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L’armée « oyonienne » sombre de jour en jour dans le chaos.

L’armée « oyonienne » sombre de jour en jour dans le chaos..

 

Par  Jean-Claude BERI

Jean-Claude BERI

« Notre armée les FAC  sombrent de jour en jour dans le chaos, l’anarchie, l’affairisme et l’insécurité par la faute des hommes chargés de sa destinée » a déclaré un officier des Fac qui garde l’anonymat. Depuis le retour sanglant au pouvoir du Général d’armée Denis SASSOU NGUESSO, le quotidien des FAC, les forces armées Congolaises, est celui d’une longue descente aux enfers.

L’armée « oyonienne » de SASSOU pompeusement appelé armée est régulièrement humiliée par les attaques sanglantes causées par des incursions intempestives des soldats angolais. Une énième violation du territoire congolais a été observée ce lundi 13 mai 2022, dans le district de Tchiamba-Nzassi. L’armée avant de se retirer aurait tuer trois congolais au village Tandou-Mboma à la frontière avec le Cabinda.

En Octobre 2013 un incident similaire s’est produit à KIMONGO ayant entrainé la capture de la vingtaine de soldats congolais présents au poste avancé. Le bataillon de militaires angolais pénètre en territoire congolais, par le biais de l’enclave de Cabinda et n’a eu aucun mal à imposer sa loi sur le territoire congolais. Pire encore le commandant Christian Loubaki, natif de la région envoyée pour négocier un compromis est aussitôt arrêté. Les militaires angolais prennent en otages non seulement le commandant Loubaki et ses 46 hommes, mais se déploient avec leurs engins blindés dans les localités de KimongoPanguiIloupagaYanza et Ngandambinda.

C’est à se demander où est passé l’armée de SASSOU qui déploie sa toute-puissance tous les 15 aout. Une armée apte à semer la désolation dans le pool en déployant des hélicoptères de combat contre des civils désarmés. Mais lorsque que le territoire national est violé les forces armées Congolais devenues forces armées des Nguesso détournent la tête.

Y a-t-il encore une vraie armée congolaise ? 23 ans après son coup d’état , le Congo semble inexorablement sombrer dans le chaos. Les FAC ont essuyé maintes revers de taille, comme un symbole patent de leur échec devant les violations  territoriales par l’armée angolaise

L’insécurité atteint des proportions alarmantes dans tout le sud-ouest pays. Aucune région du sud n’est épargnée. L’arrogance et l’audace des agresseurs (Angolais) ne semblent plus avoir de limites. Les quelques fidèles soldats républicains des forces armées républicaines et de sécurité sont soumises à une énorme pression dans de nombreuses régions. Dépouillée en logistique, décapitée par une hiérarchie ethnique qui privilégie d’autres priorité que la défense nationale, les FAC demeure impuissante. Mais pourquoi ?

Parce qu’au Congo de SASSOU tout est faux, les militaires qui entrent dans les académies militaires le sont souvent par cooptation ou avec des faux diplômes de baccalauréats scannés. Formés par des militaires fortement « ethnisés » qui leur apprennent à défendre le pouvoir et non le territoire. Il suffit de vérifier la liste des jeunes recrues envoyées à l’étranger, beaucoup reviennent sans obtenir les diplômes requis. SASSOU a mis en place une armée qui conçoit l’humiliation comme un acte valorisant, une armée qui cultive le vice de ségrégation. Comment peut-on concevoir que la garde présidentielle se substitue à l’armée nationale ? C’est elle qui détient, les munitions, l’artillerie lourde… Les autres se passent pour des pantins, ils ne sont soldats que de nom. Notre peuple est inquiet. C’est le moment choisi par le gouvernement de la République, pour nommer encore des généraux postiches qui préfèrent aller honorer le mariage des SOUDAN et laisser le général mafieux Jean Ollessongo Ondaye (membre influent de la famille présidentielle, donc intouchable) entraîne le pays dans la boue par ses agissements peu orthodoxes.

Un paysage de mort et de désolation laissé par les soldats angolais. Des cadavres de trois civils jonchant à terre, des indices innombrables qui démontrent l’existence d’une mission punitive. Le silence coupable de SASSOU et ses généraux en dirent long. Effigie piétinée, nation humiliée, patrie bafouée, Ça ressemble à un recouvreur qui vient réclamer son dû.

« Les FAC sont de plus affaiblis que jamais », estime un colonel à la retraite.  SASSOU et la DGSP  ont voulu jouer le rôle de l’armée , en se portant garant du pouvoir. Mais ils n’en ont ni l’étoffe ni les moyens, Elle ( DGSP)  n’a jamais été conçu pour défendre le territoire congolais, et se heurte désormais aux aspirations d’une vraie armée. De l’aveu de beaucoup de congolais, le DGSP n’a jamais rompu avec l’ère du monopartisme. Formée d’anciens apparatchiks de l’ex-régime sassou 1, en décalage complet avec les aspirations de la nouvelle armée, l’institution pèche par un mode de gouvernance opaque, toujours basé sur le clientélisme de ses cadres. Ces derniers se réunissent dans des « lieux secrets » pour statuer sur l’avenir du pays.

Notre armée n’est ni faible ni mal formée, seulement, elle est amputée d’une hiérarchie militaire avec une conscience républicaine. Une armée dite nationale et républicaine doit être reconstituée, composée à ratio égal des forces armées congolaises, des ressortissants de toutes les régions et accorder la retraite à certains officiers.

Il faut que la marche en avant pour stopper le faux soit lancée. Au Congo, on trouve des médecins, infirmiers avec des faux diplômes, des inspecteurs de douanes avec de faux diplômes, surtout dans la fonction publique qui regorge le nombre élevé de faux. Pire encore cela s’étend dans l’armée nationale ou la plupart des enfants des dignitaires sont dans l’armée, ce n’est pas le fait qu’ils soient enfants de dignitaires, mais de prouver leur capacité à être soldat de la république.

Les hiérarchies militaires congolaises, prennent-elles la juste mesure des risques de délitement du pays ? Le gouvernement est aux abonnés absents. Les gesticulations médiatiques sur fond de diplomatie à la « oyoniene » ne changeront rien à cette réalité.

Nous invitons le peuple congolais à la vigilance à s’organiser de toute urgence aux villégiatures gouvernementales afin de rassembler et de mobiliser la Nation tout entière contre les incursions angolaises. Que le peuple ouvre les yeux et dénoncer les dépenses de prestige, aux gabegies, au pillage des ressources et aux excès en tous genres afin de doter les forces armées et de sécurité de moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions sacrées de défense du peuple et du pays.

 

Jean-Claude BERI

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