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LA CRISE D’IDENTITÉ DE LA COMMUNAUTÉ CONGOLAISE EN FRANCE.

LA CRISE D’IDENTITÉ DE LA COMMUNAUTÉ CONGOLAISE EN FRANCE.

Par  Fernand Mathias Ndalla

Fernand Mathias  NDALLA

Peut-on parler en France d’une communauté congolaise ayant le même but et poursuivant le même objectif ? Selon le Nouveau Petit Robert la Communauté :  » C’est un groupe social dont les membres vivent ensemble, ou ont des biens, des intérêts communs.  » Attachons nous à cet ensemble des mots :  » ont des intérêts communs.  » Une recherche de son propre avantage sur chaque chose tenant lieu d’un engagement. Soit une somme qui rémunère un créancier pour l’usage de son argent par un débiteur pendant une période déterminée.

Selon le Nouveau Petit Robert donc la part que tout un chacun perçoit dans une transaction financière. Un état d’esprit qui prend part à ce qu’il trouve digne d’attention, à ce qu’il juge important. Oui un certain nombre de personnes ont trouvé pour intérêt de mettre au devant ce qui est important pour eux, et non ce qui est important pour la Communauté. Car chacun y va plaider chez les Vassaux du Dictateur leur positionnement personnel dans des nominations futures pour trahison au principe de Solidarité pour résoudre leur propre confort. C’est une Crise qui apparaît au devant d’une communauté congolaise qui ne savait pas quoi faire à l’Avenir. Et cette Crise qui apparaît en France auprès d’un nombre donné de personnes montre que les gens ne savaient pas dans quel chemin ils s’engageaient. Oui, cette Crise qui apparaît dont le Nouveau Petit Robert définit comme :  » Moment d’une maladie caractérisée par un changement subit et généralement décisif, en bien ou en mal. Phase grave dans l’évolution des choses, des évènements, des idées.  » Ce changement brusque d’idées pour certaines personnes est-il un revirement dans le chemin sinueux qu’ils avaient adoptés d’une façon sûre ? Car certains sont emportés par une vague dont ils ne mesurent pas l’importance ? Car tout chemin emprunté comporte un risque pour celui qui entreprend s’y engager. Il doit mesurer le temps de la Grande Marche qui est celle de l’Initiation à la lutte des Idées. Il faut une préparation à son engagement, mettre de la détermination, car l’enthousiasme du début s’estompera au fur et à mesure que la difficulté apparaîtra sur le chemin et l’abandon sera la première porte à choisir pour la Désertion qui est le moment donné où l’on quitte la lutte et les Camarades de Combat.
1 – LA DÉSERTION DANS UNE LUTTE POLITIQUE À PARIS N’EST PAS LE PREMIER PRÉCÉDENT, IL Y A EU D’AUTRES AVANT.
Il ne faut pas s’étonner, que des gens quittent le Navire de la lutte à chaque destination. Il y a eu les Aimé Matsika, Bakouma et autres qui avaient ralliés Denis Sassou Nguesso avant la Conférence Nationale Souveraine de 1991 et d’autres suivirent après. En 1997, une vague nouvelle vint en France après avoir perdue la guerre civile du 5 Juin 1997. Mais en 2001, certains partirent pour le dialogue organisé par Denis Sassou Nguesso. Dans le lot, il y avait beaucoup d’anciens de l’UPADS comme les Claudine Munari, Augustin Poignet, André Milongo, et d’autres dont les congolais et congolaises connaissent les noms. Et en 2005, le gros poisson de Bernard Kolélas avait pour sa part rejoint le régime de Denis Sassou Nguesso. C’est un vieux problème que notre humanité continue à gérer pour certains qui quittent le Navire à chaque mis à quai du bateau. On ne vient pas à la lutte pour le hasard des circonstances. Mais l’on vient par Conviction, par la Connaissance de la chose qu’on veut combattre. La foi est le moteur conducteur de la lutte. Les idées doivent se fortifier dans le temps et devenir Adulte. Dans ce long chemin, les Principes et les Valeurs doivent s’asseoir sur une fondation solide qu’est le Roc et non sur du Sable. L’impression qu’on a et même la conviction montre que pour certains individus la liberté qu’ils disposent en France doit servir à la promotion d’un Dictateur qui bafoue à l’Intérieur la même liberté qu’une partie de la diaspora ou une infime partie de la diaspora fourvoie contre la Raison. Les retournements de position envers le dictateur de la part de certains individus montre la faiblesse mentale qu’ils ont à être autonomes et restés solides dans leur position. Beaucoup de congolais tant de l’intérieur et de l’extérieur agissent de la même façon. Faire les louanges du dictateur en France est une injure publique à l’égard du Peuple Congolais. Se rallier au dictateur montre que cette infime minorité et ces individus n’ont rien dans leur conscience. Ceux qui se rallient au dictateur en France sont aussi des dictateurs comme le dictateur lui même.
2 – LES CAMPS SÉPARÉS DE LA CONSCIENCE POLITIQUE EN FRANCE.
Nous parlons de la grande Césure politique dans la diaspora. Du camp des honnêtes et celui des malhonnêtes qui courent vers les titres, les honneurs et l’argent, mais dans les têtes sont vides de toutes consciences solides. Ce monde de la trahison ayant fait allégeance à Denis Sassou Nguesso ne peut trouver de la considération auprès du Peuple Congolais en souffrances. Peuple congolais trahit de l’Intérieur par des prétendus opposants en papiers en mal d’être. Le mal d’être d’une infime partie de la diaspora montre sa mauvaise formation politique. Désormais la Césure politique y est entre les honnêtes gens et les malhonnêtes gens. Une nouvelle page se tourne à Paris maintenant.

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