenté et torturé par ses propres contradictions.

En décidant du rapt d’au moins 200 étudiants congolais à Cuba, Sassou met fin à leur rêve d’un probable avenir meilleur dans un pays gangrené par la corruption, le vol, l’incompétence et la déliquescence des mœurs. Sassou nous envoie un signal fort de celui qui décide de la vie ou de la mort des Congolais devenus ses larbins avec l’appui des soudards et soûlards congolais.

L’heure du réveil patriotique a sonné. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, nous avons tous par ricochet un de nos enfants ou parents dans cette liste de la honte des crucifiés congolais. Notre devoir moral est de les soutenir et de nous enquérir matin, midi et soir du sort funeste que leur réserve ces malfrats qui n’en sont pas à leur premier forfait tant le meurtre est devenu pour eux une seconde nature. Ils ont les mains souillés du sang des martyrs congolais. Le drame de tout parent c’est de ne pas pouvoir protéger ses enfants.

Sassou a tout volé, nous bâtirons de nouveau, il suffit la liberté.

J’en appelle à toutes les bonnes consciences, à tous ceux qui ont une voix qui porte, de dénoncer à travers le monde ce kidnapping étatique afin que nos enfants nous reviennent sains et saufs. De la dictature au terrorisme le pas est franchi au Congo. Sassou se conduit comme le chef terroriste de Boko Haram vis-à-vis de nos enfants. Coutumier du fait, leur ôter la vie ne sera pour lui qu’un jeu d’enfants.

A toutes celles et à tous ceux dont les enfants ont été enlevés, nous nous tenons à vos côtés. Tout système a une fin et notre salut viendra de cette jeunesse congolaise de Dakar, du Cameroun, de Tunisie, du Maroc, de Russie et donc de Cuba qui crie et dit plus jamais ça. Il est maintenant temps que nous prenions nos responsabilités afin de mettre un terme aux agissements de ce petit tyran qui est devenu notre honte nationale et internationale.

Il est temps que le peuple congolais puisse sécher les larmes qui coulent de ses yeux rougis par tant d’années de souffrance.

C’est Victor Hugo qui écrivait : « Quand la dictature est un fait, la révolution devient un droit. »

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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