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Le Conseil National de sécurité (CNS) et la Centrale d’Information et de la Documentation (CID anciennement DGST) seraient supplantés par les « services de renseignement » à la solde de Denis Christel SASSOU NGUESSO.

Le Conseil National de sécurité (CNS) et la Centrale d’Information et de la Documentation (CID anciennement DGST) seraient supplantés par les « services de renseignement  » à la solde de Denis Christel SASSOU NGUESSO.

 

Par  Jean-Claude BERI

Jean-Claude BERI

La vague des coups d’Etat en Afrique de l’ouest plonge certains pays de la région centrale dans une fébrilité inquiétante. Les pays dont on jurait être dirigé de main de maitre par des hommes de poigne, des sanguinaires froids, des monstres sans cœurs, se retrouvent aujourd’hui en proie à des fissures sécuritaires. A en croire, la sécurité dans ces pays ne se reposait que des hommes de pailles facilement manipulables, achetables surtout changeant selon la direction du vent. C’est le cas du Congo-Brazzaville.  

Il a suffi de la nomination de quelques généraux de pacotille en faveur de Denis Christel SASSOU NGUESSO pour voir que la fameuse cohésion des services de renseignements n’était qu’une illusion qui se reposait sur les intérêts égoïstes et mesquins.

Pour le congolais avertis, comme l’est la plupart des congolais issus de ma génération, on dira que la main noire de SASSOU ne serait pas loin. SASSOU aime bien semer la zizanie et observer ensuite le sens du vent pour sanctionner après enfin de clarifier sa position.

Lorsque le patron de la CNS donne des directives sécuritaires pour renforcer la surveillance et le contrôle autour de la présidence à Serge OBOA. Ce dernier le prend de haut et applique que partiellement cette directive. Il prétend que la sécurité du président c’est son ressort. Pourtant ce n’est qu’un énième couac. JDO savait bien ce qui se tramait depuis des mois. Sauf si celui-ci aurait perdu totalement la main. Car cette nouvelle équipe qui commence à prendre ses marques ne sort pas de nulle part. Ce sont pour la plupart les hommes qui ont travaillé avec le général NIANGA MBOUALA, comme le nouveau général Gervais AKOUANGUE qui fut à l’époque chef d’état-major de la GR prenait ses ordres auprès de JDO.

Pourquoi cela n’était pas perçu comme un dysfonctionnement ? Simplement parce que ses hommes ont été retourné (avec la bénédiction, de SASSOU) pour n’obéir que , si cela rentre dans les directives qu’ils se sont fixés en accord avec le plan concocté pour amener,  à  Denis Christel SASSOU NGUESSO pour  la magistrature suprême en 2026. Or dans tout ça, rien n’est officiel tout se fait aux forceps selon le voyoutisme légendaire de SASSOU.  

Depuis 2016, les hommes de Denis Christel SASSOU NGUESSSO mènent une guerre secrète sans merci pour éliminer de l’État envahissant les services secrets de son père qui continuent de constituer une menace, même après probablement la chute de son père. Une politique de « neutralisation » assumée par le président SASSOU et appliquée discrètement pendant que son père peut encore compter sur ses alliés français.

JDO est en train d’apprendre à ses dépend que SASSOU n’a pas véritablement d’amis. Ses seuls amis sont ses ambitions seules et ses choix seuls à respecter. Il veut imposer son fils cela doit être compris et accepter par tous comme tel.

Philippe OBARA a subi presque cette même humiliation lorsque que deux colonels de la CID ont décidé de convoquer OKOI sans passer par le patron de la CID. Ce dernier a vite appelé JDO pour se plaindre. Seulement cela n’a eu comme effet qu’un rappela l’ordre de SASSOU.

Lui-même OKOI a traversé de forts moments de turbulence à cause de la volonté de Denis Christel SASSOU NGUESSO à vouloir vit fait mette ses homes en place à des postes stratégiques.  

Vous remarquerez que tous ces postes ont été doublés par des homes de DCSN. Le général NDENGUET est menacé d’être remplacé par le Général OBAMI-ITOU fils, le général Philippe OBARA par le général   Jean Pierre OKIBA et le nouveau chef d’état-major serait le général Serge OBOA et enfin le ministre de la défense c’est le général Fortuné NIAKEKELE qui serait pressenti.

JDO se serait donc vu dépouillé de tout et donc à la merci de tout c’est à dire ses yeux OBARA, ses bars JF NDENGUET, sa force de persuasion Blanchard OKOI.

Pour l’heure cette équipe de traites interne et de généraux en carton a fait marche arrière. Le temps que SASSOU trouve la bonne parade pour disqualifier tout ce beau monde et ouvrir la voie à son fils.

Seulement les militaires ne sont pas les seuls obstacles au projet des SASSOU père et fils.  Le président du Senat Pierre NGOLO n’a pas dit non plus son dernier mot.

Le clan SASSOU mène des guerres secrètes de plus en plus violentes sans que l’opinion en ait conscience mais qui le place pourtant en première ligne. Nous sommes pris dans cette spirale de violence pour la conservation du pouvoir au sein d’un même clan. Un certain nombre d’actions qui nous visent sont des réponses à des choses que nous avons pu faire. Nous sommes engagés dans des engrenages où la violence répond à la violence.

On se retrouve avec un clan qui se canarde mutuellement mettant l’avenir de tout un pays en péril. Le Congo est un état qui, à ma connaissance, ne respecte pas de cadre juridique pour le renseignement. Regardez comment le Colonel TSOUROU a été tué. Comment le général MOKOKO et l’ancien ministre OKOMBI SALISSA ont été incarcérés. On se situe au croisement de questions morales, éthiques, politiques pour aboutir dans une jungle juridique. Est-il fondé de tuer quelqu’un pour ses opinions ?

SASSOU aurait-il la sagesse d’arrêter à temps la spirale de convoitise et la frénésie du pouvoir des uns et des autres pour privilégier l’intérêt national ? Difficile à dire car SASSOU est comme un serpent qui se mord lui-même la queue. SASSOU toujours doit assumer ses décisions. Il n’a jamais probablement pas été en harmonie avec ce qu’il fait tout au long de ma carrière politique. Entre trahison et poignarde dans le dos, aujourd’hui la patate doit être très chaude. Le rendez-vous est d’une haute sensibilité politique car il marque une étape dans le chemin qui mène al a présidentielle de 2026. SASSOU sait que son fils est en pleine lutte des factions pour garantir son ascension au pouvoir Cette lutte est la continuation d’une lutte anti-alternance lancée en 1998 et qui s’est transformée en purge sans fin contre toutes critiques ou voix discordante. Où en est le jeu de chaises musicales claniques au sommet du pouvoir de sassou en vue de 2022 ? Même le choix entre Edgar et Christel semble être fait pour SASSOU, il reste quand-même l’épine JDO qui manifestement  risque de poser problème.

Tout de même ceci reste un différend interne qui ne changera rien au système que nous combattions. Le PCT entre en ce moment dans une période tumultueuse. Interpréter ce qui se passe à l’intérieur demeure une tâche compliquée. On ne voit pas bien qui pourra remplacer SASSOU sans en éclabousser les autres tendances.  En  tout cas observons la bataille ne fait que commencer.

 

Jean-Claude BERI

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