Editorial, Politique, Tribune libre

La cabale contre l’opposition est contre productive.

« Qui pense avoir raison se trompe souvent ».
Steve Lambert

Par   Jean-Claude BERI

« La volonté de se battre pour une cause commune »

Depuis un bon bout de temps, les nouveaux résistants, ceux-là même qui se terraient sous leurs lits pendant que nous subissons les affres des policiers et autres se réveillent en vociférant avec un vocabulaire d’une saillante guerrière portant des accusations fantasmagoriques sur tout le monde.

Le caractère martial, voire belliqueux, des attaques laisse plusieurs observateurs pantois confirmant ainsi l’immaturité politique de certains Congolais qui se disent de l’opposition. Nous sommes une équipe et de ce fait, nous devrions jouer ensemble. Quels que soient les griefs personnels que l’on puisse avoir les uns contre les autres, il est suicidaire de taper quotidiennement sur son propre camp. Une équipe, pour  reprendre cette métaphore sportive, c’est une attaque, une défense, un repli, une charge, une conquête du ballon, quadrillage du terrain, tir canon, armer sa frappe pour un centre en retrait, prise d’assaut du but adverse, duel aérien… Cela s’appelle de la cohésion. Nous devons privilégier cette cohésion orientée vers un même but où la prise de décision renforce la cohésion orientée vers un objectif commun, où la prise de décision commune l’emporte sur les états d’âme.

Les fidèles de YUKI pensent être investis du rôle de se venger en dénonçant la venue de Mr ZACHARIE BOWAO en France pour avoir été longuement attaqués sur le comportement fuyant et discret de KOLELAS en France. KOLELAS, traître par ici, corrompu par-là, fils adoptif de Sassou et enfin fossoyeur de la lutte contre la dictature.

Tout y passe et ce n’est pas le premier cas. MIERRASSA en a essuyé également les assauts d’une salissure immonde de la part de ces nouveaux résistants investis de la science infuse qui croient connaître tout sur tout. Doit-on les condamner ?  Non , car ce sont des questions légitimes. Il nous ressert simplement ce qu’on leur a servi auparavant, et ce, en se servant des pièges tendus par Sassou.

Les méthodes des officines du PCT sont connues, enfin pour ceux qui luttent, depuis longtemps. La délivrance de passeport diplomatique délivrée par un gouvernement qui a pris le soin de communiquer les références avant même que Mr BOWAO ait pu s’enregistrer témoigne de la malice du pouvoir pour discréditer BOWAO et rendre son séjour improductif. Ce n’est pas nouveau le PCT a toujours agit ainsi, il te tend la carotte de la main gauche et te poignarde de la main droite.

BOWAO, MOKOKO, OKOMBI, ce sont des hommes qui connaissent bien le fonctionnement des mercenaires de la politique tapis au sein du PCT. Ils feront tout pour les discréditer et  vont essayer nous faire avaler n’importe quoi.

Mr BOWAO a le droit d’avoir une vie familiale, même avec un membre influent du PCT, cela n’enlève en rien le caractère engageant de son combat pour l’éclatement de la vérité et le sursaut national. Lui rappeler ses erreurs pendant qu’il était membre du PCT et ministre de la Défense est un coup bas au-dessus de la ceinture. Nous avions tous des parcours différents tout au long de notre vie. Ce n’est pas une tracée linéaire qui suit un parcours prédéfini. C’est donc normal que des erreurs de jugements aient été commises.

Dans cette opposition où les femmes et les hommes investis d’un courage louable sont tous les jours humiliés dans leur dignité d’Hommes, personne n’est propre nous le savons tous, nous devrions avoir un peu de compassion de surtout l’humilité de s’abstenir a faire des raccourcis dommageables. Seulement, nous devrions faire attention à vouloir soulever une poussière qui drainerait les prémices d’un incendie. Car lorsqu’elle s’embrasserait même la pluie ne pourrait pas la stopper.

Il serait plus cohérent et avantageux pour les vrais résistants de se placer dans la perspective de la reconstruction et de la réconciliation. Et non dans l’optique suicidaire de tous coupables, tous chargés de crimes, tout doit être châtié et enterré, tous des traitres, des manipulateurs…..

Cette guérilla politique d’une certaine frange de la diaspora est une énième diversion pour en faire un objet de polémique important.

À ceux qui prennent un malin plaisir à comparer les situations où les BOWAO, philosophe du PCT, MOKOKO, l’officier au service de SASSOU, KOLELAS, diviseur au service de SASSOU, OKOMBI, agitateur politique au service de Sassou, Marc MAPINGOU, le communicant de LISSOUBA, MBAOU le guerrier tribal  de LISSOUBA doivent s’arrêter un moment et interroger leur conscience. Nous sommes en train d’affaiblir notre propre camp. Ceux que vous attaquez avec une férocité inouïe sont loin en bas d’échelle  en comparaison de la dangerosité animale que représente SASSOU NGUESSO.

J’en appelle à cette diaspora « égarée » que c’est une obligation, un impératif et une nécessité de fixer l’objectif prioritaire qui est Sassou  si nous voulons demain gagner les différentes épreuves.

Notre diaspora ne gagnera pas si elle est divisée. Elle ne remportera de victoire que si elle sait taire certaines différences de sensibilité pour se retrouver sur l’essentiel.

Nous ne nous tournerons vers personne. Ce n’est pas la question. Nous ne sommes pas les marches-pieds d’une ambition personnelle. Il ne s’agit pas de faire la courte échelle à tel ou tel candidat ou candidate. Ou encore à une telle chapelle au détriment d’une telle autre.

Il s’agit simplement de dire qu’il faut se battre ensemble. Cela doit peut-être d’ailleurs se faire largement en dehors des partis politiques. Nous ne militons pas pour un programme commun sinon celui de la restauration de la démocratie.

Nous nous battons pour une alternative dont certains des points forts de convergence, notamment la politique discriminatoire, la fin de la dictature, l’hégémonie d’un clan, la politique des privilèges, la justice sociale, et les droits de l’homme, la défense de l’identité et une conception du Congo-Brazzaville sont si proche de nos aspirations les plus profondes. Mais tout cela ne fait pas le programme de tel ou tel candidat.

Ma liberté passe par une distance avec les partis politiques. Je ne m’oppose pas aux partis politiques. Nous ne concevons pas tout à Lyon, et je crois dans d’autres villes comme Dolisie, Owando, Boko, Pointe-Noire, Ewo, Makoua, Lékana…ses populations ne se  réduisent à un cartel de partis.

La démarche est bien plus ample que cela. La question est de savoir comment sortir le Congo du génocide économique et social si nous perdons notre temps à refaire le monde en s’attardant sur les questions subsidiaires qui n’ont que peu d’incidence sur le quotidien des congolais.

Pour cela répondant juste à ces questions pour déterminer le degré d’implication dans ce combat:

  • Qui a détourné plus de 14.000 milles milliards de fr CFA des générations futures ?
    • Qui prive nos étudiants de bourses et d’un enseignement apaisé ?
    • Qui massacre nos jeunes enfants dans des commissariats ?
    • Qui bombarde une autre région du Congo exacerbant ainsi la division ?
    • Qui prive nos retraités de leurs droits de pensions ?
    • Qui emprisonne les opposants et réduit au silence les médias, les journalistes ?
    • Qui corrompt les jeunes au profit d’une politique sectaire ? …..

Si un seul d’entre vous peut m’apporter la preuve que Marc MAPINGOU, KOLELAS, BOWAO, Guy MAFIMBA,  DZON, MUNARI, MARION MADZIMBA, MOKOKO, OKOMBI, RAPHAEL GOMA, OUABARI MARIOTTI, KOUKEBENEMBAOU  …. Sont les coupables de cette situation dramatique que nous vivons aujourd’hui?

Arrêtons de se faire avoir  aux sirènes de la manipulation et de la diversion politique.

Jean-Claude BERI

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