Editorial, Politique, Tribune libre

Exit TSATY MABIALA et Parfait KOLELAS, une autre opposition reste à construire 

Couple TSATY MABIALA et Parfait KOLELAS

Par :   Jean-Claude BERI

Seul le rassemblement dans l’unité de l’opposition permettra de battre la dictature au Congo.

L’image renvoyée ci-dessus par TSATY MABIALA et Parfait KOLELAS est loin de traduire une vision positive d’un rassemblement d’une opposition combative. L’histoire reste malheureusement implacable  pour les peuples découragés qui s’abandonnent à la résignation devant un défi. Le Congo sans conteste, est aujourd’hui sous la menace de graves dangers qui ne menacent pas seulement son économie mais surtout son équilibre nationale . Le gouvernement en place accentue outrageusement les comportements et actes qui résultent d’une absence coupable de vision, c’est-à-dire d’un axe central, rationnel et concret, autour duquel devraient être bâties des politiques fondées sur le respect des équilibres macro-Economie,  le droit  la loi et qui, de ce fait, assurent aux citoyens la plénitude des libertés d’épanouissement qui sont les leurs. Promouvoir le sens du mérite et de l’effort, le goût du travail bien fait, l’esprit de solidarité et l’ambition d’aller vers le progrès, avec un sens constant de l’évaluation et de l’autocritique, de la méthode et de l’organisation sont des valeurs dont le retour au sommet de l’Etat est devenu une priorité absolue mais surtout garantisse un résultat satisfaisant.  Or, c’est tout le contraire que SASSOU et les siens  assènent  au peuple avec la complicité d’une certaine opposition choisie et docile . Comme on l’a revu ces derniers jours l’arrogance et l’irresponsabilité avec lesquelles le Congo est gouverné nous conduisent directement vers l’abîme.

Peut-on encore dire que l’attitude du couple TSATY- KOLELAS est de nature à construire une cohésion  solidaire d’une  l’opposition fiable  ?

Certains diront que ces raccourcis politiciens qui privilégient les relations de proximité et les liens de famille, la médiocrité érigée en modèle pour promouvoir des individus vers des positions indues et la prise de responsabilité dépassant largement leur formation, leurs capacités, leur expérience et leur savoir-faire sont à bannir, définitivement, du champ politique congolais.

Force  est de constater que la cassure entre les soi-disant oppositions congolaise est beaucoup trop profonde pour y prêter encore attention à leur éternelles tergiversations. La pratique du mensonge public favorise des négociations secrètes sur le dos du peuple, sur tant de domaines qu’il aujourd’hui  difficile de dire,  quel plan devrions-nous avoir ne fusse qu’un minima de confiance au couple  TSATY-KOLELAS. Il sont devenus tellement malléables et instables politiquement pour ne pas dire complices invétérés de milieux mafieux insatiables et corrompus du pouvoir qu’ils leur est désormais impossible d’ouvrir les yeux autrement que  par la profusion de commissions occultes et des prébendes linéaires, iniques et injustifiées, de la part de ceux qu’ils prétendent combattre.

Que faut-il faire ?

  • Il faut se réveiller et bâtir une autre opposition.
  • Poursuivre l’action de sensibilisation de lobbying en prenant soin  de savoir avec qui travailler
  • Accentuer le travail déjà enclenché et poursuivre le rythme en redéfinissant les rôles.

Quand la précarité sociale est devenue le lot quotidien de la très grande majorité de la population congolaise, dans les campagnes comme en milieu urbain, tout attentisme, comme  c’est le cas de TSATY et KOELLAS conduit à l’aggravation du phénomène. Cette attitude est incompréhensible pour un bon nombre de congolais. Une flagrante injustice vient d’être commise par une justice aux ordres du pouvoir et la réponse silencieuse de cette opposition réunie autour de TSATY-KOLELAS sonne comme un aveu acquiescement.

Sont-ils devenus aveugles devant tous faits ces néfastes que vit notre pays ? Le processus de dégradation et délitement social  se poursuit. Le pays est confronté à des périls de plus en plus lourds qui risquent, non seulement d’affecter durablement nos acquis démocratiques voire de remettre en cause la cohésion nationale et même l’unité de congolais. Pour eux la solution se trouvera dans une opposition attentiste, soumise au pouvoir qui dicte sa loi.

Les événements que nous venons de vivre ne sont pas de nature à apaiser  ni encore moins à rassembler mais sont les reflets d’une grosse colère,  d’un ras-le-bol accentué par la pauvreté et une grave perte des repères de régulation sociale prouvant ainsi que la patience ne s’abreuve plus à la fontaine de l’espoir.

Le Congo  ne peut pas s’en sortir sans un vrai travail d’apurement de sa classe politique corrompue. Cela veut dire revoir le fonctionnement d’un système politique qui est devenu injuste et décourage le travail, se poser les bonnes questions sur une organisation de l’Etat devenue obsolète en s’accrochant aux valeurs de médiocrité

Mais encore faut-il s’en donner les moyens. Et sur ce terrain-là, je ne vois aucune véritable ambition… Les élites sont comme tétanisées et assommées par le clanisme ambiant. Il faut favoriser le travail, l’initiative, la justice – ce qui veut dire mettre fin aux privilèges spéciaux mis en place pour favoriser l’impunité et encourage le gangstérisme politique. Présentement, je ne vois pas la vision et je vois de moins en moins les mesures concrètes venir a bout d’un régime qui nous asphyxie tous.

Seule le rassemblement dans l’unité  de l’opposition permettra de battre da battre la dictature au Congo, la cohésion, la clarté  et le rassemblement reste les seuls nécessaire pour reconstruire une opposition digne et respectée

J’ai conscience que c’est aujourd’hui une voix dans la tempête, mais les voix dans la tempête finissent toujours  pas se faire entendre avec abnégation

Jean-Claude BERI

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