DIASPORA, Economie

Le contexte économique et le climat des affaires au Congo incitent ils les investisseurs d’investir ?

Verlin Richard BEKA BEKA

Par     VERLIN RICHARD BEKA BEKA

Si les congolais ont une histoire à raconter à leurs enfants, celle-ci pourrait commencer ainsi :

Mes enfants, laissez moi vous dire qu’en 2014 et plus précisément mi-2014, le Congo , notre beau pays a été SURPRIS par la chute brutale des prix du pétrole.

Pourquoi surpris me diriez vous ?

Tout simplement personne au gouvernement avait pris au sérieux les divers rapports qui recommandaient la nécessité de diversifier l’économie.

Et, rien ne fut fait dans ce domaine , laissant ainsi dépendre toute l’économie nationale sur la rente pétrolière.

Cette surprise , mine de rien , a eu une double conséquence :

1- Crise économique
2- Crise financière

C’est quoi donc la crise économique me demanderiez vous?

Pour vous qui êtes encore enfants, je vous dirais simplement qu’une crise économique pour un pays c’est comme une maladie pour une personne.

Et, le médecin va détecter cette maladie à travers les symptômes qui se manifestent sur la personne malade.

Quand un pays souffre d’une crise économique, ce pays présente des symptômes d’un ralentissement de l’activité économique qui entraîne la hausse du chômage.

Selon la Caisse nationale de Sécurité sociale CNSS, 189 entreprises étrangères ont été mises en situation d’abandon en 2018, provoquant un manque à gagner de 10 milliards de FCFA.

C’est quoi la crise financière ?

C’est différent de la crise économique. La crise financière c’est quand les  » actifs financiers  » perdent une grande part de leur valeur nominale.

C’est un peu du charabia financier tout ça.

Pour dire autrement un actif financier est un contrat négociable de financement qu’un pays pétrolier signe par exemple avec un négociant pétrolier ou avec un autre pays.

Alors si le prix de pétrole ( l’actif financier) baisse, pour rembourser la contrepartie il faut produire plus , donc en donner plus encore au point de manquer vous même des revenus pour supporter vos propres dépenses publiques d’où la nécessité de Renogocier le contrat .

Mais le plus grave quand un actif financier perd de sa valeur nominale, c’est que cela impacte vos réserves de change ( surtout si vous êtes obligé en plus de déposer 50% de vos réserves au trésor public d’un autre pays) et donc votre BALANCE DE PAIEMENTS.

Et, c’est là que l’appel au FMI devient indispensable.

Et, pour le Congo cet appel au FMI a pris deux ans pour être entendu en signant le 11 juillet 2019 avec le FMI un programme économique et financier dans le cadre d’une Facilité élargie de crédit.

Comment sortir de la crise économique et financière ?

C’est possible, chers enfants.

À condition de mettre en place des réformes économiques et financières permettant deux résultats :

1- Viabiliser la dette publique insoutenable

2- Rééquilibrer les finances publiques.

La compétence , chers enfants ne s’observent que par les RÉSULTATS.

Donc en l’absence des résultats , que diriez vous? ( Répondez au fond de vous sans le dire)

En effet, la dette publique reste insoutenable et les finances publiques restent déséquilibrées ce qui rendent difficile les investissements publics et in fine les investissements directs des étrangers ,voire les investissements des diasporas.

Or, sans les investissements pas de diversification économique, pas de promotion du secteur privé.

Et, il suffit de lire les budgets 2018, 2019 et le projet de loi de Budget 2020 pour se rendre compte de la pression fiscale des pouvoirs publics sur le secteur privé.

La loi de finances 2018 était contraignante avec le recadrage des pratiques non conformes à la législation fiscale et douanière et la loi de Finances 2019 a été encore plus contraignante que celle de 2018 et l’on verra à la fin de son exécution si l’Etat à recouvrer plus de recettes budgétaires.

Tout indique que la loi de finances 2020 serait encore et encore très contraignante pour le secteur privé qui souffre déjà d’un climat des affaires dégradé notamment à cause des pratiques administratives, fiscales, douanières abusives de l’administration publique et face à un appareil judiciaire faible, tout ceci n’encourage pas les « Diasporas » à rentrer au bercail pour investir ou tout autre investisseur.

La seule façon de redonner confiance aux investisseurs serait que le gouvernement congolais mette en œuvre les réformes en matière de gouvernance et de transparence.

La bonne gouvernance, c’est Maintenant

 

VERLIN RICHARD BEKA BEKA

 

Un commentaire

  1. Pour avoir une bonne analyse de l’économie d’un pays , encore faut il disposer des données statisques fiables en la matière .
    Toutes prétentions sur ce sujet , me parait erroné , car SASSOU cache ses cadavres dans lesplacards de la république .

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