DIASPORA, Editorial, Justice, Politique, Société

Dans la crainte d’un exil forcé, le clan d’OYO accentue sa voracité financière

 

 

Par   Jean-Claude BERI

 

Après l’euphorie suscitée par l’accord avec FMI, le clan des prédateurs d’OYO a atterri sur les épines. Car LE FMI ne leur a pas cadeau comme ils le souhaitaient tous. Les 48 mesures adossées à l’accord sont aussi drastiques qu’amer.  C’est un sentiment de bout de chemin qui prévaut dans la famille. Les apparences sont trompeuses SASSOU a alerté les siens pour leur expliquer que les situations à venir ne seront pas  sous contrôles. Critiqué par tous sur son élan d’impunité sur les vrais prédateurs des finances de la république, il lance un dernier souffle dans la bataille en obligeant son marionnette de Premier ministre dans une dérive plus guerrière que  sémantique. De l’autre côté les filles et fils SASSOU ayant mesuré l’importance de la dramatique situation qui risque de se produire  se livre comme d’habitude à leur exercice favori, le siphonage des finances publiques.

Fidèle à son caractère de vieux filou, discret, manipulateur SASSOU cherche la parade dans le dialogue. Pendant 22 vous avez été en guerre contre nous (Peuple). Tuant, emprisonnant et assassinant nos jeunes Tant mieux ! C’est magnifique  vous êtes les plus forts! Seulement vous serez  démasqués et resterez nus jusqu’aux rotules pour avoir déclenché une guerre physique, économique, sociale et éducative  contre le pays qui maintient une position sans concession d’aboutie a une alternance sans le système sassou. Tel est pris qui croira prendre, l’exil vous guette. Et ceci en ayant épuisé tous les recours possible avec le peuple pour un pardon des braves. En accord  avec tout un monde composé de centaines de millions de personnes qui ne pourront plus servir de prétexte à toutes vos déviances économico-financières, ces mercenaires financiers  éhontés et ignobles  qui prétendent récolter des lauriers tout en continuant de vous soutirer les quelques billets qui vous restent. Ils vous font croire que l’exil à Paris, Londres, New-York  ou ailleurs sera un paradis.

Comme l’exil coute cher et exige beaucoup de dépenses le clan s’est acharné méthodiquement à piller le Congo pour leur intérêt. Comme les fournis travailleuses, la diaspora résistance, pas la diaspora du ventre, œuvrant toujours dans le secret et la discipline et surtout aider par les ONG internationaux viennent de démontrer que laisser trainer au même endroit un mouton et les feuilles de manioc, il ne faut pas s’étonner que les feuilles de manioc finissent dans l’estomac du mouton. L ‘ONG britannique Global Witness, vient de publier ce jour 6 août la probable détournement de près de 50 millions de dollars par l’un des plus grands prédateurs économico-financiers du Congo-Brazzaville Christel Denis SASSOU NGUESSO.

« Le Congo-Brazzaville est en train d’écrire l’une des pages les plus tristes de son histoire politique. Jamais, en 59 ans de pseudo indépendance, une telle domination écrasante d’une famille présidentielle n’a atteint les sommets aussi culminants dans l’appropriation des droits et devoirs d’un peuple logiquement libre et souverain. De mémoire de congolais, aucun président n’a autant favorisé sa famille au point d’en faire les seules ressources capables d’élever le Congo au rang de pays « développé ». Cela aurait été justifié si ces « enfants » étaient animés de bons sentiments patriotiques, humains, aux comportements moraux ou exemplaires. Or cela reste à prouver. Au contraire, tout porte à montrer qu’on nous impose de force de choisir des congolais sur lesquels pèsent de lourds soupçons de délits condamnables par un tribunal judiciaire libre et impartiale. C’est le cas de Christel Denis SASSOU NGUESSO.

Cet arriviste propulsé sur la scène politique congolaise, au lendemain du coup d’état tristement sanglant et meurtrier du père, Christel Denis Sassou Nguesso s’est progressivement glissé dans l’acceptation d’une politique des plus obscures, permissives et des plus régressives de l’histoire contemporaine du Congo. Il n’incarne, a lui tout seul, l’absence de vision d’un idéal républicain et de liberté. Tout laisse plutôt à croire qu’il serait vide et limité. » (1)

Avec cette énième information de détournement des deniers publics, si l’info se confirme, c’est le rêve d’un possible  retour progressif d’un sursis financier et social qui se fracasse devant la compulsive fringale financière du rejeton SASSOU. Il n’a pas fallu plus d’un mois pour que les mêmes membres de la famille SASSOU reproduisent les mêmes actes qui ont conduit la nation congolaise à la banqueroute. Mais où s’arrêtera donc cette voracité financière  des NGUESSO ?

Là où le bât blesse c’est l’intériorisation de ce mercenariat financier par certains congolais. Cette caution est  exprimée sans être immédiatement soumise au jugement léger et parfois imprudemment perçue par une certaines diaspora qui trouve des circonstances atténuantes aux multiples délits commis par Denis Christel SASSOU NGUESSO, le voleur compulsif. On s’évertue à expliquer des accointances avec des personnes qui sèment la misère au sein des populations pour leurs propres intérêts. Ne tombons pas dans le piège que ces créatures nous tendent. Décidons d’être grands. Décidons d’être forts. Décidons d’être tous congolais du Nord au Sud. »

Ce régime est coupable totalement et sans exception tout le système.  YHOMBI a été trainé dans la boue pour soi-disant avoir importé de France un lit tournant à 9000 f Français de l’époque  et celui qui détourne des milliards de Fr CFA est adoubé par une certaine diaspora sous couvert d’affinité. La sagesse a quitté ses gens qui privilégient la survie d’une minorité au détriment de la majorité.

D’une façon ou d’une autre, nous sommes tous coupables. Coupables, par ignorance, par conformisme ou par peur, d’avoir, au moins, fermé les yeux sur la cruauté d’un système qui a fait de la négation de la liberté humaine, le vol et l’assassinat et  semer la terreur  la condition de sa survie. Peur physique et peur du jugement des autres, de cette bonne conscience universelle si prompte à qualifier certaine diaspora de haineux sans légitimité ou, pire encore, de  vers de terre. Cette peur que je dénonce depuis 22 ans  sans se compromettre  et en restant digne dans l’humilité  au-delà de toute rationalité doit réveiller notre sens de patriotisme.  Ce n’est pas seulement les caisses qui se vident mais c’est toute la nation congolaise qui   s’engouffre dans un abime sans fin.

Jean-Claude BERI

(1) https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/310816/congo-brazzaville-le-reve-insolent-de-christel-denis-sassou-nguesso

Un commentaire

  1. Bonjour Mr,
    Dites-nous la vérité! Est-ce vrai que ce cancrelat de Kiki a encore volé 50 millions USD soit 29.264.504.600 Francs CFA? Pouvez-vous nous publier ou mettre dans votre blog l’extrait de ce journal?
    Dans l’attente,
    Merci beaucoup et courage jusqu’au jour tant attendu.

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