Economie

Demande de Révocation du Négociateur du Congo Brazzaville pour manquement éthique et illégitimité.

 


Lucien Ebata, trader blanchisseur

Par : Coordination SASSOUFIT

 

 

 

 

 

 

 

Paris le 19 décembre 2017,

à l’attention de Madame Christine LAGARDE,

Directrice Général du FMI

700 19th Street, N.W., Washington, D.C. 20431

 

OBJET : Révocation du Négociateur du Congo Brazzaville pour manquement éthique et illégitimité.

 

Madame La Directrice,

Depuis votre accession à la tête du Fond Monétaire international, votre remarquable travail en matière de performance économique, et surtout de croissance, suscite un grand espoir pour le continent africain, notamment pour les pays en voie de développement, et une grande admiration pour les ONG qui luttent pour la démocratie et la bonne gouvernance.

En effet, pour le cas du Congo Brazzaville, avec son HIMALAYA de dettes officielles et officieuses, votre dernière déclaration sur la chaîne RFI, je cite « On sera engagé avec la République du Congo, sans aucun doute, et je me félicite de l’engagement des autorités à faire un audit sur toutes les questions de gouvernance et de corruption avec l’aide du Fonds. C’est une exigence dans le cadre de nos relations », suscite beaucoup d’espoir pour les populations congolaises qui sont les premières victimes de cette crise économique sans précédant.

Nous, membres du COLLECTIF SASSOUFIT vous remercions pour votre engagement sans équivoque, et avons la profonde conviction que vos valeurs de transparence, et de bonne gouvernance, sauront prendre les mesures adéquates au régime du Congo de Brazzaville.

Cependant face aux valeurs cardinales de démocratie et de bonne gouvernance qui sont le socle de votre politique économique, avoir pour interlocuteur Lucien EBATA, afin de trouver des solutions pour une sortie de crise, nous laisse ébaubis.

Ces dernières années, ce jeune entrepreneur congolais qui fait la une de certains magazines, s’est fait une place honorable au cœur de l’appareil économique congolais. L’étoile de Lucien EBATA a brillé dans des affaires scandaleuses. Il a été intercepté par la douane française avec plus de 182000 euros en espèces non déclarées. A cela s’ajoutent blanchiment d’argent, malversations et biens mal acquis. Rien d’étonnant lorsqu’on se pavane avec des collaborateurs comme Denis Christel Sassou Nguesso, fils du président et responsable de la société de pétrole CORAF, Denis GOKANA, fondateur de la société de pétrole SNPC. En Suisse également, suite à l’affaire des Panama Papers, des investigations se poursuivent.

Ce talentueux corrupteur et corrompu a été parmi les artisans qui ont plongé la République du Congo dans un marasme économique et financier qui classe aujourd’hui ce pays, immensément riche, au rang des pays pauvres très endettés, avec plus de 70% de la population congolaise qui croupit dans une misère généralisée.

Comme toutes les ONG qui luttent contre la corruption et la gabegie financière, on s’interroge : « quel dialogue pourrait-il y avoir entre la personne intègre que vous êtes et celui qui incarne le bras corrupteur ou corrompu de ce régime ? »

Après avoir transformé toutes les richesses du Congo en un vaste gisement de dettes, Lucien EBATA, n’est pas digne de représenter la société civile congolaise et d’être assis à la table ronde des négociations, car sa place est plutôt devant les tribunaux internationaux, pour crime économique et financier.

Madame la Directrice,

Cette poignée de main corruptrice et corrompue, tachée du sang des milliers d’innocents congolais ne méritent pas de serrer la vôtre. C’est une énorme tache sur l’image du Fond Monétaire International.

Madame La Directrice,

L’Afrique n’a pas besoin que d’institution fortes, mais de dirigeants intègres, car c’est cette valeur cardinale qu’est l’intégrité, qui fait la force des institutions, en veillant au respect des lois, et au bon fonctionnement d’un Etat.

La société civile congolaise est pleine de jeunes talents et d’experts en matière de questions économiques. Des citoyens intègres, aux mains saines, qui peuvent bien incarner ce rôle et assumer pleinement leurs responsabilités.

Offrir votre expertise aux responsables de ce régime, qui pour une deuxième fois en moins d’une décennie a trainé ce pays au bord de la faillite, c’est être partisan du crime ; un sou de plus dans les caisses de ce régime, ce sera encore des achats d’armes, une répression qui ne dit plus son nom, et un bain de sang de trop. L’avenir de ce peuple opprimé qui s’écrit avec cette misère, des larmes et de sang, vous guette. Cette jeunesse abandonnée à elle-même ne vous le pardonnera jamais. Votre responsabilité est capitale. C’est votre contribution pour éviter l’irréparable. Nous comptons sur votre sursaut moral.

La Coordination SASSOUFIT

sources :

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/07/panama-papers-comment-le-petrole-congolais-s-evapore-dans-les-paradis-fiscaux_4898082_3212.html

https://www.letemps.ch/suisse/2016/05/19/petrole-corruption-suisse-cible-president-congolais-clan

Un commentaire

  1. LE FMI NE DEVRAIT EN RÉALITÉ PAS NÉGOCIER AVEC LE CARTEL D’OYO, CAR TOUS SONT MOUILLÉS DANS, LE BLANCHIMENT D’ARGENT, CORRUPTION, VOL, ET DÉTOURNEMENT DES FONDS PUBLICS.

    Le FMI affirme accepter d’aider le Congo Brazzaville qu’après un audit sur la gouvernance et la corruption, mais comment peut-on comprendre alors qu’il soit d’accord d’en discuter avec Lucien Ebata ? Ce dernier n’est, ni plus ni moins, que le représentant de ce cartel obscur qui a dilapidé des dizaines de milliards de dollars de revenus pétroliers et creusé un endettement abyssal, de plus de 10 milliards de dollars, tout aussi obscur qu’il avait préalablement tenté de cacher.

    Le FMI aurait dû exiger, avant toute aide, comme ce fut le cas pour la Grèce, qu’il se déroule dans le pays de véritables élections, avec un contrôle international.

    Au minimum, dans un contexte politique et social totalement figé, des bombardements dans le Pool, des prisonniers politiques emprisonnés, et afin de rompre avec un pouvoir totalitaire incompétent qui a ruiné le pays bien plus que la chute du prix du pétrole, comme le martèle Jean-Luc MALEKAT.

    le FMI ne devrait discuter qu’avec les représentants congolais désignés au terme d’un dialogue inclusif, à l’abri de toute pression policière et mafieuse du Cartel d’Oyo.

    Alors, il est absolument choquant d’envisager que le FMI se retrouve à la même table qu’un Lucien Ebata cornaqué par, plus complice que consultant, Dominique Strauss Kahn, ancien General Manager du FMI, et sûrement conseillé par le tout autant malvenu, et plus encore complice, Yaya Moussa ex-Représentant Résident du FMI.

    C’est totalement nauséabond ! Il ne manquerait, dans ce tableau des négociateurs, que Rodrigo Rato, prédécesseur de DSK au FMI, qui a récemment été condamné à 4 années de prison par un tribunal de Madrid…

    Lucien Ebata n’est pas en reste. Il est visé par plusieurs enquêtes financières en France et en Suisse .

    Son principal comparse dans ce dernier pays, Philippe Chironi, a été condamné à 6 ans de prison à Saint Marin, pour blanchiment de 83 millions d’euros liés à un transfert de Jean-Jacques Bouya directement du Trésor Public… Bouya, membre imposant du Cartel d’Oyo.

    Le FMI a déjà une très vilaine casserole avec l’effacement de la dette en 2010. Une négociation avec Lucien Ebata, “avocat formé à Cuba”, en ajoutant une batterie supplémentaire, fera rejaillir la grande responsabilité de l’institution internationale dans les conséquences liées à la première (casserole)…

    Il est grand temps, pour le FMI, d’avoir un petit peu de dignité dans ce dossier. Pas seulement dans des paroles qui se veulent rassurantes, mais bien évidemment dans les actes…!

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