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Denis Christel SASSOU NGUESSO, une succession contestée et qui divise les congolais

 

Denis Christel SASSOU NGUESSO, une succession contestée et qui divise les congolais

 

Par  Jean-Claude BERI

 

Jean-Claude BERI

LE CERCLE, fermé du clan SASSOU, empoisonne la vie politique congolaise – le mois de septembre 2021 aura connu un virement qui marque le choix définitif de SASSOU NGUESSO pour son fils, Christel Denis SASSOU NGUESSO a la succession d’un pouvoir muselé par un ésotérisme ambiant. La visite en demi-teinte d’un premier ministre, accompagné des membres qui n’ont été que des simples touristes a Paris, le séjour médical prolongé de SASSOU NGUESSO en suisse a laissé un peu le temps aux anti-successions de Christel Denis SASSOU NGUESSO. Il est observé une certaine fébrilité, voir le début d’une dissension entre les troupes pro-SASSOU.

Les affaires se succèdent, hystérisées par un rythme médiatique ou alternent le poison des affaires, un mysticisme inquiétant, le décès suspect des collaborateurs, la gronde de l’armée, une rébellion naissante dans le Mayombe apporte son lot de série de mauvaises nouvelles qui annoncent mal la fin d’un régime qui se noie dans sa propre merde. Comment sortir d’une spirale qui, de violence en intrigues assassines, de contestations feutrées en tueries, affaiblit la démocratie et surtout la république.

SASSOU NGUESSO veut mourir sur scène en mettant tout en œuvre que sa succession se passe comme il le souhaite. Seulement SASSOU de 2021 n’est pas celui qui 1997. Il a beau ouvrir la voie au recrutement des mercenaires du groupe WAGNER, dont le fils aurait rencontré l’un des responsables en TURQUIE, réactivé les milices privées tous placés sous la responsabilité de Christel SASSOU, qui craint un mécontentement général de l’armée. Passé l’émotion suscitée par ce choix largement contesté, la bataille des egos est ouverte et s’annonce difficile pour CHRISTEL.

Même les plus durs de clan ne sont pas prêt à cautionner cette succession jugée indigeste et insultant. Pendant ce temps le duo père et fils affinent leur plan machiavélique ; diviser l’armée et renforcer la capacité en hommes et armes de la garde présidentielle, seule unité militaire possédant un armement adéquat et efficace pour faire face à une possible mutinerie et autre rébellion d’une extrême intensité. Cette unité a été renforcée par le recrutement des hommes de Christel, tous originaires de la RDC et formés entre 2015 et 2019 en ISRAEL

Cette option est privilégiée par le DUO INFERNAL (DENIS -CHRISTEL) car il laisse une large marge de manœuvre pour conduire une stratégie de sécurité tous azimuts. Dans cette perspective, le « remodelage » politique de l’armée entière est envisagé, voire mis en œuvre. Cette stratégie de sécurité s’articule autour de trois axes : la puissance militaire pour la conservation du pouvoir, la domination économique et la maîtrise des opinions. Comme on peut l’observer la bases sur laquelle repose ses trois axes s’effritent . L’argent ne circulent plus , les caisses sont vides, les mêmes continuent a piller, et la grogne sociale s’amplifie. Les NGUESSO ne sont plus les bienvenus , tout s’écroule petit a petit autour d’eux.

L’armée considère que «cette succession annoncée est complètement illégitime du point de vue constitutionnel» et ajoute un colonel qui a gardé l’anonymat , « ces officiers recrutés et intégrés sans qu’aucune disposition miliaires ne soit prise ne représente pas l’armée pas, ils ne sont ni représentatifs de toutes les factions identifiées au sein du pouvoir militaire officiel » et à n’en pas douter, «d’autres pôles d’influence vont surgir dans les jours ou les semaines à venir et apparaitre en compétition avec la réputée unité GARDE PRÉSIDENTIELLE Enfin poursuit cet officier interrogé Enfin, « Denis Christel SASSOU NGUESSO qui n’a comme qualité militaire que celle d’être le fils de son père, n’a pas la légitimité nécessaire pour assumer le commandement de l’armée congolaise. En outre plusieurs officiers attestent que  » l’armée est l’institution régalienne qui garantit la souveraineté et la sûreté de l’État. Elle le fait par l’usage éventuel de la force, légitime puisque subordonnée à un pouvoir politique légal qui peut faire valoir les intérêts supérieurs de la Nation comme communauté de destin » Qui est Denis Christel SASSOU NGUESSO pour donner des ordres a l’armée? Qui est Denis Christel SASSOU NGUESSO pour s’octroyer le rang du ministère des affaire étrangères ? Tout ça c’est du banditisme d’État

On commence à voir la concrétisation de ces tensions sur le terrain ou l’armée congolaise a refusé d’envoyer des troupes pour s’enquérir de la situation de rébellion qui prend de l’ampleur de plus en plus On nous parle d’une intrusion des Forces de résistance du Cabinda, d’autre feraient état d’une nouvelle résistance congolaise. Le démenti des autorités militaires angolaise prouve a suffisance qu’il se passe quelque chose de pas normal dans le Mayombe. Ces informations sont à prendre avec la plus grande précaution car SASSOU se sachant affaibli, serait capable de déclencher un front de rébellion pour faire passer son fils de force. Cela a toujours été sa méthode, restons donc très prudent. « Par la loi du ‘il n’y a pas de fumée sans feu, nous savons qu’une fois une information – vraie ou fausse, peu importe – publiée, aucun démenti ne saura venir renverser le jugement du tribunal de l’opinion publique »

Si le DRAIN reste inflexible a l’idée de continuer à accorder sa confiance au clan SASSOU, ce sera sans doute assez chaotique du point de vue politique – il ne faut pas se le cacher – mais on peut espérer que les choses iront mieux avec cette bande de prédateurs économique. La France, écrirait-elle ses dernières notes africaines (congolaise) sur un parchemin imbibé de sang ?
Ce pouvoir est tellement gangréné par un système de pillage qu’il vomi par la communauté internationale L’opinion congolaise ne retient que les infractions et les abus, que l’on voit comme autant de preuves que le système est pourri, et que l’impunité au sommet de l’échelle de l’Etat est devenue la règle
La rigueur de la justice, fit-elle amenée à intervenir, n’aura jamais un impact à la hauteur de l’intensité de l’indignation populaire suscitée par les frasques de nos dirigeants, qu’il s’agisse d’achats d’armement lourde a la Turquie, détournement de fonds Publics, brutalité et violences policières, c’est cette démocratie que LE RAIN Veut nous imposaer
Il est facile de créer un soulèvement populaire contre un pouvoir honni, mais il est plus difficile de promouvoir un changement politique. Mettre à genoux l’économie congolaise ne suffit plus, si ce n’est à aggraver la misère de la population.
Le vent contestataire soufflant ces derniers temps en Afrique, ne s’arrêtera-t-il peut être aussi à Brazzaville ? Car il n’existe pas de peuple aspirant à la tyrannie de père en fils . La démocratie demeure cette irrésistible aspiration universelle. Irrésistible, car elle fait partie désormais de la culture populaire. Mais restons vigilants : que l’élan démocratique citoyen actuel de Brazzaville soit brisé dans la violence, en toute impunité, et tous les aspirants au pouvoir sans limites, tous les tyrans d’un autre âge, se croiront tout autorisé : bastonner leurs peuples, arrêter les opposants, faire taire les journalistes, tripatouiller les constitutions… Resurgiront alors en grande pompe sur la scène de l’histoire politique congolaise tous les NGUESSO et consorts avec leurs délires de grandeur sans bornes.

Le combat des démocrates congolais nous engage donc tous aujourd’hui a ne pas se laisser priver de nos rêves . N’est-il pas temps pour les démocraties d’aller au-delà de la dénonciation de ces pratiques ? A l’évidence, ce duo PÈRE -FILS préparent pour notre pays de tristes et difficiles lendemains. Ce binôme infernal  a fait  le choix du court terme absolu. Ils ne savent pas que leurs peuples vont vivre beaucoup plus longtemps qu’eux, et que c’est eux qui auront le dernier mot.

A suivre …..

Jean-Claude BERI

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