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Faut-il interdire la vente ambulant des produits alimentaires

Environnement et santé : Protégeons notre santé

Il n’y pas que le COVID 19 qui menace la santé des congolais…..

Faut-il interdire la vente ambulant des produits alimentaires

 

Par     Jean-Claude BERI

Les congolais aiment manger de tout mais oublie AVANT TOUT qu’il faut manger sain. L’idée qu’on puisse s’intoxiquer en mangeant des produits non seulement incontrôlés par les services d’hygiène ni des services de veille alimentaire dépasse l’entendement de plus d’un congolais serieux. Ce phénomène nous l’avons déjà signalé dans un article intitulé : Environnement : Protégeons notre santé publié le 28 Octobre 2011. Malheureusement cela n’a produit aucun effet ni encore moins une prise de conscience des agents du ministère de la santé et autre services assimilés.

Le phénomène s’est encore amplifié. Il est aujourd’hui courant de voir dans nos arrondissements cette activité qui prend de plus en plus de l’ampleur par sa capacité à s’étendre partout mais surtout à propager dangereusement des pathologies. La prolifération des ces  » petits commerçants ambulants qui sillonnent entre les marchés de poto-poto et celui de Moungali, en proposant des petits déjeuner le matin et des pauses café le soir « . Cette activité très en vogue en Afrique de l’ouest débarque à Brazzaville dans les années 2010 entrainant avec elle toute la panoplie de concentration et distillation des microbes ambulants .

Ces tonneaux percés et  transformés en stand alimentaire ambulant que l’on croise un peu partout ne sont rien d’autres que des réservoirs aux microbes que l’on transmets tout bonnement aux congolais sans que cela n’émeuvent ni les autorités municipales ni le ministère de la santé. Faudrait-il passer par une révolution pour faire admettre à nos autorités que la sécurité alimentaires des congolais est une priorité intransigeante ? Pourquoi cette tendance a la politique du je-m’en-foutisme tendant vers un suicide collectif de ce gouvernement qui ne fait que collectionner les anti-valeurs sanitaires.

Quel ne fut pas notre étonnement lorsque de retour d’un séjour à Brazzaville d’un lecteur de Dac presse de constater une forte concentration des petits commerçants poussant  des tonneaux percés et adaptés pour façonner des stands ambulants de vente des produits alimentaires divers et variés. Cela part de la proposition des petits déjeuners composés des œufs, de la sardine, du pain, des boites de conserves parfois avariées. Le tout cuit sur des réchauds à pétrole dont la sécurité et l’entretien  laissent à désirer. Au final, on obtient un sandwich fait  » Mwana déjeuner  » dont les congolais se laissent facilement intoxiquer  soit par ignorance, par dépit ou encore pire par manque de moyens pour s’offrir un petit déjeuner décent, sain et équilibré.

Le contexte de désordre social occasionné par un gouvernement totalement défaillant, en matière d’intégration des jeunes a un emploi decent, poussent nos jeunes a user de ces pratiques malsaines. Sans aucune autre solution de subsistance nos jeunes se livrent a tout, La responsabilité du gouvernement est engagée sur cette situation qui peut prêter à un assassinat programmé,
Ce qu’il faut faire remarquer et qui interpelle notre conscience c’est avant tout les conditions d’hygiène et de conservation de ces produits qui sont proposés à la vente. Nous nous sommes procurés ces fameux sandwiches pour justement tester de leur fiabilité. Grande fut notre surprise.

Non seulement le prix de 350 f CFA qu’on a déboursé pour l’obtention d’un demi pain parait excessif mais plus encore son contenu surprend davantage. Pour un petit poisson de sardine soutiré d’une boite dont on ignore quand elle a été ouverte, un œuf grillé avec de l’huile dont le vendeur était incapable de nous décrire son origine. Le tout badigeonné dans notre demi-pain en guise d’assaisonnement, nous venons d’obtenir là notre billet pour un mal de ventre indescriptible.

Sans vouloir tomber dans l’extrapolation, il est impérieux que l’autorité municipale et sanitaire  agissent  de façon immédiate pour réglementer cette activité très nuisible pour les consommateurs congolais. Ces tonneaux pleins de rouilles et ses poêles couverts de moisissures sont des vecteurs de contamination de plusieurs pathogènes. Cela saute au yeux sans être médecin infectiologue que l intervention du minsitère de la santé dans sa mission de protéger la santé des congolais est plus souhaitée.

De même, le soir, ces mêmes tonneaux se transformer en stand de vente de café et thé chaud. Là encore le résultat est plus alarmant. Ces vendeurs ambulants que l’on a croisé au croisement l’Avenue de la paix et Lénine, ou encore en face  » arrêt Combattant  » à moungali, se bousculent pour vous proposer  du thé ou du café chaud. Seulement personne s’ose nous dire d’où provienne l’eau utilisée pour la préparation  de ces infusions. S’agit-il de l’eau de robinet dont nous savons tous qu’elle est impropre à la consommation ? Ou encore quelle est la durée de cette infusion qu’on nous propose déjà réchauffée, prêt à l’emploi dans des thermos salement entretenues? Franchement je ne reconnais plus le Congo.

Les risques d’intoxication alimentaires sont réels et nécessitent qu’on soit vigilant pour encadrer cette activité,  pourquoi pas l’interdire. Nous savons que notre papier va susciter un grognement de tambours pour nous accuser d’une part de ne pas s’attaquer aux vrais problèmes des congolais qui sont démunis pour se permettre de faire des choix appropriés. Comme les communautés ouest africaines  s’insurgeront pour dénoncer une politique visant à les éloigner de ces deux arrondissements 3 et 4, des restaurants étrangers de ces lieux aujourd’hui touristiques. De tels comportements finissent par provoquer des explosions massives qui prennent tout le monde au dépourvu et annihilent les années de stabilités. Cette culture n’est ps congolaise, si elle le devient il faudrait prendre des mesures draconiennes pour l’autoriser.

Notre démarche ne vise qu’un objectif, lutter contre la prolifération des risques alimentaires par la vente des produits non contrôlés et inadaptés à la consommation et également à la dégradation de la ville par le nombre excessif de ces vendeurs impropres et dégradant. Beaucoup de ces vendeurs sont soupçonnés de ne posséder aucun vaccin et pourtant ils sont implicitement autorisés à manipuler les produits alimentaires destinés a une consommation a grande échelle dans un environnment ouvert au public.

Nous savons que les maires de ces arrondissements ont essayé d’agir et ont été taxés de xénophobie et accusés d’agir illégalement. Pourtant un décret  du maire de Brazzaville stipule bien l’interdiction des ces commerces illicites dans la ville de Brazzaville. En quoi, vouloir  protéger la beauté de sa ville et la santé de ses citoyens peut-il être taxés de mesures injustes ? Appliquer la loi permet de réguler la vie en communauté. C’est une des règles élémentaires de toute société.

Est-ce une coutume congolaise de consommer des petits déjeuners dans les rues surtout préparés de façon suspecte ?

Avons-nous été élevé avec les us et coutumes de consommer du nescafé , thé , café et autres infusions en sortant des boites tard dans la nuit , comme nous avons le constater ?.

Si cela doit être la nouvelle règle dans notre société, ce à quoi nous ne nous opposons pas, mais que cela soit encadré selon les normes et règles respectant notre environnement. Il n’est pas toujours positif de vouloir s’adapter à tout parfois en rejetant ce qui est bien pour notre population

Le touriste de passage à Brazzaville s’inquiète de voir notre capitale se transformer progressivement en une ville miniature des villes ouest africaines, surtout Poto-poto et Moungali. C’est cela promouvoir la beauté, la gastronomie et la culture congolaise ?

Le congolais résidant à Moungali ou  Poto-poto est devenu un  »  congolais-wara « . Celui qui n’est pas  fier de sa culture ne peut pas être fier de son pays. Aux responsables municipaux, sanitaires et autres autorités en Charge du dossier d’apporter une réponse définitive à cette prolifération de ces  vendeurs ambulants.

N’attendez pas que l’on vous signale des cas grandissant d’intoxication pour agir.

Jean-Claude BERI

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