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Drame de CHACONA : quand le gouvernement se noie dans son propre mensonge

Par :  Jean-Claude BERI

« Le monde ne se meurt pas, il est en train d’être assassiné et les assassins ont un nom et une adresse »… Utah Philips

Il y a des vérités qui sont plus tenaces que la puissance des armes. Dès les premières heures de cette effroyable histoire ,tous les objecteurs de conscience, journalistes indépendants, animateurs politiques sur les réseaux sociaux, les sites comme Zenga mambu, Congo-liberty, Brazza-news , Mwinda, Congopage et biens sur votre site Dac e news ont relevé le caractère criminogène de ces faits tragiques. Christian PERRIN Jri à qui je rends hommage ici pour m’avoir alerté très rapidement sur la situation, Mr OUABARI pour sa réactivité, Guy MAFIMBA et beaucoup d’autres ont été très opérationnel en termes de vulgarisation de l’information.

Cette mobilisation des forces de la diaspora a permis d’éventrer le mensonge d’Etat qui se propageait à travers les ondes par l’intermédiaire de Thierry MOUNGALLA et OKO NGAKALA. Ces professionnels du mensonge ne sont pas à leur premier coup d’état. Ils sont imprégnés d’un gangstérisme politique dépourvus de toute notion humaine. Ils font partie d’une vaste clique clanique et criminelle dans ses menées anti-démocratiques et anti-humanistes. Une clique bien organisée puisqu’elle a su se diversifier pour lancer ses agressions contre le peuple, la société et la distillation du venin de la division. Elle a su investir les médias de masse pour sa propagande, noyauter les partis politiques, corrompre ou éliminer de paisibles citoyens au niveau national et dans les organisations internationales pour y placer ses agents, financer des « Moziki de la mort » et autres officines de désinformation, mettre à son service des universitaires qui ont trahi leur intellect et des pans entiers du système académique pour donner un vernis d’honorabilité et de sérieux à ses projets. Seulement le mensonge restera un mensonge même si vous l’habillez d’un tissu blanc.

La queue entre les jambes le ministre de l’Intérieur Congolais Raymond Zéphirin MBOULOU a reconnu jeudi que treize jeunes garçons sont bien morts dans un commissariat à Brazzaville, comme nous l’annoncions dès le départ. « Une vingtaine de jeunes avaient été interpellés dont seize ont été placés en garde à vue au commissariat de CHACONA (dans le quartier de Mpila). Dans la nuit du 22 au 23 juillet, treize d’entre eux y ont trouvé la mort » dixit MBOULOU

Il ne s’agissait donc pas d’une rixe entre bandes de bandits ce qui est plus moins un gros mensonge d’Etat et devrait impliquer des mesures coercitives envers les auteurs de ces abominations. Le peuple ne se satisfera pas de l’éjection de quelques fusibles sans intérêt comme le commissaire du PSP de KIBELIBA, mais que les vrais auteurs, c’est-à-dire des donneurs d’ordre puissent répondre de ces actes. Ces hommes, nous les connaissons tous. Ils sont menteurs et hypocrites qui ne cherchent qu’à maintenir leurs privilèges et qui sont totalement soumis à « la grande bourgeoisie » ne sont qu’un rouage de cette dangereuse machine clanique et destructrice qui vise d’un côté à vendre l’Etat congolais , ses droits légitimes et ses biens à une poignée d’intérêts étrangers et de l’autre à pousser les Congolais à la zizanie civile. Comme disait un néoconservateur américain : « c’est en plongeant les masses dans le chaos que nous pourrons continuer à profiter de nos privilèges.

Il est inacceptable dans ce pays qu’on puisse s’accommoder avec des négationnistes dangereux qui fauchent la vie des citoyens de manière aussi irresponsable. Souvenez-vous le 4 mars, Charles BOWAO alors fervent adeptes du sassouiste minimisait sur les antennes l’impact du 04 Mars. Aujourd’hui Thierry MOUNGLLA traite d’un revers de main la mort de 13 jeunes. Ce gouvernement a un réel problème avec la gouvernance d’un Etat.

Ce ne sont pas seulement les dérapages des policiers qui abîment nos vies. C’est aussi l’impunité octroyée aux différents chefs de la police qu’accentue la propagation de la violence et des assassinats. Ces chefs ne sont jamais sanctionnés par la justice. Au pire, une commission d’enquête biaisée va prononcer un pseudo sanction contre le directeur de l’inspection générale de la police, comme c’est le cas aujourd’hui pour le général BOUITY, mais cette sanction n’est jamais à la hauteur du drame causé. En réalité, c’est qu’une politique de chaise musicale opérée pour flouer le peuple.

Dans un gouvernement qui se respecte et fier de servir son peuple Thierry MOUNGALLA, OKO NGALALA, Jean François NDENGUET, MBOULOU, devraient tous démissionner. Cette tragédie, qui a remis en lumière une confusion des pouvoirs à la tête de la police, une forme de Subordination du gouvernement face à la police présidence qui incarne tous les pouvoirs de la république. Si c’est sont Les JDO, NDENGUET, OBARA qui dirige le pays, cela crée une anomalie grave qui génère l’incapacité du gouvernement à exercer ses responsabilités et pouvoirs institutionnels d’où ma  demande de démission de ce gouvernement du faire valoir.

« La société congolaise est une société à l’abandon, en perpétuelle usure morale et décrépitude. Le constat est alarmant et très inquiétant. C’est une société congolaise fragmentée en mal d’ambition collective qui se dessine chaque jour en creusant progressivement une atmosphère soupçonneuse et désarmante. Cette situation, connue de tous, provoque aujourd’hui un sentiment de repli sur soi, une volonté manifeste de se protéger de l’autre avec en toile de fond un sentiment sous-jacent d’injustice. Désormais, ceux qui respectent la loi sont parfois moins bien traités que ceux qui la bafouent quotidiennement. L’émergence d’un sentiment de « Racisme social » voit le jour mettant en concurrence les Congolais non pas pour faire éclater l’excellence au travail, mais bien pour encourager la frustration et la médiocrité. » (1)

C’est un miracle que les peuples ne se révoltent pas de façon violente. Mais pour combien de temps encore ? Peut-on espérer que ces politiciens se réveillent un jour avant qu’il ne soit trop tard ?

Jean-Claude BERI

 http://berijc.over-blog.com/2017/08/jean-claude-beri.html

L'odieux mensonge de Moungalla

C'est avec l'arrogance qui les caractérise que les sieurs Oko NGAKALA et Thierry MOUNGALLA ont insulté la tristesse des familles endeuillées et souillé la mémoire des jeunes congolais lachement assassinés dans la nuit du 23 au 24 juillet 2018 dans les locaux du commissariat de CHOCONA MPILA.

Gepostet von Congo Morning am Freitag, 27. Juli 2018

 

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