Economie

Le FMI doit s’assurer que le régime kleptocrate de la république du Congo ne bénéficie pas d’un nouveau traitement de faveur

Par : Global WITNESS

Des conditions de transparence sont nécessaires pour mettre un terme aux cycles de corruption et de détournement de fonds

Pour la deuxième fois en moins d’une décennie, la République du Congo se retrouve au bord de la faillite.

Pourtant, le Congo-Brazzaville possède des réserves considérables de pétrole et devrait devenir le troisième producteur pétrolier d’Afrique subsaharienne d’ici 2018.

Alors comment se fait-il que le Congo, si riche en pétrole, se soit trouvé dans une situation économique si désespérée à deux reprises en si peu de temps ? La réponse à cette question réside en grande partie dans le fait que le secteur pétrolier du Congo est corrompu et mal géré. Plus spécifiquement, l’endettement du pays a connu une hausse spectaculaire à cause d’une série d’arrangements financiers complexes appelés accords de préfinancement pétrolier qui impliquaient la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et certains de ses hauts responsables.

Malgré les antécédents de corruption du Congo, le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé en 2010 un programme d’allègement de la dette congolaise de près de 2 milliards de dollars US afin de renflouer cette petite nation d’Afrique centrale dirigée depuis plus de trente ans par le Président Denis Sassou Nguesso. Pourtant, aujourd’hui, en 2017, le gouvernement congolais semble n’avoir fait aucun progrès : il se retrouve encore une fois à négocier une nouvelle remise de dette auprès du FMI.

Le plan de sauvetage accordé en 2010 par le FMI et l’allègement de la dette qui s’en est suivi en vertu de divers accords multilatéraux et bilatéraux ont permis de réduire la dette publique extérieure du Congo de plus de 70 %. Cependant, peu de temps après, à cause d’un ensemble de facteurs qui n’avaient rien de nouveau – corruption, mauvaise gestion et avidité de la part d’une poignée d’élites politiques –, la dette a plus que triplé en l’espace de sept ans. En juillet 2017, la dette du Congo-Brazzaville se montait à 9,14 milliards de dollars US – ce qui n’est pas loin des 9,2 milliards de dollars US d’endettement que le pays avait accumulé fin 2004.

Le pétrole est l’artère nourricière de l’économie congolaise. Certaines années, les revenus pétroliers peuvent représenter jusqu’à 75 % des recettes publiques. Cependant, au cours des dernières décennies, la SNPC a réussi à transformer les ressources pétrolières du Congo en une dette colossale en hypothéquant ses réserves d’« or noir » sur de nombreuses années, privant ainsi la population congolaise des recettes qui auraient dû être investies dans les services publics, notamment les écoles, les routes et les hôpitaux. Au lieu de cela, une partie de ces recettes a été détournée vers les comptes personnels de certains membres du clan présidentiel. Cette avidité est l’une des raisons pour lesquelles l’économie congolaise se retrouve de nouveau au bord du précipice.

Le FMI envisage actuellement de renflouer une nouvelle fois le Congo-Brazzaville, et ce, malgré des années de corruption dans le pays et alors que les promesses relatives à une bonne gouvernance n’ont pas été tenues. Il est crucial qu’en cas de nouveau prêt du FMI, celui-ci s’accompagne de critères rigoureux en matière de transparence et d’obligation de rendre des comptes, notamment en termes de gestion du secteur pétrolier, et que, si ces critères ne sont pas respectés, les agents congolais responsables en subissent les lourdes conséquences.

Téléchargez le briefing ici

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2 commentaires

  1. AFFAIRE DABIRA A LA DGST : ETAIT-IL QUESTION DE FAIRE EXPLOSER L’AVION DE SASSOU EN PLEIN VOL ? https://www.youtube.com/watch?v=zmu2DO7waa8&feature=youtu.be

  2. Economie
    Le FMI doit savoir s’ i9l est pour le Peuple ou la dictature. Les cas des des prisonniers politiques du Congo,
    ,comme ceux du génocide des Laris- Bacongo dans le Pool, des droits de l’ homme, des disparitions forcés, des enlevements, doivent aussi bien nous interpeller, mobiliser pareillement à ceux de la dette colossale du Congo, du vol organisé, biens mal acquis doivent. Les grandes institutions, les démocrates du monde, les Congolais doivent tout faire pour se débarasser de la dictature sauvage de Sassou Nguesso.
    Non seulement Sassou Nguesso et son clan sont bien connus entant que des très mauvais gestionnaires, ils sont aussi des très grands criminels, voleurs, génocidaires, des grandscorrompus et corrupteurs . Le tyran Sassou Nguesso ne mérite pas du tout d`être président. Il faut bien juste voir le très alarmant  » bilan Politico- socioéconomique depuis l’accession du Congo à l’initiative pays pauvres très endettés, il y a à peine 7 ans ». Putschiste rédiviste, président autoproclamé de la république du Congo, qui n’ a jamais gagné aucune élection, Sassou Nguesso ne conduit pourtant pas pour la première fois la république du Congo dans la ruine, pour qu’on lui accorde encore le moindre crédit. Sassou Nguesso a toujour été un président incompétent, illégal, illegitime qui, pour se maintenir au pouvoir, a violé la constitution en octobre 2015 et fait le hold-up électoral en avril 2016 avant de masquer tout ces nouveaux crimes, la haute trahison par cette guerre sauvage, l’epuration ethnique que lui et son clan mènent depuis présque 2 ans dans le Pool avec le prétexte d’aller à la recherche de Ntoumi.
    Sassou Nguesso est un manipulateur, un ultra grand criminel génocidaire, terroriste. Sassou Nguesso et sa clique ne respectent pas du tout les droits de l’homme. Ils sèment la terreur et procèdent sans cesse aux arrestations arbitraires et disparutions forcées. Le Congo comptent des centaines de cas de disparus de Beach, des très nombreux prisonniers politiques et d’opinions. Opposants, activistes, manifestants de partis politiques d’opposition, sympatisants. Des jeunes,des gens sont rafflés, jetés en prison ou tués solitairement ou en masse tels que les disparus du Beach, juste du fait de leur appartenance éthnique particulièrement dans le Pool et les quartiers sud de Brazzaville. Quels sont donc ses gens qui au, Congo et au sein de la communauté internationale se versent dans le pire cynisme et tiennent à sauver un tel président criminel et sa bande de criminels qui pratiquent la politique de la terre brulée ? Pourquoi sympathiser avec un tyran psychopathes et les membres de son clan aux agissements barbares dignes d’hitler? N’est ´il pas grand temps de mettre un terme aux agissements de Sassou Nguesso qui, depuis près de 40 ans ne passe son temps, qu’à tuer, voler,affamer le peuple Congolais, violer, pratiquer le terrorisme, propager la haine tribale et ailler créer les foyers de tension ailleurs en république Centrafrique et soutenir les autres dictateurs au Burundi, Repulique du Congo, aux Togo etc? Que doivent encore faire Sassou Nguesso et son clan qui sont visés pour les affaires du disparus du Beach, Congo et par d’autres plaintes pour de nombreux scandales, cas de tueries, génocides, de corruption, de détournements de l’argent public du Congo, de la mal gouvernance, destructions dans le bassin Congo pour ceux qui soutiennent la dictature Sassou Nguesso, se rendent compte qu’ils se livrent à un jeux très dangereux aux repercussions trés fâcheuses pour tous?
    Démocrates du monde, l’ONU, et les autres institutions de droit de l’homme,unissons nous, en raison du devoir d’ingérence, de nous placer du côté du peuple Congolais et œuvrer, sans coup férir à renverser Sasso Nguesso; le fou président illégal, terroriste et son régime totalitaire . Alors, quelles sont les raisons obscures, irrationnelles qui poussent encore le FMI , l’ONU, certains politiciens, hommes d’affaires de France, l’UA à vouloir sauver le plus grand criminel,génocidaire, terroriste et sa bande qui n’ ont á la file de plus de 34 ans de pouvoir ont montré sans cesse ler incompétence et ne cessent de continuer à massacrer , emprisonner arbitrairement une partie du peuple qu’ils prétentent diriger? En tout cas les problèmes du génocide du Pool où des localités entières sont rasées, villages brulés par des bombardements intenses, par les forces terrestes barbares composées des militaires, miliciens, mercenaires à la solde du pouvoir Sassou Nguesso,sans oublier les arrestations arbitraires, les disparutions forcées, la fermeture du CHU et d’autres centres centre hospitaliers; avec ce que cela représente de morts gratuits chaque semaine, ainsi que les autres crimes contre l’humanité, ne resteront pas toujours dans le silence et dans l’impunité que lui veulent Sassou Nguesso, bande et complices. Le cas de Sassou Nguesso et régime avec tous ces tas de crimes contre l’humanité pendant des années, est une bombe à retardement aux conséquences et punition très lourdes pour Sassou Nguesso, son clan et ses complices intérieurs et extérieurs. Le cas de Sassou Nguesso et régime constitue un cas test, un cas particuliers dans les relations entre états, amitié entre les peuples. Cet ici que la France officielle doit particulièrement bien penser et agir en conséquence. La France doit mettre une fois pour toute un terme à la Françafrique. N’est’il pas temps de procéder réellement à mettre un fin à l’ardeur néfaste des politiciens, hommes d’affaires, hauts fonctionnaires corrompus, adeptes de la Françafrique; ce concept criminel, mafieux de relations politiques cyniques, dangereuses néo colonialismes pour sauvegarder soit disant intérêt de la France? La France moderne , démocrate, des droits de l’homme a t’ elle vraiment encore besoin d’un tel concept politique aveugle qui cause beaucoup de tord aux Congolais, aux Africains et va aussi inéluctablemrnt, à moyens et long terme lui causer personnellent plus de mal que du bien?

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