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Hugues NGOUOLONDELE ou la continuité des promesses et slogans irréalisables.

FORUM EUROPEEN DE RECRUTEMENT de la diaspora Congolaise

Hugues NGOUOLONDELE ou la continuité des promesses et slogans irréalisables

 

Par  Jean-Claude BERI

 

Jean-Claude BERI

On nous annonce tambours battants l’organisation d’un FORUM EUROPEEN DE RECRUTEMENT de la diaspora Congolaise ce Jeudi- mercredi 9- 10 Novembre 2021 à Paris. Sans vouloir jeter du discrédit sur un tel projet aux ambitions réellement promoteur, il serait nécessaire de mettre en lumière les résistances aux changements, sponsors rarement disponibles, les compétences douteuses, voir quasiment injustifiées des membres de l’équipe… Certains signes avant-coureurs sont souvent révélateurs d’un projet qui risque de finir aux oubliettes avant même qu’il ne commence.

Le choix même de l’acteur principale de l’organisation de ce projet pose un réel problème d’éthique et de capacité intellectuelle requises pour mener à bien une telle entreprise impliquant la jeunesse congolaise. Qu’a déjà fait Hugues NGOUELONDELE, Ministre de la jeunesse et des sports, de l’éducation civique, de la formation qualifiante et de l’emploi depuis qu’il a été propulsé,  par des relations complétements ubuesques avec la famille SASSOU au rang d’homme politique ?

Je tiens à faire remarquer que ce n’est pas la première initiative de ces hommes sans vision complément rompu dans la manipulation et la récupération d’une certaine essence productive pour en faire des produits asséché et vide de son essence.

On reproche souvent, à tort, que les Congolais de l’extérieur critiquent le gouvernement sans raison. Plus encore sans proposer la moindre idée de résolution des problèmes sociétaux des congolais. C’est un argument souvent brandi par les ministres du gouvernement congolais dont la défaillance et l’incompétence ne sont plus à démontrer. Nous le revendiquons haut et fort que nous ne sommes pas des congolais critiquant leur pays pour simplement nuire à l’image et à sa notoriété. Mais nous sommes bien des congolais soucieux d’apporter tant peu soit-il notre contribution, en nous servant de notre expérience, pour améliorer les conditions de vie de nos compatriotes. D’ailleurs c’est qui expliquerait que plusieurs projets émis par la diaspora soient détournés ou mal exploités disant plus galvaudés par un gouvernement simplement s’estimant, de cette manière, annihiler et discréditer les efforts de la diaspora.

L’organisation d’un FORUM EUROPEEN DE RECRUTEMENT de la diaspora Congolaise n’est pas le problème du gouvernement congolais mais bien son incompétence qui glorifie l’immoralité et la corruption au sommet de l’Etat qui discrédite toute démarche dans ce sens.

Car, par le passé beaucoup de jeunes prometteurs issus de la diaspora ont été floué par ces mêmes genre d’initiatives louables et dans le fond crédible pour le Congo.

Souvenez-vous « Rémy Kébano, un congolais ayant vécu aux Etats-Unis, avait jugé bon d’effectuer un retour au bercail pour y mettre à profit son savoir. Il peaufina alors un projet sur l’installation, des panneaux indicateurs des rues de Brazzaville et des réflecteurs de chaussée » (1), a vu son idée détourner par des opérateurs véreux à la solde du pouvoir. « Un autre congolais vivant à Orléans (France) s’est vu aussi détourné son projet sur la sensibilisation des maladies cardiovasculaires par le directeur de la santé Edokias à qui il s’était confié. » (1). Combien de médecins ayant cédé aux multiples sirènes et aux belles paroles mielleuses des officines gouvernementales ont dû se résoudre à abandonner leurs projets et regagner l’Europe complètement amers et déçus.

De même, l’association DAC, basée à Lyon, n’a pas été épargné de ce phénomène de détournement à la mode par un gouvernement en perdition. Tout en critiquant la diaspora, n’hésite pas à utiliser ses idées (Projets) en les faisant passer pour des programmes gouvernementaux. C’est le cas du projet « Interdiction des sacs plastiques » (2), le « projet de construction des toilettes publiques » (3), « Le projet l’eau potable pour tous ». (4)

S’il lui reste encore un peu d’honnêteté intellectuel, mon frère Blaise NZONZA aurait dû s’abstenir de faire l’apologie de ces grossières manipulations de la jeunesse.

Pourquoi venir chercher si loin, à près de 6000 km de Brazzaville, ce qui s’y trouve en quantité suffisante sur place. Combien de jeunes désœuvrés, sortis des facs et des écoles de métiers errent dans les rues de Brazzaville, sans aucune opération de recrutement ne leur soient proposés?

Les exemples ne manquent pas pour mettre en porte à faux ce gouvernement qui à longueur de journée s’acharne sur les congolais de l’extérieur en les qualifiant « des agitateurs en manque d’idées », « des aboyeurs sur les réseaux sociaux » Pourtant c’est sur ces mêmes agitateurs en manque d’idées que se tourne aujourd’hui Monsieur Hugues NGOUELONDELE.

La question n’est pas tant le FORUM EUROPEEN DE RECRUTEMENT de la diaspora Congolaise mais « la cohérence politique, c’est-à-dire de partir de ce qu’on a voulu faire, de ce qu’on a proposé (projets), et considérer qu’on a un devoir politique et moral de le mettre en œuvre (concrétisation) et d’en rendre compte (résultat). Mais bondir d’un discours à un discours, d’une promesse à une promesse, de slogans en slogans sans jamais penser que c’est dans le résultat qu’on crédibilise un projet n’est pas digne d’un Etat qui rassure. » JCB

Le problème de l’emploi est très mal posé ici. La diaspora n’a jamais refusé de travailler pour son pays. L’ennemi de l’emploi c’est le gouvernement qui commet des troubles et déstructure la société congolaise. « Pire, ces vaniteux utiliseront les stratagèmes les plus horribles pour se défendre : insultes, mauvaise foi, attaques personnelles… Ce genre de procédé est malsain parce qu’il coupe court à tout dialogue constructif et révèle une profonde immaturité. » Alexandra Florence in http://universe-of-attraction.blogspot.com/…/comment-bien-r…

Beaucoup de craintes ont été soulevées par les jeunes que nous avions rencontrés, pourtant désireux, de participer au forum. L’un des premiers (et le plus grand) signe avant-coureur que votre projet risque d’échouer c’est une culture interne qui est perméable a l’instabilité des affaires et au refus du changement. Les projets apportent des améliorations dans les processus internes et de nouvelles pratiques opérationnelles, souvent avec une utilisation accrue de la technologie. Or on le sait que ce gouvernement est hermétiquement fermé aux propositions de démocratisation de relations au sein de l’entreprise.

L’absence des signaux forts de changement de paradigmes suscitent beaucoup de craintes, car les futurs embauchés supposent que le résultat final entraînera des pertes d’emploi ou une perturbation majeure de leur propre monde du travail. De nombreux projets ont été sabotés en interne dès le départ à cause de ces craintes.

Ce n’est ni le lieu, ni le moment de faire un diagnostic complet sur les raisons du manque d’emploi au Congo-Brazzaville.

Ceux qui savent lire entre les lignes ont certainement perçu que Monsieur Hugues NGOUOLONDELE cherche à noyer son chien en l’accusant de la rage

En agissant de la sorte c’est notre tissu social et économique qui est en train d’être prostitué sur l’autel des appétits dévorateurs de ces « faux entrepreneurs et usurpateurs » dont le nombre des chantiers inachevés laisse dubitatif et incompréhensible les congolais. Le manque de sanction de la part du gouvernement congolais est d’autant aussi étonnant. Ce dernier étant lui-même passé maître dans l’art de détourner les projets et les fonds publics, étale une richesse insolente et usurpée ne peut sévir contre les fautes qu’il s’est fixé comme des priorités. La corruption étant un sport national au Congo dont le résultat s’observe en nombres de villas, voitures, bateaux, hôtels, boites de nuits… que les ministres exhibent à Brazzaville. Ce n’est certainement pas à eux qu’il faut réclamer l’abolition des privilèges ou une pratique exemplaire de la politique. L’on se demande d’ailleurs à quoi ils servent ? La solution viendra du courage du peuple congolais de sauver son avenir avant que le Congo ne replonge dans une crise indescriptible.

Quelle hypocrisie que celle qui consiste, à la suite de séries de défaillances et de malversations sur lesquelles le gouvernement congolais s’est rendu coupable sans ambiguïté, de jeter l’opprobre et à entretenir l’amalgame sur la diaspora qui se bat avec les moyens de bords et surtout avec courage et imagination.

Jean-Claude BERI

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