Politique

Denis Sassou-Nguesso humilié par le FMI et le Congo avec … Non le Congo ne mérite pas ça !

Par   Jean-Claude BERI

Denis Sassou-Nguesso humilié par le FMI et le Congo avec … Non le Congo ne mérite pas ça !

En observateur aguerri depuis 19 ans, il est de mon devoir de vous dire que le pouvoir en place à Brazzaville représenté par son chef féticheur SASSOU NGUESSO sort humilier de son séjour parisien tant face aux autorités françaises et face au FMI.

C’est la queue entre les jambes qu’il a avalé toutes les couleuvres qu’on lui a imposées sans demander son avis. Lui qui pensait pouvoir faire boire de l’eau infectée par les navires à MACRON s’est retrouvé face à la férocité des lobbys françafricians.

C’est eux qui décident et non SASSOU. En vigile aguerri des intérêts français en Afrique et particulièrement au Congo, elle s’est montrée très persuasive et surtout prête à ne pas faire des cadeaux au pouvoir en place. Après les missions d’évaluation conduites par les délégations du FMI, le couperet est tombé. Le pouvoir de Mpila doit se soumettre à plusieurs audits dont les dignitaires du pouvoir savent qu’ils seront pour beaucoup épinglés pour une mauvaise gouvernance qui est une pathologie récurrente, un sport national au Congo-Brazzaville : vols, détournements de fonds, concussion, prédation sauvage, corruption, enrichissement illicite, impunité …

Mais nous savons aussi qu’accepter cela c’est se faire harakiri pour SASSOU car son pouvoir s’exposera à un affaiblissement total puisqu’il ne repose que sur la corruption.

De mon point de vue, tout cela pose la question de la mauvaise gouvernance, d’un manque de priorités chez les NGUESSO, qui « font, chaque jour davantage, la preuve que leurs préoccupations étaient de s’enrichir et d’enrichir leurs comparses, sans foi ni loi, sans l’ombre de la moindre compassion pour un peuple mille fois meurtri ! », faisant du Congo aujourd’hui « la risée du monde ».

Avions-nous vraiment besoin de recevoir de l’extérieur des leçons de morale publique?

Du genre : « Quand la mer est haute, on ne voit rien de particulier. Quand elle est basse, on s’aperçoit de ceux qui ont un maillot et ceux qui n’en ont pas ». En clair, elle veut dire que Sassou, c’est comme ces mauvais élèves qui se cachent toujours derrière les autres pour ne pas être interrogés.

Une fois, cela peut s’entendre. Mais lorsque cela devient récurrent, c’est une pathologie grave et qui nécessite de grands remèdes.

Avions-nous vraiment besoin que le FMI nous fasse la leçon sur la meilleure manière de gérer nos maigres deniers publics ? C’est pourtant ce qui est arrivé. Où est l’honneur du Congo tant clamé par les dignitaires autoproclamés ?

Franchement, nous sommes humiliés et ce constat est un véritable camouflet pour Sassou et tous ses acolytes.

Symboliquement, c’est une perte de souveraineté et une humiliation pour le Congo. Notre budget sera sous tutelle du FMI et de la France pendant des années. Le FMI arrive traditionnellement quand les choses vont mal et apporte de mauvaises nouvelles. Il conditionne son aide au fait que le pays se serre la ceinture. Alors que les fossoyeurs de la République sont bien identifiés mais pas inquiétés.

Que valent les audits sans s’attaquer aux causes du problème et faire de la chirurgie sans s’attaquer à l’origine du mal, dit-il ?.

Autrement dit, les coupables identifiés remboursent ou arrêtés. Ces gens doivent savoir que ces « mises en scènes » ne peuvent plus marcher. Et que si le peuple ne réagit pas à leurs mensonges, c’est, tout bonnement, parce qu’il sombre dans une dépression sévère qui le paralyse et l’inhibe. Le peuple ne voit plus d’horizon possible, ni d’issue de secours.

Et le vrai risque est, qu’en désespoir de cause, il ne s’en aménage, une, de sortie de secours, tout seul. La REVOLTE.

Si nous conservons les mêmes au pouvoir, ce sera comme un mendiant qui demande l’aumône à une riche dame, et que celle-ci se permet de lui faire la morale, et de l’apostropher pour le fait qu’il est mauvais gestionnaire de ses ressources, en plus n’ose pas travailler et qu’il ne tente rien pour remédier à sa situation.

Qu’il devrait regarder ses semblables qui travaillent et préservent leur dignité, et qu’il n’aurait pas dû se laisser endetter, pour, enfin, lui jeter quelques menues pièces de monnaie. Et encore, après tout ce sermon, elle lui jette beaucoup moins que ce qu’il n’espérait, ou demandait, pour faire à dîner à ses enfants, ne serait-ce qu’un soir.

Non. Le Congo-Brazzaville n’est pas une Oyocratie ad vitam æternam et qu’au bout du compte, ne mérite pas ça !

Jean-Claude BERI

 

Un commentaire

  1. Est ce que sassou lui meme ne peut pas comprendre que la chose le depasse,lui un petit instituteur comment peut il gerer ces choses hautement economique?

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