Politique

Guy Brice Parfait Kolélas droit dans ses bottes.  Sont-elles à sa taille ou trop grandes ?

Par : Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

La sortie médiatique de Guy Brice Parfait Kolélas est le plus gros canular, gag politique de l’année 2019, celui de rendre les armes avant même d’avoir combattu. Il se fait hara-kiri avant le début des hostilités : « Je suis candidat à la candidature pour la présidentielle de 2021. Mais, je suis prêt à soutenir quiconque me convaincra, y compris le Président Sassou s’il change… »

Son rêve de devenir Président de la république est celui de toute petite fille qui veut devenir mannequin ou miss de beauté.

Tout est mis en place pour que dans le système rien ne change tant qu’il leur profite.

Ayant combattu Sassou dans l’opposition, Guy Brice Parfait Kolélas scrutant la direction du vent croit que son mentor peut changer afin qu’il puisse le soutenir. Il ne comprend toujours pas que c’est le peuple congolais qui élit le Président de la république. Pareil mépris est affligeant.

Je vois d’ici poindre le désarroi de ses partisans qui ne savent plus à quel saint se vouer tant leur champion s’est mué en un perdant. C’est la désolation des sympathisants qui déchantent de ce billard à trois bandes qui verra Sassou se succéder à lui-même. Guy Brice Parfait Kolélas retrouvera ainsi sa place au gouvernement pour son allégeance à Sassou. La comédie continue.

Son appel du pied est plus que déplorable pour tous ceux qui rêvent d’un Congo nouveau pour un avenir radieux. Pour sa gouverne, il sied au sieur Parfait Kolélas de savoir que l’on ne change pas la nature d’un prédateur. Un loup demeurera un loup et son but est de croquer l’agneau.

Cette déclaration ne nous étonne pas quand on connait la trajectoire sinueuse et plus que tortueuse du père Bernard Kolélas. Après avoir conduit à l’abattoir bon nombre de ses partisans, il rallia Sassou sans crier gare avec armes, bagages, femmes et enfants. Sa progéniture nous ressert ce plat indigeste que certains congolais n’ont pas toujours ou ont du mal à digérer.

La cohérence de la pensée et de l’action est un élément essentiel du discours politique. Vous avez souhaité dès votre jeune âge devenir Président de la république. Mais, vous avez oublié que le combat politique qui est l’essence même de votre rêve est de défendre ses idées, quitte à perdre avec panache les élections.

Dans votre cas d’espèce, même bien avant d’avoir commencé, vous faites un clin d’œil à celui qui vous a nourri, construit, et fait grandir. Votre parti, l’UDH Yuki, devient de facto un parti satellite du PCT (Parti congolais du travail). Vous avez préféré vous vautrer avant même d’avoir commencé le combat. Sassou va vous convaincre de renoncer en monnaie sonnante et trébuchante et de le laisser perpétrer le chaos politique qui sévit dans notre pays. C’est un jeu dont le peuple congolais n’est pas dupe. Les masques sont encore tombés.

Tout homme a droit à la rédemption. Mais force est de constater que votre sort devient désespéré au point de décourager toutes les bonnes volontés du monde. C’est le néant politique qui pointe à l’horizon plus qu’obscurci par vos acrobaties politiques. Même le temps n’a eu aucun impact sur vous, tant vous restez emmuré dans votre tour d’ivoire avec vos griots et courtisans.

Faire de la politique n’est pas qu’un rêve d’enfant ou un concours de beauté nécessitant une rhétorique cosmétique des incantations mystiques, annihilistes qui jusqu’alors ont toujours servi vos intérêts vis-à-vis de vos partisans. Dorénavant le roi est nu.

Encore une fois, vous venez de rater l’occasion de sortir du vide sidéral dans lequel vous vous êtes tant habitué. Qu’à cela ne tienne, peut-on faire d’un âne un cheval de course ?

La pomme empoisonnée vient de tomber à côté du pommier. C’est un mauvais moment pour la démocratie congolaise, mais un beau jour pour les combattants de la liberté qui mettent à nu les tortues à double carapace.

Après le requiem, c’est le moment de l’oraison funèbre qui ne manque pas d’être funeste, qui enterrera à jamais ce qui reste de vos idées et combat politique. Guy Brice Parfait Kolélas se positionne derrière son frère Denis Christel Sassou-Nguesso pour la succession monarchique au Congo-Brazzaville. Le bal des faux culs continue sur une musique de veillées funèbres des traîtres à notre noble cause.

Après s’être mis dévêtu tout seul point besoin de l’accabler encore plus. L’agenda caché vient de sortir et ce n’est pas pour nous surprendre. Nous n’attendions que la confirmation. C’est désormais chose faite. Ainsi, il vient lui-même de planter le dernier clou de son cercueil politique dans lequel il s’enferme à jamais jusqu’à la fin des temps.

C’est désormais aux vrais résistants de relever le défi. A ceux qui sont embastillés arbitrairement pour leurs idéaux tels que Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, qu’ils puissent trouver ici notre soutien indéfectible dans leur combat pour un Congo libéré de la dictature. Nos pensées fraternelles pour cette fin d’année malgré les conditions d’incarcération rudes qu’ils subissent. Nous compatissons.

Le Congo de demain se portera mieux sans l’UDH Yuki, car vient de se fracasser dans les rochers de la Loufoulakari un objet politique volant non identifié.

C’est Alain Peyrefitte qui écrivait : « Une grenouille, au fond d’un puits, disait que le ciel n’est pas plus grand que la margelle du puits. »

Encore une vision étroite de l’avenir du peuple congolais, une offre politique qu’il convient d’ignorer.

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Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

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