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Congo-Brazzaville : Une aliénation politique insupportable 

Congo-Brazzaville : Une aliénation politique insupportable.

Par   Jean-Claude BERI

 

Jean-Claude BERI

Nous vivons dans un système politique qui n’accorde  aucune chance au Congo de se libérer pour vivre en liberté et dans un climat de sérénité tourné vers le plein développement. Tout est verrouillé pour ne laisser les opportunités qu’aux NGUESSO. Ne pas le  dire c’est bien évidemment un euphémisme. Les NGUESSO sont partout et les affidés  de ces derniers les succèdent dans le processus de le destruction du tissu socio-économique à l’instar VADIM MVOUBA qui cumulerait à lui tout seul les postes ci dessus:

« 1.Agent SNPC
2. Conseiller Spécial du Président de l’Assemblée Nationale
3. Conseiller Spécial du Premier Ministre
4. 1er Secrétaire de FMC
5. Membre du Comité Central du PCT.
5. Nommé par anticipation Député aux élections législatives de Juillet 2022.  » dixit  Christian Perrin Jri

Le régime autoritaire implanté à l’issu du coups d’Etat sanglant a fini par se régénérer après plusieurs années de luttes pour une quête de démocratie. Peut-on  espérer  demain reprendre le chemin de la transparence politique et ou recouvrer des institutions dignes ?  Il est difficile pour un être qui a tout son cerveau de supporter l’aliénation politique en cours au sommet de l’Etat ? Entre les accords Congo-Rwanda et la loi MOUEBARA, l’amateurisme ou la stupidité politique grimpe en flèche dans une Etat en en perdition. Ces deux actes prouvent à suffisance que le discours politique des dirigeant actuels a été détourné de sa vocation principale.  Nous assistons à un concours d’escroquerie politique sur fond de blanchissement d’argent indument détournés d’un côté et une grotesque flatterie politique qui utilise la femme congolaise, victime d’un vrai problème de société congolaise dans un marchandage de loi conçue avec tous les artifices illégaux et qui est plus un boulet pour ce gouvernement qu’une loi qui soulage.

Au lieu de consacrer les réformes pourtant clairement identifiées pour libérer les pensées et pour l’autonomie des réflexions qui accompagneront le changement social, bien au contraire, ce gouvernement avec ces mesures et loi absurde est en train de devenir un obstacle idéologique, un frein pour le développement du Congo. Ce gouvernement s’active comme un centre de réanimation pour le système en place. Car le « sassouisme » est devenu quelque chose de sacré, c’est un pèlerinage pour tout enfant du système qui devrait accomplir cette mission de répression du peuple, d’emprisonnement des intellectuels, des étudiants, des artistes, des enseignants, des journalistes, des militants politiques. L’agriculture se meurt, la jeunesse déshumanisée et réduite à des simples objets de satisfaction de plaisir. Franchement ou va ce pays ?  Se rend t-on compte que les nguesso et leurs diktats permanent ont pris en otage le pays ?  Pourtant les faits sont têtus, ce système a conçu des mort-nés sans aucun effet sur le terrain. C’est à choisir entre le chaos et la dictature, c’est à choisir entre la paix et une guerre civile sans fin. Dans l’état actuel, le régime de sassou fondé sur des principes autoritaires et caractérisés par la confusion entre politique et l’ethnisation à outrance ont détruit le pays .

Témoignage de Ruphin Kinanga (un jeune entrepreneur agricole )

<< Les congolais qui accusent des producteurs agricoles congolais de ne pas produire assez pour le marché local. Il faut savoir que vendre est tout aussi important que produire, si ce n’est plus…. Cela peut paraître simple. Et pourtant, combien des agriculteurs congolais ont dû arrêter parce qu’ils avaient une vision technique (production) plutôt qu’une vision business. Au Congo, nous n’avons aucun grossiste qui peut acheter une tonne des tomates, chou, aubergines,…. Parce que nous n’avons aucun système de conservation, de transformation et d’exportation.

Au moment où un jeune Burkinabé rêve de se lancer dans la filière mangue, au Congo, les mangue sont jetées parce que nous n’avons aucun grossiste capable de garantir les producteurs et beaucoup des produits agricoles sont jetés chaque jour dans nos grands marchés.

Nous n’avons pas de subventions, ni des aides, notre agriculture n’est pas mécanisée, pas des grossistes pour nos produits. aider les agriculteurs en mettant à leur disposition des informations, des aides ou une assurance indicielle. L’agriculture est une entreprise risquée pour les petits exploitants pauvres. Alors que l’assurance est l’un des outils auxquels recourent les agriculteurs des pays développés pour faire face aux risques, mais nous ça nous manquent cette ressource. Mais vous voulez qu’on puisse produire assez, mais avec quoi ? >>

Il est temps de revendiquer ouvertement la fin de la dictature en revenant aux principes de la conférence nationale souveraine, en tenant compte du pluralisme, culturel et identitaire. En outre, un peuple envahit par les étrangers finit par perdre son identité, son histoire et sa culture. A la fin il n’aura aucun avenir sur le plan socio-économique et politique. Il est inadmissible de subir cet affront en regardant la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux ou on voit un « OUESTAF »  se moquer des congolais. 

Changement de personnes ou changement de système ?

Il ne s’agit pas réellement d’un problème de personnes. Un changement de personnes implique un changement dans le système, comme le disent certains, mais de quelle manière ? Quelles sont les personnes, voire les personnalités, qui peuvent concrètement provoquer et accompagner ce changement, nous les choisissons sur quels critères ?

Remplacer un enfant Nguesso par un autre enfant issu du système le résultat sera toujours le même, le changement n’aura pas lieu. Ils sont tous pareils, ils garantissent la survie du système.

Militaires ou politiques sont tous fidèles à l’appareil idéologique,  d’un régime militariste qui puise sa légitimité à travers l’instrumentalisation du discours ethnique et celui du rejet du débat contradictoire. Mais la problématique réelle qu’il faudrait traiter, ce n’est pas dans la première étape qui est la mobilisation du peuple face au danger de la djihalisation du Congo par les Nguesso  , il est temps de se préparer pour la structuration de ce mouvement comme deuxième étape.

Cette structuration va poser autant de questions liées à la conception de l’Etat à construire : Est-ce que le peuple va s’inscrire dans la continuité en mettant uniquement quelques réformes pour les fondements idéologiques du régime congolais instauré depuis l’arrivée de sassou au pouvoir?

S’agit-il d’une rupture totale avec le système pour construire un Etat moderne, pluriel et démocratique au Congo ? Pour réussir le départ du système, il faut en premier lieu combattre ses enfants, ses serviteurs et son idéologie d’une façon globale.

Il est primordial de réfléchir comment cette transition va permettre au pays de passer d’un système politique Etat-nation vers un nouveau système moderne pluriel favorable à la construction d’un Etat national, avec une organisation territoriale, des régions ou un fédéralisme, en les mettant en place progressivement.

L’autodétermination d’un peuple est mal interprétée ces dernières années, elle est considérée non seulement comme un acte de séparatisme, mais plutôt un mouvement ethnique, qui menace la stabilité et la paix.

Jean-Claude BERI

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