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Ghislain Millet Galibali, victime d’une justice du  « DEUX POIDS, DEUX MESURES »

Ghislain Millet Galibali, victime d’une justice du « DEUX POIDS, DEUX MESURES »

Par  Jean-Claude BERI

Jean-Claude BERI, communicant, activiste et libre penseur Lyon

Au Congo-Brazzaville, une justice du « deux poids, deux mesures » permet à des citoyens sur lesquels pèseraient plusieurs soupçons de malversations, délit d’initiés, pillage, détournements maltraitance et parfois même « assassinats » sur des citoyens congolais qui manifestent pacifiquement, ou d’autres, en n’encourant au mieux qu’une faible sanction sinon des encouragements de la hiérarchie à continuer à nuire.

C’est le sentiment général de beaucoup de congolais qui sont surpris par la rapidité mais surtout par la sévérité de la sanction prononcée hier par la par la haute cour de justice. Jugé par défaut criminel depuis le 13 mai dernier, le député de la LEKANA dans le département des Plateaux, Ghislain Millet Galibali, a été reconnu coupable des faits qui lui sont imputés et à trente ans de travaux forcés. En effet, l’infraction de faux et usage de faux a été requalifiée en faux criminels, en usage de faux criminel et escroquerie pour salaire.  Au regard de nombreux cas similaires ou pire qui pataugent dans le marigot infecté de ce pouvoir ce verdict comme une justice du deux poids deux mesures.

Depuis trop longtemps, notre système judiciaire absurde empêche de nombreux congolais d’obtenir justice équitable. L’heure est venue pour le gouvernement des bras cassés et le Conseil constitutionnel (si jamais,   ils ont la liberté d’agir) congolais d’accorder à cette question l’importance qu’elle mérite, et de faire comprendre qu’ils se situent du bon côté du droit en empêchant les tribunaux de façade de traiter des affaires de violations des droits humains. 

Autrement, le cas Ghislain Millet Galibali ne serait le seul à être jugé par la justice impartiale. Que l’in diligente une commission d’enquête et de vérification des diplômes à toute l’assemblée nationale vous remarquerez que bon nombres d’entre eux, souvent des cas sociaux, des parents et amis du premier truand du Congo, SASSOU NGUESSO ne serait peut-être même titulaires d’un baccalauréat. Si l’on étend l’enquête a la fonction publique et aux hauts postes à responsabilité étatique, nous saurions vite que les fraudeurs ne sont pas souvent là on les recherches. Les cadres et fils à papa qui éculent les couloirs des ministères et autres institutions étatiques rassurez-nous qu’ils ont présentés les diplômes certifiés authentiques ?  

Si même la haute cour de justice congolaise plonge dans le marigot de la complaisance, d’une justice à deux vitesses c’est la preuve que le Congo n’est plus un Etat de droit. Et le Député a eu raison de se faire la malle avant que la sanction décidée d’avance ne lui tombe dessus.

 Si les juridictions du peuple ne rendent qu’une justice de façade, alors les forces de sécurité congolaises, les massacres de jeunes à coups de marteaux, responsables d’infractions graves qui séquestrent des jeunes filles étudiantes ne subissent pas les conséquences de leurs actes., cette justice, qui n’a de justice que le nom, va droit à la catastrophe.

On a l’impression que cette affaire ne serait pas que judiciaire. On y soupçonne des ramifications politiques. Le baron Florent TSIBA, le gardien des secrets fumants ne serait pas étranger à la situation que vit le fils du défunt Lambert NGALIBALI, a défaut de n’avoir pas pu combattre le père, on s’acharne sur le fils et on le condamne par « une justice familiale »

Si l’on conçoit que Ghislain Galibali, selon le verdict, doit payer, dans deux ans, la somme de 101 319 705 FCFA à son employeur, le Fonds routier, en termes de remboursement des salaires qu’il a perçus pendant quatorze ans. La Haute cour de justice lui a également infligé dix ans d’inéligibilité avec interdiction de s’inscrire sur les listes électorales et lui a décerné un mandat d’arrêt à l’audience. Je suggère que cette même haute cour de justice ouvre une enquête pour enrichissement illicite, détournement de fonds et trafics de produits pétroliers sans l’accord la SNCP à l’encontre de Denis Christel SASSOU NGUESSO.  Et pour non réalisation des travaux de construction d’une route dans les plateaux dont l’état aurait déboursé 156 milliards de fr CFA à l’encontre de Jean-Jacques BOUYA…La liste des vrais fraudeurs est longue et presque connue de tous les congolais. Ce verdict n’est qu’un divertissement politico-judiciaires dont ce pouvoir inique est passé maitre dans la réalisation des scénarios a la hollywoodienne.  Le Congo est une proie de guerre acquise par les NGUESSO, ils y rendent leur propre justice, ils dépravent la société à leur guise, ils nomment qui ils veulent comme ils veulent où ils veulent… Quand un proche des NGUESSO ( ici le cas de Florent TSIBA) veut quelque chose, il l’obtient de gré ou de force.

En clair le député de la LEKANA dans le département des Plateaux, Ghislain Millet Galibali est simplement victime d’une justice aux ordres, même on peut lui reprocher une certaine infraction, il n’avait aucune chance d’avoir une justice équitable.  Je tiens à rappeler que c’est la première fois que la Haute cour de Justice rend un arrêt depuis sa création en janvier 1999, pourquoi Ghislain Millet Galibali ?   

 

Jean-Claude  BERI

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